Pour qu’un nouveau cycle haussier du Bitcoin (BTC) se matérialise, le marché devra attirer un afflux de capitaux estimé à plus de 1 000 milliards de dollars, selon une analyse publiée par Ki Young Ju, fondateur de la plateforme CryptoQuant, et relayée par Cryptoast. Cette estimation intervient alors que le cours du Bitcoin oscille actuellement sous la barre des 60 000 dollars, un niveau inédit depuis octobre 2024.
Ce qu'il faut retenir
- Un prochain cycle haussier du Bitcoin nécessiterait un afflux de capitaux supérieur à 1 000 milliards de dollars, selon CryptoQuant.
- Le cours du BTC évolue actuellement sous les 60 000 dollars, un seuil qu’il n’avait plus atteint depuis octobre 2024.
- En 2011, 2,7 milliards de dollars suffisaient à provoquer une hausse de 55 436 %, contre 697 milliards de dollars lors du dernier cycle pour une performance de 689 %.
- Ki Young Ju souligne que le Bitcoin doit devenir un actif macroéconomique central pour soutenir une nouvelle phase de croissance.
- La capitalisation boursière de l’or, souvent comparée au Bitcoin, atteint aujourd’hui environ 27 000 milliards de dollars.
Un marché en quête d’un nouveau souffle
Alors que le Bitcoin cherche son point bas après une chute sous les 60 000 dollars, les investisseurs scrutent les signaux d’un éventuel rebond. Selon Ki Young Ju, fondateur de CryptoQuant, un nouveau bull run — une phase de hausse prolongée — ne pourra se concrétiser qu’à condition de mobiliser des capitaux massifs. « Le prochain marché haussier parabolique nécessitera probablement une allocation institutionnelle plus profonde », a-t-il déclaré dans une publication sur X (ex-Twitter). L’analyste insiste sur la nécessité pour le Bitcoin de s’imposer comme un actif macroéconomique central, bien au-delà de son statut actuel de placement spéculatif porté par les ETF et les investisseurs particuliers.
L’efficacité du capital en question
La hausse régulière du prix du Bitcoin s’accompagne d’une capitalisation boursière en constante augmentation. Or, cette dynamique exige désormais des injections de liquidités bien plus importantes qu’auparavant. « L’efficacité du capital diminue », observe Ki Young Ju. En 2011, il suffisait de 2,7 milliards de dollars d’entrées nettes pour entraîner une hausse spectaculaire de 55 436 %. Lors du dernier cycle, 697 milliards de dollars n’ont permis qu’une performance de 689 %. Pour un nouveau cycle, la somme requise pourrait donc atteindre — voire dépasser — 1 000 milliards de dollars, selon ses calculs.
Un défi plausible, mais ambitieux
Si le montant de 1 000 milliards de dollars peut sembler colossal, il reste envisageable à l’aune de la perte de capitalisation subie par le Bitcoin ces derniers mois. Depuis son sommet historique de 124 000 dollars, la valeur totale du marché a été divisée par plus de deux, effaçant au passage 1 285 milliards de dollars. À titre de comparaison, cette somme équivaut à la valorisation d’entreprises comme Anthropic ou OpenAI, deux acteurs majeurs de l’intelligence artificielle. Ki Young Ju rappelle également que la capitalisation boursière de l’or, souvent citée comme référence pour le Bitcoin, atteint aujourd’hui 27 000 milliards de dollars — un chiffre qui donne une échelle de ce que le Bitcoin pourrait, à terme, espérer capter.
« Le Bitcoin doit devenir un actif macroéconomique central, et plus seulement un trade porté par les ETF et les particuliers. »
— Ki Young Ju, fondateur de CryptoQuant
Le Bitcoin à la croisée des chemins
Pour les observateurs du marché, la capacité du Bitcoin à attirer ces capitaux dépendra en grande partie de sa capacité à se positionner comme une réserve de valeur fiable. Depuis son élection en novembre 2024, Donald Trump avait contribué à propulser le BTC au-delà des 100 000 dollars, mais la tendance actuelle montre une volatilité persistante. Les analystes estiment que seule une adoption massive par les institutions financières pourrait stabiliser le marché et enclencher un nouveau cycle haussier. « Le Bitcoin doit capter de plus en plus de liquidités pour enclencher des hausses pourtant de moins en moins importantes », précise l’analyste en chef de CryptoQuant.
Si l’hypothèse d’un afflux de 1 000 milliards de dollars peut sembler optimiste, elle s’inscrit dans une logique de moyen terme. Les cycles précédents ont montré que chaque nouvelle phase de hausse exigeait des volumes de capitaux toujours plus élevés, reflétant la maturation progressive — mais encore incomplète — du marché des cryptomonnaies.
En attendant, le marché reste sous tension, oscillant entre recherche d’un point bas et anticipation d’un nouveau départ. Une chose est sûre : pour que le Bitcoin entre dans une nouvelle ère, il faudra bien plus que de simples spéculations individuelles. Il faudra, comme le souligne Ki Young Ju, une transformation profonde de son rôle dans l’économie mondiale.
Selon CryptoQuant, l’efficacité du capital diminue au fil des cycles. En 2011, 2,7 milliards de dollars suffisaient à provoquer une hausse de 55 436 %, tandis que 697 milliards de dollars n’ont permis qu’une performance de 689 % lors du dernier cycle. Pour un nouveau cycle, il faudrait donc mobiliser des capitaux bien plus importants, estimés à plus de 1 000 milliards de dollars, afin de compenser la hausse régulière de la capitalisation boursière du Bitcoin et de soutenir une nouvelle phase de croissance.
Ki Young Ju, fondateur de CryptoQuant, souligne que le Bitcoin doit devenir un actif macroéconomique central pour attirer les capitaux nécessaires à un nouveau cycle haussier. Cela implique une adoption massive par les institutions financières, bien au-delà des ETF et des investisseurs particuliers. Ces acteurs, capables de mobiliser des volumes bien plus importants, sont considérés comme indispensables pour stabiliser le marché et enclencher une nouvelle phase de hausse.