Alors que le Sénat américain examine actuellement le CLARITY Act, un projet de loi visant à encadrer le marché des cryptomonnaies, un nouveau texte législatif a été déposé pour créer une agence fédérale dédiée à la lutte contre la corruption. Selon Cryptoast, cette initiative, portée par le sénateur démocrate Chuck Schumer, vise notamment à surveiller les revenus issus des activités crypto de Donald Trump, dont les gains estimés à 1,4 milliard de dollars en 2025 ont récemment attiré l’attention.
Ce qu'il faut retenir
- Le sénateur Chuck Schumer a présenté le 1er août 2026 un projet de loi visant à créer une agence anti-corruption fédérale, en réponse aux revenus crypto de Donald Trump.
- Le texte, appelé Anti-Corruption Bureau Creation Act, propose de fusionner plusieurs entités existantes (FEC, OGE, OSC) pour centraliser la surveillance de l’éthique au niveau fédéral.
- Donald Trump a déclaré des revenus crypto d’environ 1,4 milliard de dollars en 2025, principalement via son memecoin Official Trump (TRUMP) et l’entreprise World Liberty Financial.
- Le projet intervient alors que le CLARITY Act, adopté par la Chambre des représentants en juillet 2025, est en discussion au Sénat et suscite des débats sur les conflits d’intérêts du président.
- Les membres de la famille Trump détiennent des participations significatives dans des structures liées aux cryptomonnaies, comme DT Marks Defi LLC (30%) ou WLF Holdco LLC (38,25%).
Un texte législatif en réponse aux revenus crypto du président américain
Le sénateur démocrate Chuck Schumer, leader de la majorité au Sénat, a présenté jeudi 1er août 2026 une proposition de loi visant à créer une nouvelle agence fédérale dédiée à la lutte contre la corruption. Baptisée Anti-Corruption Bureau Creation Act, cette initiative s’inscrit dans un contexte où les revenus crypto de Donald Trump sont au cœur des débats politiques. Comme le rapporte Cryptoast, le texte vise explicitement à « examiner les diverses et extrêmement lucratives entreprises cryptographiques » du président, dont les gains estimés à 1,4 milliard de dollars en 2025 ont été révélés dans sa déclaration de patrimoine publiée fin juin.
Cette déclaration, analysée par des élus démocrates comme la sénatrice Elizabeth Warren, met en lumière des participations familiales importantes dans des structures crypto. Par exemple, les Trump détiennent 30% de DT Marks Defi LLC, incluant des comptes Coinbase valorisés à plus de 100 millions de dollars, ainsi que 38,25% de WLF Holdco LLC, l’entité gestionnaire de World Liberty Financial, une entreprise spécialisée dans les services financiers liés aux cryptomonnaies.
Une fusion des organismes de contrôle pour renforcer l’éthique publique
Le projet de loi proposé par Chuck Schumer ne se limite pas à une simple surveillance accrue. Il prévoit de regrouper sous une même entité la Commission électorale fédérale (FEC), le Bureau de l’éthique gouvernementale (OGE) et le Bureau du conseiller spécial (OSC). L’objectif est de centraliser la lutte contre les conflits d’intérêts et les pratiques corruptrices, un enjeu devenu central avec l’essor des actifs numériques. « La création de cette agence permettrait de mieux encadrer les activités financières des responsables publics, notamment lorsque celles-ci impliquent des secteurs aussi opaques que les cryptomonnaies », a déclaré Chuck Schumer lors d’une conférence de presse.
Cette initiative s’ajoute aux critiques formulées à l’encontre de Donald Trump, accusé par l’opposition de profiter de sa fonction pour favoriser ses intérêts privés. En effet, le président américain a été pointé du doigt pour avoir contribué à l’adoption de règles plus souples pour le secteur crypto, notamment via son influence sur le CLARITY Act, un texte en discussion au Congrès depuis juillet 2025.
Le CLARITY Act, un texte controversé qui cristallise les tensions
Le CLARITY Act, adopté par la Chambre des représentants en juillet 2025, vise à structurer le marché des cryptomonnaies aux États-Unis. Bien que la Maison-Blanche ait accepté certaines mesures éthiques dans ce texte, de nombreux élus démocrates estiment qu’elles restent insuffisantes pour prévenir les conflits d’intérêts, en particulier ceux liés aux activités crypto de Donald Trump. « Le compromis proposé dans le CLARITY Act ne suffit pas à garantir une transparence totale », a souligné Chuck Schumer. Le PDG de Coinbase, Brian Armstrong, a quant à lui estimé mercredi 31 juillet 2026 que le texte était désormais « à un mètre de la ligne de but », évoquant une adoption imminente.
Pourtant, la proposition d’agence anti-corruption relance le débat sur les initiatives crypto du président. Les élus démocrates, dont Elizabeth Warren, multiplient les appels à un encadrement plus strict, craignant que les revenus crypto de Trump ne créent des distorsions de concurrence ou des avantages indus. « Il est essentiel de séparer clairement les intérêts publics des intérêts privés, surtout lorsque ceux-ci reposent sur des actifs aussi volatils que les cryptomonnaies », a rappelé la sénatrice dans une tribune publiée début août.
Des participations familiales qui soulèvent des questions
Les révélations concernant les participations de la famille Trump dans des structures crypto ont alimenté les critiques. Selon les documents cités par Cryptoast, les Trump détiennent une part majoritaire dans DT Marks Defi LLC, une entreprise spécialisée dans la finance décentralisée, ainsi que dans WLF Holdco LLC, la société mère de World Liberty Financial. Cette dernière propose notamment des services de trading et d’investissement en cryptomonnaies, des activités qui pourraient entrer en conflit avec les fonctions officielles de Donald Trump.
Les démocrates pointent également du doigt la gestion des comptes Coinbase associés à ces structures. Avec une valorisation dépassant 100 millions de dollars, ces actifs posent question quant à leur origine et à leur lien éventuel avec des décisions politiques favorables au secteur crypto. « Ces montants sont bien trop élevés pour ne pas interroger sur leur légitimité », a commenté un porte-parole du Parti démocrate sous couvert d’anonymat.
Pour l’instant, la balle est dans le camp des sénateurs. Leur décision pourrait redéfinir les règles du jeu en matière d’éthique et de transparence, non seulement pour les responsables politiques, mais aussi pour l’ensemble du secteur crypto américain.
Il s’agit d’un projet de loi présenté par le sénateur démocrate Chuck Schumer visant à créer une agence fédérale anti-corruption. Ce texte propose de fusionner plusieurs organismes existants (FEC, OGE, OSC) pour centraliser la surveillance des conflits d’intérêts et des pratiques corruptrices, avec un accent particulier sur les revenus crypto.
Selon sa déclaration de patrimoine publiée fin juin 2026, Donald Trump a déclaré des revenus crypto d’environ 1,4 milliard de dollars en 2025, principalement via son memecoin Official Trump (TRUMP) et l’entreprise World Liberty Financial.