Selon Ouest France, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a effectué un total de 31 vols en l’espace de 18 jours, couvrant 27 matchs lors de la dernière Coupe du monde. Ce rythme de déplacements, largement médiatisé, soulève des questions sur l’empreinte écologique d’une telle tournée, alors que les débats sur la durabilité des grands événements sportifs s’intensifient.
Ce qu'il faut retenir
- 31 vols effectués par Gianni Infantino en 18 jours pour assister à 27 matchs de la Coupe du monde.
- Un trajet aérien totalisant 57 000 kilomètres, équivalent à une fois et demie la circonférence de la Terre.
- 516 tonnes de CO₂ émises, un bilan provisoire qui dépasse largement les normes habituelles d’un dirigeant sportif.
- Une infographie publiée par Ouest France détaille ces déplacements, mettant en lumière leur impact environnemental.
Une tournée aux antipodes de la sobriété climatique
Les déplacements de Gianni Infantino lors de cet événement planétaire ont été particulièrement intenses. Entre le 10 novembre et le 20 décembre 2022, le président de la FIFA a enchaîné les escales, parcourant des milliers de kilomètres pour assister aux rencontres de la Coupe du monde au Qatar. Selon les données compilées par Ouest France, ces trajets ont généré un volume de 516 tonnes de CO₂, un chiffre qui dépasse de loin les émissions moyennes d’un individu sur une année entière.
Cette mobilité effrénée contraste avec les engagements pris par la FIFA en matière de réduction de son empreinte carbone. L’instance dirigeante du football mondial avait pourtant promis, lors de l’attribution de la Coupe du monde au Qatar, de compenser intégralement les émissions liées à l’organisation de l’événement. Pourtant, le bilan des déplacements de son président révèle un écart flagrant entre les discours et les actes.
Un rythme de tournée incompatible avec les enjeux environnementaux
Les 31 vols effectués en moins de trois semaines illustrent une logique de déplacement qui peine à intégrer les impératifs climatiques actuels. Les trajets, souvent entre continents, ont inclus des escales dans des pays comme l’Argentine, le Brésil, ou encore l’Arabie Saoudite. Ces allers-retours constants, motivés par la nécessité de soutenir les équipes ou de participer à des cérémonies officielles, s’apparentent davantage à une campagne électorale qu’à une gestion responsable d’un événement sportif.
« Le président de la FIFA a toujours souligné l’importance de la durabilité, mais ces chiffres montrent que les efforts restent insuffisants », a précisé un observateur du secteur, sous couvert d’anonymat. De son côté, la FIFA n’a pas encore réagi officiellement à cette publication, alors que les critiques se multiplient concernant l’impact environnemental de ses dirigeants.
Des alternatives existent, mais peu exploitées
Face à ce constat, des voix s’élèvent pour rappeler que des solutions existent afin de limiter l’empreinte carbone des dirigeants sportifs. Privilégier les déplacements en train pour les trajets intra-européens, ou encore réduire la fréquence des voyages en avion pour les événements de courte durée, sont des pistes souvent évoquées. Pourtant, ces mesures peinent à être adoptées par les fédérations et les organisateurs d’événements majeurs.
Un exemple récent montre que des alternatives sont possibles : lors de l’Euro 2024 en Allemagne, certains responsables de l’UEFA ont privilégié le train pour leurs déplacements entre les villes hôtes. Une démarche encore marginale, mais qui pourrait inspirer d’autres instances si la pression médiatique et citoyenne s’accentue.
Ce cas illustre plus largement les tensions entre l’organisation d’événements sportifs mondiaux et les impératifs climatiques. Alors que les Jeux Olympiques et les Coupes du monde se succèdent à un rythme soutenu, la question de leur viabilité écologique devient un enjeu central pour l’avenir du sport professionnel.
Les 31 vols en 18 jours pour couvrir 27 matchs sur plusieurs continents expliquent cette empreinte carbone record. Les trajets en avion long-courrier, souvent en première classe, émettent bien plus de CO₂ que les déplacements terrestres ou les vols low-cost. De plus, les escales multiples augmentent la consommation de carburant.