Bartłomiej Kubkowski est entré dans l’histoire ce dimanche 6 août 2026 en devenant le premier nageur à traverser la mer Baltique de la Suède jusqu’à la Pologne, un parcours de 160 kilomètres effectué en 55 heures sans assistance extérieure. Selon Euronews FR, cette performance a été homologuée après que le Polonais a atteint les côtes polonaises par ses propres moyens, sans avoir bénéficié à aucun moment du soutien d’un bateau.

Ce qu'il faut retenir

  • Premier nageur à réaliser la traversée de la mer Baltique de la Suède à la Pologne, soit 160 km en 55 heures sans assistance.
  • Kubkowski a dû lutter contre l’épuisement physique et des troubles de la concentration après plus de deux jours sans sommeil.
  • Cette tentative représente le plus grand défi de sa carrière, après quatre échecs antérieurs depuis 2022.
  • Le nageur a dédié sa performance à la fondation Cancer Fighters, pour laquelle une collecte de fonds était organisée pendant l’effort.
  • Au même moment, la nageuse Karolina Szczepaniak a tenté une traversée similaire mais a dû abandonner après 58 heures de nage.

Un exploit physique et mental hors norme

Le départ de Kubkowski a eu lieu vendredi 4 août depuis la Suède, marquant le cinquième essai du Polonais pour relever ce défi. Arrivé dimanche soir sur les côtes polonaises, il a été accueilli par une foule de supporters, mais a immédiatement reconnu ne pas pouvoir mesurer pleinement l’ampleur de son exploit. « Une fatigue immense me submerge », a-t-il déclaré après avoir touché terre. Pendant plus de deux jours, il a nagé sans pause significative, enchaînant les mouvements de brasse et de crawl dans des eaux froides et agitées.

Son principal adversaire n’était pas seulement la distance, mais aussi l’épuisement extrême. Après plus de 40 heures sans sommeil, Kubkowski a connu des épisodes de perte de lucidité et de troubles de la concentration. Une équipe réduite l’accompagnait pour assurer sa sécurité, tracer sa route et lui fournir régulièrement des boissons énergétiques et de l’eau afin de prévenir toute déshydratation.

Des années de persévérance pour un rêve enfin accompli

Cet exploit n’est pas le fruit du hasard. Kubkowski s’est lancé dans cette aventure pour la première fois en 2022, mais avait dû abandonner après 115 kilomètres, à court de forces. Chaque tentative successive lui a permis d’affiner sa préparation : renforcement physique, gestion du mental et adaptation à des conditions extrêmes. En 2025, il s’était approché à 15 km des côtes polonaises avant de devoir jeter l’éponge, épuisé. « Cette fois, j’ai capitalisé sur chaque erreur passée », a-t-il expliqué.

Son entraînement comprenait des centaines d’heures de nage, des exercices d’endurance, un travail de résilience psychologique et un plan nutritionnel strict. Kubkowski, déjà détenteur du record du monde de nage sur 24 heures et médaillé dans plusieurs compétitions internationales, a également initié le projet Ultra Baltic Swim. Pourtant, il considère cette traversée de la Baltique comme le plus grand défi de sa carrière.

Une performance dédiée à une cause caritative

Dès le début de sa tentative, Kubkowski avait annoncé que ses efforts seraient dédiés aux enfants atteints de cancer, soutenus par la fondation Cancer Fighters. Une collecte de fonds était organisée en parallèle de son exploit, permettant de récolter des dons pour financer des traitements et du matériel médical. Le nageur, connu pour son engagement humanitaire, a ainsi allié performance sportive et action solidaire, une démarche qu’il perpétue depuis plusieurs années.

Il n’a pas été le seul à tenter l’aventure ce week-end. Karolina Szczepaniak, nageuse olympique médaillée à Pékin et Londres et détentrice d’un record Guinness pour 72 heures de nage ininterrompue, visait également la côte polonaise. Son objectif était de rejoindre Pobierowo pour soutenir le traitement de Piotr Małolepszego, un adolescent de 14 ans. Elle a dû abandonner après 58 heures de nage, encore à 40 km des côtes, en raison d’un épuisement critique.

Un défi parmi les plus ardus de la natation longue distance

Traverser la mer Baltique à la nage relève de l’exploit sportif, tant les conditions sont rudes. Outre la distance à parcourir, les nageurs doivent composer avec des eaux froides, des courants changeants, des vagues parfois violentes et une météo imprévisible. La fatigue physique s’accumule rapidement, tandis que les troubles du sommeil et les hallucinations deviennent des obstacles majeurs. Kubkowski, après cinq tentatives infructueuses, a su transformer ses échecs en leçons, renforçant sa détermination à chaque nouvel essai.

Son succès a suscité une large reconnaissance dans le milieu sportif. Les spécialistes soulignent non seulement son endurance physique, mais aussi sa capacité à surmonter l’échec. « Ce n’est pas seulement un record personnel, c’est une preuve de résilience », a commenté un membre de son équipe. Kubkowski rejoint ainsi le cercle restreint des athlètes ayant repoussé les limites du possible en natation extrême.

Et maintenant ?

Kubkowski n’a pas encore précisé ses prochains objectifs, mais son entourage évoque déjà la possibilité d’une tentative de record sur une autre traversée océanique ou une participation à des compétitions internationales de natation en eau libre. La fondation Cancer Fighters, quant à elle, devrait organiser une collecte officielle des fonds récoltés lors de l’exploit d’ici la fin du mois. Reste à savoir si d’autres nageurs tenteront à leur tour de relever ce défi dans les années à venir.

Son exploit rappelle également l’importance de la préparation minutieuse dans les sports extrêmes. Les experts s’accordent à dire que des mois, voire des années de travail, sont nécessaires pour affronter des conditions aussi hostiles. Kubkowski, lui, peut désormais savourer sa victoire – même si, comme il l’a confié, « le repos reste le prochain défi ».

Selon Euronews FR, les conditions météo ont été difficiles tout au long de la tentative, avec des vagues importantes et des vents contraires. Kubkowski a dû composer avec une mer agitée et des températures de l’eau basses, typiques de la mer Baltique en août.

Ce défi combine plusieurs facteurs de difficulté : une distance importante (plus de 150 km), des eaux froides pouvant descendre sous les 15°C, des courants variables, une météo changeante et surtout, l’absence totale de repos sur une période prolongée. Les nageurs doivent aussi gérer l’isolement et les troubles psychologiques liés à la fatigue extrême.