Avec l’arrivée des beaux jours, les étals des marchés se parent de couleurs vives, et parmi elles, la betterave rouge s’impose comme un légume-racine particulièrement plébiscité. Mais au-delà de son goût terreux et de sa polyvalence culinaire, ce tubercule pourrait jouer un rôle bien plus important pour la santé qu’on ne l’imagine. Selon Top Santé, le Dr William Berrebi, gastro-entérologue reconnu, met en lumière ses vertus insoupçonnées, notamment en matière de prévention des troubles cognitifs et de soutien à la digestion.
Ce qu'il faut retenir
- La betterave rouge est riche en nitrates, qui favorisent la vasodilatation et améliorent la circulation sanguine cérébrale.
- Ce légume-racine contient des antioxydants puissants, comme les bétalaïnes, bénéfiques pour le cerveau et la santé cardiovasculaire.
- Consommée régulièrement, elle pourrait réduire les risques de déclin cognitif lié à l’âge, notamment dans le cadre de maladies neurodégénératives.
- Son apport en fibres en fait un allié pour le transit intestinal et la santé du microbiote.
- Le Dr William Berrebi souligne son potentiel pour compléter les stratégies préventives contre l’Alzheimer et autres troubles digestifs chroniques.
Originaire d’Europe du Sud, la betterave rouge s’est imposée dans l’alimentation humaine depuis l’Antiquité, notamment pour ses propriétés médicinales. Aujourd’hui, la science moderne en confirme certains bienfaits. Comme le rapporte Top Santé, le Dr Berrebi insiste sur son rôle dans la prévention des troubles digestifs et cérébraux, deux domaines où la nutrition peut avoir un impact significatif. « Ce légume, souvent relégué au rang de simple accompagnement, mérite une place centrale dans notre assiette », a-t-il déclaré. Il rappelle que sa consommation régulière, sous forme crue, cuite ou en jus, permet de tirer profit de ses nutriments sans transformation excessive.
Sur le plan digestif, la betterave rouge est une source appréciable de fibres, avec une teneur d’environ **3,8 g pour 100 g** de légume cuit. Ces fibres favorisent un transit régulier et contribuent à l’équilibre du microbiote intestinal. Par ailleurs, ses composés phénoliques, comme les flavonoïdes, exercent une action anti-inflammatoire qui pourrait atténuer les symptômes de certaines pathologies digestives chroniques. Côté cérébral, les nitrates qu’elle contient se transforment en oxyde nitrique, une molécule essentielle pour la vasodilatation. Autant dire que ce mécanisme améliore l’oxygénation du cerveau, un facteur clé dans la prévention du déclin cognitif. Selon une étude citée par le spécialiste, une consommation hebdomadaire de betterave rouge pourrait réduire de **20 % le risque de troubles de la mémoire** chez les personnes âgées.
« La betterave rouge est un concentré de nutriments aux effets synergiques. Ses antioxydants protègent les cellules nerveuses, tandis que ses nitrates optimisent la circulation sanguine cérébrale. C’est un légume que l’on devrait consommer sans modération, surtout en été, où sa fraîcheur en fait un ingrédient de choix pour les salades. » — Dr William Berrebi, gastro-entérologue
Pour profiter pleinement de ces bienfaits, le Dr Berrebi recommande de privilégier la betterave crue ou légèrement cuite à la vapeur, afin de préserver ses nutriments thermosensibles. Une portion de **100 à 150 g par semaine** serait idéale pour observer des effets positifs sur la santé à moyen terme. Il conseille également de l’associer à des aliments riches en vitamine C, comme le citron ou les poivrons, pour potentialiser l’absorption de ses antioxydants. Côté pratique, elle se marie aussi bien avec des fromages frais qu’avec des noix, offrant ainsi une diversité de recettes adaptées à tous les goûts.
Avec l’augmentation des cas de maladies d’Alzheimer et de troubles digestifs liés au vieillissement, des solutions naturelles comme la betterave rouge gagnent en pertinence. Son accessibilité et son coût modéré en font un atout supplémentaire pour une santé publique plus durable. Reste à voir si les professionnels de santé la mettront davantage en avant dans leurs conseils quotidiens — une évolution qui pourrait s’accélérer si les données scientifiques se confirment dans les années à venir.