Selon RMC Sport, l’Espagne pourrait bien avoir trouvé son prochain prodige du cyclisme en la personne de Benjamin Noval, 17 ans, déjà auréolé de deux titres de champion d’Espagne juniors et promis à un avenir en World Tour dès 2027. À l’image de Paul Seixas en France, le jeune Asturien accumule les performances exceptionnelles, tant sur route que sur cyclo-cross, tout en attirant l’attention des plus grandes équipes mondiales.
Ce qu'il faut retenir
- Benjamin Noval, 17 ans, domine outrageusement le cyclisme espagnol junior depuis deux saisons, avec 17 victoires en 2025 et un doublé aux Championnats d’Espagne juniors sur route et contre-la-montre.
- En 2026, il totalise déjà six victoires et deux classements généraux en sept courses disputées, confirmant son statut de favori.
- Ses performances en montagne sont particulièrement remarquées : en mai 2026, il réalise une ascension de 5,52 km à 9,82 % de moyenne en 17 min 26 s, avec une estimation de puissance de 6,67 W/kg.
- Il a signé avec Netcompany INEOS pour rejoindre le World Tour en 2027, un parcours similaire à celui de Paul Seixas avec Decathlon CMA CGM.
- Polyvalent, il excelle également en cyclo-cross avec deux titres de champion d’Espagne juniors en 2025 et 2026 et des résultats en Coupe du monde.
Un parcours déjà exceptionnel pour un adolescent de 17 ans
Né le 7 octobre 2008 à La Pola Llaviana, dans les Asturies, Benjamin Noval Suarez s’entraîne au sein de la MMR Academy, structure dirigée par son père, l’ancien professionnel Benjamin Noval Gonzalez — passé par des équipes comme l’US Postal, Astana ou Saxo Bank dans les années 2000 et 2010. Dès 2025, le jeune coureur s’impose comme l’homme à battre en Espagne, avec 17 victoires toutes compétitions confondues, dont un doublé aux Championnats d’Espagne juniors en ligne et contre-la-montre. Une domination qui rappelle celle de Paul Seixas en France, même si le Français affichait déjà des références internationales plus précoces.
Les chiffres de Noval parlent d’eux-mêmes. Lors de la Vuelta Ciclista a la Montana Central de Asturias en mai 2026, il s’illustre sur l’Alto de Polio, une ascension de 5,52 kilomètres à 9,82 % de moyenne, avec un dénivelé positif de 542 mètres. Son temps de 17 minutes et 26 secondes — soit une vitesse moyenne de 19 km/h — équivaut, selon les données relayées par Marca, à une puissance estimée de 6,67 watts par kilogramme. Des valeurs rarissimes pour un coureur de son âge, encore plus impressionnantes compte tenu de l’altitude à laquelle l’effort a été réalisé, soit 1 865 mètres.
Un profil polyvalent qui séduit les recruteurs
Si Benjamin Noval écrase le calendrier espagnol junior, ses performances internationales restent encore en construction. En 2025, il termine 36e de la course en ligne des Championnats du monde juniors à Kigali et 11e du contre-la-montre. Pourtant, ces résultats n’ont pas freiné son ascension, bien au contraire. En 2026, il enchaîne les succès avec six victoires et deux classements généraux en sept courses, confirmant sa suprématie nationale.
Mais c’est sa polyvalence qui retient particulièrement l’attention. En plus de la route, Noval brille en cyclo-cross, discipline où il décroche deux titres de champion d’Espagne juniors en 2025 et 2026, tout en réalisant plusieurs tops 10 en Coupe du monde et aux Championnats du monde. Une double culture qui rappelle celle de Seixas et qui pourrait faire de lui un atout majeur pour les équipes recherchant des coureurs complets. Netcompany INEOS a d’ailleurs acté son passage direct dans le World Tour dès 2027, comme ce fut le cas pour le Français avec Decathlon CMA CGM.
Un vivier espagnol en pleine ébullition
L’émergence de Benjamin Noval s’inscrit dans un contexte où l’Espagne confirme sa place parmi les nations cyclistes les plus prometteuses. Avec des coureurs comme Juan Ayuso, Igor Arrieta, Pablo Torres ou Markel Beloki, le pays ibérique dispose d’un réservoir de talents exceptionnel. Noval pourrait bien devenir l’un des visages de cette nouvelle génération, à l’image de Seixas en France ou de Remco Evenepoel à son époque.
Cependant, des nuances s’imposent. Contrairement à Seixas, Noval n’a pas encore accumulé les références internationales majeures. Sa troisième place sur l’Ain Bugey Valromey Tour, en 2025, reste sa meilleure performance face à une concurrence étrangère relevée. Son adaptation au niveau World Tour en 2027 sera donc un test clé pour évaluer son potentiel réel.
Un phénomène qui dépasse les frontières
La comparaison avec Paul Seixas n’est pas anodine. À 17 ans, le Français a déjà marqué les esprits avec des performances remarquables en 2024 et 2025, attirant l’attention de Decathlon CMA CGM. Noval, de son côté, se distingue par une précocité encore plus marquée en termes de domination nationale, même si son parcours international est encore en construction. Autant dire que la bataille entre les deux jeunes talents pourrait animer le cyclisme européen dans les années à venir.
Pour l’heure, Benjamin Noval continue d’enchaîner les victoires, comme lors de la saison 2026 où il s’est imposé dans sept courses en à peine plus d’un mois. Ses entraîneurs et son père, qui le suit de près au sein de la MMR Academy, insistent sur son mental et sa capacité à gérer la pression. Des qualités qui seront indispensables pour réussir le saut vers le professionnalisme.
Dans un pays où le cyclisme est une religion, l’émergence d’un nouveau prodige est toujours accueillie avec enthousiasme. Benjamin Noval a encore du temps devant lui avant d’atteindre sa pleine maturité, mais chaque performance le rapproche un peu plus des attentes placées en lui. Et si l’Espagne tenait enfin son Paul Seixas ?
Selon RMC Sport, Benjamin Noval compte 17 victoires en 2025 chez les juniors, dont un doublé aux Championnats d’Espagne juniors sur route et contre-la-montre. En 2026, il totalise déjà six victoires et deux classements généraux en sept courses, ainsi que deux titres de champion d’Espagne juniors en cyclo-cross.
Les deux coureurs partagent un profil similaire : une précocité exceptionnelle, une polyvalence à la fois sur route et en cyclo-cross, et une domination précoce dans leur pays respectif. À 17 ans, Seixas avait déjà accumulé des performances remarquables en France, tandis que Noval écrase le calendrier espagnol junior avec des chiffres comparables.