La biathlète française Justine Braisaz-Bouchet, médaillée d’or en 2022 à Pékin, a annoncé qu’elle ne participerait pas à la préparation estivale de l’équipe de France de biathlon. Une décision prise en marge d’une saison 2025-2026 marquée par des résultats en deçà des attentes, selon Ouest France.

Ce qu'il faut retenir

  • Justine Braisaz-Bouchet, 11e du classement général de la Coupe du monde 2025-2026, ne prendra pas part à la préparation estivale avec les Bleues
  • Cette absence intervient après l’échec de sa qualification pour les Jeux olympiques de 2026 à Milan-Cortina
  • La Fédération française de ski a officialisé cette information le 10 juin 2026 sur ses réseaux sociaux
  • La biathlète évoque une « réflexion personnelle » pour justifier son choix

Une saison en demi-teinte pour la championne olympique

Avec une 11e place au classement général de la Coupe du monde, Justine Braisaz-Bouchet n’a pas réussi à confirmer son statut de favorite cette saison. Ouest France souligne que cette performance contraste avec ses ambitions affichées en début d’hiver. La biathlète, sacrée championne olympique du sprint à Pékin en 2022, n’a pas réussi à décrocher de médaille ni à se classer dans les dix premières lors des épreuves individuelles majeures.

Cette contre-performance a été particulièrement marquée lors des Championnats du monde, où elle n’a pas atteint le top 20 dans aucune des épreuves individuelles. Une situation qui a sans doute pesé dans sa décision de faire une pause, surtout après l’échec de sa qualification pour les Jeux de 2026, une première depuis plusieurs années.

Une préparation estivale sous le signe de la réflexion

Justine Braisaz-Bouchet a expliqué son choix en des termes mesurés. « Une réflexion personnelle », a-t-elle déclaré, sans pour autant détailler les raisons précises de cette décision. Selon Ouest France, cette pause s’inscrit dans une volonté de prendre du recul par rapport à sa carrière sportive. Côté Bleues, la préparation estivale, qui doit débuter dans les prochaines semaines, sera donc marquée par l’absence de l’une de leurs figures emblématiques.

Cette absence soulève des questions sur l’impact à long terme pour l’équipe de France. Justine Braisaz-Bouchet reste en effet l’une des athlètes les plus expérimentées du groupe, avec un palmarès déjà riche. Son absence pourrait modifier la dynamique collective, même si les entraîneurs ont indiqué qu’ils étaient prêts à ajuster leur stratégie en conséquence.

« Justine Braisaz-Bouchet a choisi de ne pas participer à la préparation estivale avec les Bleues pour des raisons personnelles. Nous respectons sa décision et restons concentrés sur l’objectif de la nouvelle saison », a précisé un porte-parole de la Fédération française de ski, cité par Ouest France.

Quel avenir pour la biathlète après cette pause ?

Si Justine Braisaz-Bouchet n’a pas évoqué un éventuel retrait définitif, sa décision interroge sur ses projets futurs. À 29 ans, elle est encore dans la fleur de l’âge pour une athlète de haut niveau, mais cette saison difficile a pu ébranler sa confiance. Côté staff technique, on rappelle que la saison 2026-2027 pourrait représenter un nouveau départ, à condition que la biathlète retrouve la motivation nécessaire.

Pour l’équipe de France, cette absence prolongée pourrait aussi être l’occasion de faire émerger de nouveaux talents. Les jeunes biathlètes, comme Sophie Chauveau ou Émilien Jacquelin, pourraient ainsi voir leur rôle renforcé lors des prochaines compétitions.

Et maintenant ?

La préparation estivale des Bleues débutera dans les prochaines semaines sans Justine Braisaz-Bouchet. Les entraîneurs devront composer avec son absence, tout en maintenant l’objectif d’une médaille collective lors des prochains Championnats du monde ou des Jeux olympiques. La biathlète, de son côté, pourrait utiliser cette période pour faire un bilan et envisager la suite de sa carrière, sans pression immédiate. Une chose est sûre : sa décision ne sera pas sans conséquences pour l’équipe de France.

Reste à savoir si cette pause débouchera sur un retour en forme ou, au contraire, sur une réorientation professionnelle. En attendant, le biathlon français entre dans une période de transition, avec des questions en suspens sur l’héritage de ses champions et la relève à venir.

Non. La biathlète n’a pas mentionné un retrait définitif et parle simplement d’une « réflexion personnelle ». Sa décision porte uniquement sur l’absence à la préparation estivale avec les Bleues.