La Semaine de la haute couture parisienne, qui s’est ouverte ce lundi 6 juillet 2026, a été lancée par la maison Schiaparelli avec un défilé marquant, à la fois spectaculaire et innovant. Selon Franceinfo - Culture, ce show inaugural a réuni un public éclectique, dont le chanteur portoricain Bad Bunny, venu assister à la présentation en tenue assortie à l’univers de la marque italienne. Ce dernier, qui avait donné deux concerts à Paris ce week-end, portait un costume jaune pastel et une cravate dorée en forme de tresse, agrémenté de broches emblématiques de la maison : un cadenas et un œil.
Ce qu'il faut retenir
- Le défilé Schiaparelli a officiellement lancé la Semaine de la haute couture parisienne automne/hiver 2026-2027, ce lundi 6 juillet 2026.
- Le chanteur Bad Bunny était présent parmi les invités, arborant une tenue reprenant les codes de la marque.
- Les créations de la maison mêlaient corsets en silicone sculpté, jupes transparentes brodées et références marines, avec des pièces en latex et tulle.
- Daniel Roseberry, directeur artistique depuis 2019, a souligné l’usage de techniques inédites comme le moulage en silicone pour des bustiers hyperréalistes.
- L’inspiration marine était omniprésente, avec des robes évoquant des méduses ou des tentacules.
Un défilé sous le signe de l’innovation et de l’audace
Intitulée « L’appel du vide », la collection automne-hiver 2026-2027 de Schiaparelli a révélé des silhouettes sculpturales, où le silicone occupait une place centrale. Comme l’a expliqué Daniel Roseberry, directeur artistique de la maison depuis 2019, « nous avons travaillé d’arrache-pied pour mettre au point de nouvelles techniques de fabrication et de nouveaux matériaux inédits dans la haute couture ». Le bustier d’une robe, par exemple, n’est pas moulé mais sculpté avant d’être coulé dans du silicone bleu ciel, une prouesse technique qui illustre l’audace de la maison.
Parmi les pièces phares, une veste en silicone blanc, associée à une dentelle en trompe-l’œil, rappelle les créations historiques d’Elsa Schiaparelli, fondatrice de la maison dans les années 1920. Cette technique de trompe-l’œil, déjà utilisée par la créatrice italienne, a été réinterprétée avec des matériaux contemporains. D’autres modèles ont joué sur les contrastes, comme une robe en tulle recouverte de pois en silicone noirs évoquant des écailles, ou encore un ensemble en latex noir orné de tentacules.
Une inspiration marine et une esthétique futuriste
L’univers marin a servi de fil conducteur à cette collection, avec des références aux méduses et aux créatures des abysses. Les silhouettes, souvent ultra-ajustées, s’accompagnaient de jupes transparentes brodées ou de pantalons recouverts de perles, créant un équilibre entre élégance et provocation. « L’appel du vide » suggère une exploration des limites de la couture traditionnelle, poussée vers des matériaux synthétiques et des formes inédites.
Les invités, parmi lesquels figuraient des célébrités et des professionnels du secteur, ont pu découvrir ces créations avant-gardistes. Bad Bunny, en particulier, a su incarner l’esprit de la marque en portant des broches emblématiques, comme le cadenas ou l’œil, symboles forts de l’univers Schiaparelli. Son présence a également mis en lumière l’attractivité de la haute couture auprès des stars internationales.
« Nous avons travaillé d’arrache-pied pour mettre au point de nouvelles techniques de fabrication et de nouveaux matériaux inédits dans la haute couture. Le bustier hyperréaliste d'une robe n'est pas moulé mais sculpté, avant d'être coulé dans du silicone et peint en bleu ciel. »
— Daniel Roseberry, directeur artistique de Schiaparelli, dans un communiqué de presse.
Une maison en pleine renaissance sous la direction de Roseberry
Depuis son arrivée en 2019, Daniel Roseberry a redynamisé la maison Schiaparelli en lui insufflant une énergie moderne, tout en rendant hommage à son héritage. Ses créations, souvent qualifiées de « surréalistes » ou « avant-gardistes », jouent avec les contrastes entre classicisme et provocation. Ce défilé, qui marque le lancement de la Semaine de la haute couture parisienne, confirme cette orientation résolument tournée vers l’innovation.
Les matériaux utilisés, comme le silicone ou le latex, reflètent une volonté de repousser les limites techniques de la couture. Cette approche a séduit un public international, attiré par l’audace des propositions. La présence de Bad Bunny, star globale, témoigne d’ailleurs de l’attractivité grandissante de la haute couture auprès des générations plus jeunes.
Avec ce défilé, Schiaparelli confirme son statut de maison incontournable de la haute couture, capable de marier héritage et avant-garde. Si l’usage de matériaux synthétiques et de silhouettes futuristes divise, il n’en reste pas moins que cette collection a marqué les esprits par son originalité. La question reste désormais de savoir si cette tendance s’imposera comme une nouvelle norme, ou si elle restera une exception dans le paysage de la mode.