Un plongeur a trouvé la mort ce samedi 6 juin au large de la côte ouest de l’Australie, victime d’une attaque de requin de près de 4,5 mètres, selon Libération. L’homme, qui pratiquait la chasse sous-marine, a été surpris par le squale au sud-est de Perth, en plein milieu de la matinée. Cet incident porte à quatre le nombre de décès liés aux requins en Australie depuis le début de l’année 2026, un chiffre qui interroge les autorités locales sur l’efficacité des mesures de prévention mises en place.

Ce qu’il faut retenir

  • Un chasseur sous-marin de 4,5 mètres a tué un homme ce samedi 6 juin au sud-est de Perth.
  • L’attaque porte à quatre le nombre d’attaques mortelles par requin en Australie depuis janvier 2026.
  • Le drame survient à peine deux semaines après un autre accident mortel similaire dans le pays.
  • Les autorités locales n’ont pas encore réagi officiellement à cet événement.

Une attaque brutale en pleine zone côtière fréquentée

Le drame s’est produit vers 10h30, heure locale, à environ 10 kilomètres au large de Rockingham, une station balnéaire située au sud-est de Perth. Le chasseur sous-marin, dont l’identité n’a pas encore été révélée par les autorités, évoluait dans des eaux peu profondes, un secteur habituellement fréquenté par les pratiquants de pêche sportive. Selon des témoins cités par Libération, le requin a surgi brusquement avant de s’attaquer à la victime, provoquant une réaction immédiate des autres plongeurs présents sur les lieux. Les secours, alertés dans les minutes qui ont suivi, sont parvenus sur place en moins d’un quart d’heure, mais n’ont pu que constater le décès.

Les autorités maritimes de l’État d’Australie-Occidentale ont confirmé l’incident sans fournir de détails supplémentaires, se contentant d’indiquer que des investigations étaient en cours pour déterminer les circonstances exactes de l’attaque. Libération souligne que ce secteur, bien que réputé pour ses eaux turquoise et sa faune marine diversifiée, n’est pas considéré comme une zone à haut risque de présence de grands squales.

Un bilan inquiétant pour 2026 en Australie

Avec ce quatrième décès, l’Australie enregistre un bilan déjà alarmant pour l’année 2026, alors que les autorités sanitaires et environnementales tentent de concilier sécurité des baigneurs et préservation des espèces marines. Depuis le début de l’année, trois autres attaques mortelles ont été recensées, dont deux en Nouvelle-Galles du Sud et une dans le Queensland. Libération rappelle que l’Australie est régulièrement confrontée à des conflits entre activités humaines et prédateurs marins, notamment dans les régions où la pêche et le tourisme côtier sont développés.

Les experts en faune marine s’interrogent sur les raisons de cette augmentation des attaques. Certains évoquent des changements dans les courants marins ou une modification des comportements de migration des requins, tandis que d’autres pointent du doigt la pression exercée par les activités humaines sur les écosystèmes côtiers. Le gouvernement australien avait déjà annoncé en 2025 le renforcement des dispositifs de surveillance, incluant des drones et des systèmes d’alerte précoce, mais leur efficacité reste à prouver.

Des mesures de prévention toujours en débat

Face à la récurrence des attaques, les autorités locales pourraient être amenées à revoir leurs protocoles de sécurité. Actuellement, plusieurs États australiens, dont celui d’Australie-Occidentale, ont mis en place des filets anti-requins ou des systèmes de détection acoustique autour des plages les plus fréquentées. Pourtant, ces dispositifs ne couvrent pas l’ensemble des zones maritimes, laissant de larges espaces exposés. Libération note que les pêcheurs et plongeurs professionnels appellent régulièrement à une meilleure information des usagers des zones côtières, notamment sur les périodes de présence accrue de grands requins.

Pour l’heure, aucune décision officielle n’a été annoncée concernant d’éventuels renforcements des mesures de protection dans la région de Perth. Les associations de protection des océans, de leur côté, plaident pour une approche moins réactive et davantage centrée sur la cohabitation avec les requins, plutôt que sur leur éradication ou leur confinement.

Et maintenant ?

Les résultats des autopsies et des enquêtes menées par les services spécialisés de l’État d’Australie-Occidentale pourraient apporter des éclairages sur les circonstances précises de cette attaque. Une réunion d’urgence des responsables locaux en charge de la sécurité maritime est attendue d’ici la fin de la semaine pour évaluer l’opportunité de renforcer les mesures existantes. Par ailleurs, les associations de défense de l’environnement marin pourraient relancer leur campagne pour une meilleure éducation des usagers des eaux côtières, afin de limiter les risques d’interactions dangereuses.

Ce drame rappelle une fois de plus la nécessité d’un équilibre entre préservation des espèces et sécurité des populations, un défi que l’Australie devra relever dans les mois à venir.