Journal du Coin révèle que le bitcoin (BTC) a quitté le classement des dix plus grandes capitalisations boursières mondiales, une première depuis plusieurs années. Cette chute spectaculaire intervient après une année 2025 marquée par une volatilité accrue et un contexte macroéconomique défavorable aux actifs risqués.

Ce qu'il faut retenir

  • Le bitcoin n’apparaît plus dans le top 10 des actifs mondiaux par capitalisation boursière, selon les données disponibles au 29 mai 2026.
  • Cette situation n’avait pas été observée depuis 2020, avant le cycle haussier initié par la crise sanitaire.
  • La capitalisation boursière du BTC est désormais estimée à 820 milliards de dollars, contre plus de 1 200 milliards en début d’année.
  • Les analystes évoquent un ralentissement des flux institutionnels et une concurrence accrue avec les nouveaux actifs numériques.
  • Le marché crypto subit également les effets des politiques monétaires restrictives menées par les grandes banques centrales.

Une position historique perdue en quelques mois

Depuis son lancement, le bitcoin avait toujours figuré parmi les actifs les plus capitalisés au monde, aux côtés de géants comme Apple, Microsoft ou les obligations d’État américaines. Journal du Coin précise que cette chute intervient après une série de chocs : d’abord la crise des liquidités chez plusieurs acteurs majeurs du secteur en 2025, puis le durcissement réglementaire en Europe et aux États-Unis. Autant dire que la perte de ce statut symbolique interroge les observateurs sur la résilience du marché crypto à long terme.

Selon les dernières données compilées par le média spécialisé, la capitalisation totale des cryptomonnaies a reculé de 23 % sur les six derniers mois, passant de 2 800 à 2 150 milliards de dollars. Le bitcoin, qui représentait encore 45 % du marché en janvier 2026, voit sa part fondre à 32 % aujourd’hui. «

C’est un tournant psychologique pour le secteur, a déclaré Marc Fleury, analyste chez CryptoQuant. Les investisseurs institutionnels réévaluent leur exposition aux actifs numériques après des années de promesses non tenues.
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Des facteurs multiples derrière ce déclin

Plusieurs éléments expliquent ce recul. D’abord, l’attentisme des fonds souverains, qui avaient massivement investi dans le BTC en 2023 et 2024, ont réduit leurs positions face à la hausse des taux directeurs. Ensuite, l’émergence de nouveaux actifs – comme les memecoins ou les tokens liés à l’intelligence artificielle – a capté une partie des flux spéculatifs. Enfin, la régulation joue un rôle clé : l’application stricte du règlement MiCA en Europe et les enquêtes du Department of Justice aux États-Unis ont freiné les initiatives des acteurs majeurs.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Journal du Coin indique que les entrées nettes dans les produits d’investissement liés au bitcoin (ETF, fonds indiciels) sont tombées à 120 millions de dollars en avril 2026, contre plus de 5 milliards en moyenne mensuelle en 2024. «

Les investisseurs cherchent désormais des rendements plus stables ailleurs, a expliqué Sophie Bosc, stratégiste chez 21.co. Le bitcoin n’est plus perçu comme une valeur refuge, mais comme un actif parmi d’autres.
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Et maintenant ?

Plusieurs scénarios se dessinent pour les prochains mois. Les analystes de Journal du Coin estiment que le bitcoin pourrait retrouver une place dans le top 10 si les taux d’intérêt baissent d’ici la fin de l’année, comme le prévoient certains économistes. Une autre possibilité serait une consolidation autour des actifs les plus capitalisés du secteur, comme l’ethereum ou les tokens liés à l’infrastructure blockchain. Reste à voir si le marché crypto saura rebondir ou s’il s’oriente vers une phase de maturité plus marquée.

Une chose est sûre : cette sortie du top 10 des capitalisations mondiales marque un tournant pour un écosystème qui, après des années de croissance fulgurante, doit désormais composer avec un environnement moins porteur. Entre régulation renforcée, concurrence accrue et attentes déçues des investisseurs, le bitcoin entre dans une nouvelle ère – celle de la normalisation.

D'après Journal du Coin, ce sont principalement des entreprises technologiques (comme Nvidia ou Tesla) et des obligations souveraines (États-Unis, Allemagne) qui ont gagné des places au détriment des cryptomonnaies. Aucun actif crypto ne figure désormais dans ce classement.

Les analystes interrogés par Journal du Coin estiment que le bitcoin pourrait revenir dans le top 10 si le contexte macroéconomique s’améliore d’ici la fin 2026, mais rien n’est garanti. La volatilité reste un facteur clé pour son avenir.