Le parquet général de Bolivie a lancé un mandat d'arrêt à l'encontre de l'ex-président Evo Morales pour son implication présumée dans les manifestations antigouvernementales qui ont secoué le pays pendant 50 jours en mai et juin. Cette décision fait suite à des dizaines de blocages de routes ayant eu lieu à travers la Bolivie lors de ces événements.

Ce qu'il faut retenir

  • Mandat d'arrêt émis contre Evo Morales pour son rôle dans les manifestations de mai et juin en Bolivie
  • Enquête en lien avec des plaintes pour « soulèvement armé » et « terrorisme » déposées par des dirigeants civils et le ministère de l'Intérieur
  • Organisations indigènes, syndicats et producteurs de coca ont manifesté et bloqué des routes pour exiger la démission du président Rodrigo Paz en raison de la crise économique du pays

Des blocages de routes et une crise économique

Les manifestations et les blocages de routes ont été le résultat de sept semaines de mobilisation d'organisations indigènes, de syndicats et de producteurs de coca. Ces derniers réclamaient le départ du président Rodrigo Paz alors que la Bolivie traversait une grave crise économique, la pire depuis quarante ans.

Accusations et mesures prises

Face à la situation, le président Paz a déclaré l'état d'exception, autorisant l'intervention de la police et de l'armée pour lever les barrages routiers qui avaient entraîné d'importantes pénuries de carburant, de nourriture et de médicaments dans plusieurs villes du pays.

Evo Morales, qui a dirigé la Bolivie de 2006 à 2019, est accusé par le chef de l'État d'avoir orchestré ces mouvements de contestation. L'ancien président, âgé de 66 ans, s'est retranché dans sa région d'origine du Chapare depuis l'émission d'un mandat d'arrêt à son encontre en 2024 dans une affaire de traite présumée de mineure, des accusations qu'il nie en bloc.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes consisteront en la mise en œuvre du mandat d'arrêt contre Evo Morales et le déroulement de l'enquête pour faire toute la lumière sur son implication présumée dans les manifestations de mai et juin en Bolivie.