Le chef de la junte birmane, Min Aung Hlaing, a été élu président par le Parlement, lui permettant ainsi de continuer à diriger le pays dans un rôle civil. Il a remporté cette élection face à deux autres candidats en obtenant au moins 293 voix sur 584 exprimées par les députés, franchissant ainsi le seuil de la majorité, selon un décompte de l'AFP pendant le dépouillement.

Ce qu'il faut retenir

  • Min Aung Hlaing élu président par le Parlement birman
  • Il a obtenu au moins 293 voix sur 584, dépassant la majorité requise
  • Il avait pris le pouvoir par un coup d'État en 2021

Un passage de la sphère militaire à la présidence

Agé de 69 ans, Min Aung Hlaing a renversé le gouvernement élu de la lauréate du prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi par un coup d'État en 2021, plongeant le pays dans une guerre civile. Après cinq années de régime autoritaire, la junte a organisé des élections législatives en décembre et janvier, se présentant comme un retour à la démocratie.

Des élections contestées et critiquées

Ces élections, bien que dénoncées par de nombreux pays et observateurs internationaux, ont vu la victoire sans opposition des partis pro-militaires dans les zones contrôlées par des rebelles. Elles ont été qualifiées de manoeuvre destinée à un transfert de pouvoir de l'armée à elle-même sous un déguisement civil.

Un changement de rôle pour Min Aung Hlaing

Conformément à la Constitution birmane, Min Aung Hlaing devait abandonner ses fonctions militaires pour accéder à la présidence. Il a ainsi cédé sa place de commandant en chef des forces armées à Ye Win Oo, ancien chef du renseignement militaire, lui permettant de continuer à influencer l'armée en coulisses selon des analystes.

Et maintenant ?

La présidence de Min Aung Hlaing soulève des interrogations quant à l'avenir politique et démocratique de la Birmanie, ainsi que sur les relations internationales du pays.