Avec un démarrage record aux États-Unis, le film Backrooms s’impose déjà comme l’un des plus grands succès de l’année dans le genre horrifique. Selon Numerama, le long-métrage a engrangé près de 120 millions de dollars dès son premier week-end d’exploitation, un chiffre qui dépasse les attentes pour le studio indépendant A24. Ce résultat confirme la vitalité du cinéma de genre, mais aussi l’engouement croissant pour le phénomène des « backrooms », un univers parallèle initialement popularisé en ligne avant d’inspirer ce film.

Ce qu'il faut retenir

  • Le film Backrooms, réalisé par Kane Parsons, a battu des records au box-office américain avec 120 millions de dollars de recettes dès son premier week-end, selon Numerama.
  • L’œuvre s’inspire en grande partie de la culture des jeux vidéo, notamment de la série Portal développée par Valve.
  • Kane Parsons, réalisateur âgé de 20 ans, a reconnu l’influence majeure de Portal 2 sur sa démarche créative, mêlant humour absurde et éléments sombres.
  • Le film sera disponible en France à partir du 17 juin 2026, alors que Portal 2 reste accessible aux joueurs.
  • Le succès de Backrooms souligne l’attrait persistant du public pour les récits horrifiques issus de l’univers du jeu vidéo.

Derrière cette performance commerciale se cache un réalisateur au parcours atypique. À seulement 20 ans, Kane Parsons a su capter l’attention d’un large public avec un film qui marie horreur et inspiration vidéoludique. Dans un entretien accordé à Letterboxd et diffusé sur Instagram le 29 mai 2026, il a expliqué l’origine de son inspiration principale : « Portal est ma première influence », a-t-il déclaré. Le réalisateur a précisé que Portal 2 constituait sa « plus grande source d’inspiration », soulignant que ce jeu, à la fois comique et absurde, avait façonné sa vision artistique. « Beaucoup de choix créatifs, même les plus sombres, découlent d’un humour intrinsèque », a-t-il ajouté.

Cette approche hybride entre légèreté et tension n’est pas le fruit du hasard. Dans un entretien accordé au podcast The Town with Matt Belloni le 4 juin 2026, Kane Parsons a expliqué comment la philosophie de développement de Valve a influencé sa démarche. Le réalisateur a comparé sa propre méthode à celle du studio, réputé pour son intégrité et son absence de hiérarchie traditionnelle. « Ce qui me sert de fil conducteur, c’est la façon dont Valve gère ses projets », a-t-il indiqué. Selon lui, cette approche, axée sur une motivation profonde et collective, devrait être un minimum pour tout créateur. « Je pense que Valve pousse cette idée à l’extrême, avec une motivation clairement axée sur le matériel et l’aspect technologique », a-t-il précisé.

Valve, éditeur derrière Portal et la plateforme Steam, est connu pour son fonctionnement atypique. Dans son manuel destiné aux nouveaux employés, l’entreprise détaille une organisation où les projets émergent uniquement lorsqu’ils répondent à une motivation forte et partagée. Cette philosophie, qui privilégie l’autonomie des équipes, a visiblement marqué Kane Parsons. « Je ne suis pas uniquement passionné par le cinéma. J’aime la curation de contenu en général et créer des expériences pour les gens par tous les moyens nécessaires », a-t-il confié. Il a également évoqué ses autres passions, comme la musique, et son intérêt futur pour le jeu vidéo.

Le phénomène des « backrooms » trouve ses racines dans une création collaborative en ligne. À l’origine, il s’agissait d’un concept imaginé par des internautes, décrivant des couloirs interminables et labyrinthiques, souvent perçus comme une métaphore de l’ennui ou de la dépression. Ce concept a rapidement gagné en popularité sur des plateformes comme 4chan ou Reddit, avant d’inspirer des œuvres artistiques, des jeux vidéo et désormais un film. Backrooms s’inscrit ainsi dans une tendance plus large, où la culture internet influence directement la production culturelle mainstream.

Côté distribution, le public français devra patienter jusqu’au 17 juin 2026 pour découvrir le film dans les salles. En attendant, ceux qui souhaitent plonger dans l’univers de l’inspiration principale du réalisateur peuvent se tourner vers Portal 2, disponible sur PC, consoles et même en réalité virtuelle. Le jeu, acclamé pour son humour et son gameplay innovant, reste une référence dans le genre des puzzles et de la narration interactive.

Et maintenant ?

Le succès de Backrooms pourrait encourager d’autres studios à explorer des adaptations de phénomènes issus de la culture internet ou du jeu vidéo. Reste à voir si ce modèle se confirmera dans les semaines à venir, notamment avec l’arrivée du film en France. Pour l’heure, les fans du genre horrifique peuvent déjà se préparer à une sortie qui s’annonce prometteuse.

Alors que le cinéma de genre continue de prouver sa résilience, le parcours de Kane Parsons illustre une nouvelle génération de créateurs, nourris par des influences variées et une approche résolument moderne. Son film, à la fois hommage aux jeux vidéo et expérience cinématographique aboutie, marque peut-être un tournant dans la manière dont le cinéma s’inspire des univers interactifs. La suite dépendra de la réception du public français et de l’évolution des tendances culturelles dans les mois à venir.

Selon Numerama, le succès de Backrooms s’explique par son ancrage dans la culture des jeux vidéo, un univers déjà très populaire auprès du public américain. De plus, son approche hybride entre horreur et humour absurde a su toucher un large public, tout en bénéficiant de l’engouement pour les phénomènes issus d’Internet.

Le réalisateur Kane Parsons a clairement indiqué que son film s’inspirait de l’univers et de l’esthétique de Portal, notamment Portal 2. L’humour absurde, les environnements labyrinthiques et la narration minimaliste du jeu ont directement influencé la création de Backrooms.