Les 4 et 5 juillet 2026, la Plenitude Arena de Nanterre a accueilli deux concerts historiques de Bad Bunny, l’artiste portoricain devenu une figure majeure de la pop mondiale. Selon Franceinfo - Culture, ces deux dates parisiennes, organisées dans le cadre de sa tournée mondiale après le succès de son album Debi tirar más fotos (2025), ont réuni plus de 38 000 spectateurs par soirée, confirmant son statut de star incontestée du reggaeton.

Ce qu'il faut retenir

  • Une salle transformée : la Plenitude Arena, anciennement Défense Arena, a vu sa capacité réduite à 38 000 places pour intégrer une scénographie géante dédiée à Porto Rico.
  • L’hommage à Porto Rico : la culture portoricaine a été mise à l’honneur à travers les décors, les tenues et les discours de l’artiste.
  • La polémique autour de la « Casita » : cette maison traditionnelle portoricaine, installée au cœur de la fosse, a suscité des débats sur son accès jugé élitiste.
  • Un invité surprise : J Balvin a rejoint Bad Bunny sur scène uniquement le dimanche 5 juillet, marquant une différence avec les habitudes de l’artiste.
  • Un show de 2h30 : entre performances énergiques et changements de décors, le concert a offert un mélange de tubes anciens et récents.

Deux soirées sold out pour un artiste au sommet

Dès l’ouverture des portes samedi 4 juillet, des centaines de fans s’étaient rassemblés devant la Plenitude Arena, espérant obtenir un billet. En quelques heures, les 38 000 places disponibles pour chaque concert étaient épuisées. Certains billets, revendus à prix d’or, atteignaient plus de 200 euros, preuve d’une demande exceptionnelle. « C’était le concert de l’année, impossible de le rater », confie Paul, 27 ans, venu spécialement de province pour l’occasion.

Bad Bunny, qui avait écoulé plus de 20 milliards de streams en 2025 selon les données disponibles, a choisi Paris pour clore sa tournée européenne. Ces deux dates marquaient également l’inauguration officielle de la Plenitude Arena, salle de 45 000 places habituellement dédiée au rugby, mais aménagée pour l’occasion en méga-salle de concert.

Porto Rico célébré sur scène et dans les gradins

L’identité portoricaine a été au cœur des deux représentations. Bad Bunny a ouvert son spectacle en espagnol par un « Buenas tardes Paris », déclenchant une standing ovation immédiate. Les couleurs du drapeau de Porto Rico – bleu, rouge et blanc – dominaient les tenues des spectateurs, qui arboraient également drapeaux, pancartes et maquillages aux motifs caribéens. « La scène était un véritable hommage à son île, et le public a répondu présent », précise un témoin sur place.

Cette volonté de célébrer ses racines s’est matérialisée par une scénographie géante évoquant les paysages et l’architecture de Porto Rico. Les instruments, les costumes des danseurs et même les interludes vidéo puisaient leur inspiration dans la culture locale, renforçant l’immersion des spectateurs.

La « Casita », symbole de fête et de controverse

Impossible d’évoquer ces concerts sans mentionner la fameuse « Casita », une réplique de maison portoricaine des années 1950, peinte en rose et jaune, installée en plein cœur de la fosse. Large de 500 m², cette structure a nécessité de réduire la capacité de la salle, passant de 45 000 à 38 000 places. Pendant une partie du show, Bad Bunny y a interprété des morceaux comme Monaco, sample de Hier encore de Charles Aznavour, entouré de danseurs et de célébrités.

Pourtant, la « Casita » n’a pas manqué de susciter des débats sur les réseaux sociaux. Plusieurs internautes ont dénoncé le fait que seuls des « profils stéréotypés » – jeunes, beaux et souriants – y étaient conviés, évoquant une forme de gentrification de l’accès à ce moment privilégié. « La sélection devrait refléter l’inclusivité que Bad Bunny défend par ailleurs », a critiqué un utilisateur sur Twitter, relançant une discussion récurrente autour des privilèges dans les concerts de superstars.

Un invité d’exception et des absences remarquées

Seul un artiste a rejoint Bad Bunny sur scène lors de ces deux soirées parisiennes : J Balvin, son compatriote colombien et complice de longue date. Leur duo, notamment sur des titres comme Dakiti, a électrisé la foule le dimanche 5 juillet. « Leur complicité est palpable, et ça se ressent dans leur performance », a souligné un spectateur.

En revanche, aucune autre célébrité n’était présente dans la « Casita » ou sur scène, contrairement aux habitudes de Bad Bunny, qui avait l’habitude d’inviter des stars comme Pedro Pascal ou Jacquemus lors de ses précédents concerts. Une absence qui n’a pas gâché la magie de la soirée pour les fans, venus avant tout pour l’artiste.

Un répertoire éclectique pour satisfaire tous les publics

Bad Bunny a alterné entre ses tubes récents et ses classiques, offrant un voyage musical à travers ses dix ans de carrière. Les titres de son dernier album, Debi tirar más fotos (2025), comme Nuevayol ou Dtmf, ont enthousiasmé les nouveaux venus, tandis que des morceaux plus anciens, comme ceux de l’album Oasis (2019) en collaboration avec J Balvin, ont ravi ses fans de la première heure. « Je me suis revu au lycée en l’entendant », a témoigné Thelma, 24 ans, venue de Montpellier.

Le concert s’est conclu en apothéose avec les titres les plus populaires de sa discographie, comme Titi me preguntó ou Dakiti, scellant deux soirées de près de 2h30 de spectacle. Entre changements de tenues – plus de dix selon les observateurs – et décors à couper le souffle, le show a été salué comme un « mélange entre film, clip et boîte de nuit » par Mathieu, 35 ans, encore sous le charme.

Et maintenant ?

Ces deux concerts pourraient marquer un tournant dans la carrière de Bad Bunny en Europe, où son public reste majoritairement concentré en Amérique latine et aux États-Unis. La tournée mondiale, qui se poursuit jusqu’à la fin 2026, devrait prochainement atteindre l’Asie, un marché où le reggaeton commence tout juste à percer. Reste à voir si l’artiste, déjà en préparation de son prochain album, décidera de revenir en France dans les mois à venir – une éventualité qui fait déjà rêver ses fans.

Avec ces deux dates parisiennes, Bad Bunny a non seulement confirmé son statut de phénomène culturel, mais aussi offert une vitrine exceptionnelle à la culture portoricaine. Entre célébration identitaire et prouesses scéniques, il a su transformer la Plenitude Arena en une scène caribéenne le temps d’un week-end. Les images des concerts, déjà virales sur les réseaux sociaux, devraient alimenter le buzz jusqu’à la prochaine étape de sa tournée.

La « Casita », maison traditionnelle portoricaine installée en plein cœur de la salle, a occupé un espace de 500 m², réduisant la capacité d’accueil de 45 000 à 38 000 places. Cette structure, devenue emblématique des concerts de Bad Bunny, nécessite un aménagement spécifique pour intégrer la scène et la foule.