Depuis 2020, le maire écologiste Pierre Hurmic défend une réduction progressive de la place de la voiture en ville, provoquant des critiques de ses opposants. La politique urbaine de Bordeaux se traduit par une diminution des voies, une multiplication des pistes cyclables, une végétalisation accrue, une réduction des places de stationnement et des tarifs de stationnement élevés. Ces mesures ont complexifié la vie des automobilistes. En janvier 2026, l'index TomTom Traffic classe Bordeaux comme la deuxième ville la plus embouteillée de France, après Lyon. Le maire sortant se défend en mentionnant une légère amélioration, mais un automobiliste bordelais a perdu en moyenne 99 heures dans les embouteillages en 2025, soit une augmentation de 1 heure et 16 minutes par rapport à 2024.
Ce qu'il faut retenir
- Pierre Hurmic défend une réduction de la place de la voiture en ville depuis son élection en 2020
- Bordeaux est classée deuxième ville la plus embouteillée de France en 2026
- Les automobilistes ont passé en moyenne 99 heures dans les embouteillages en 2025, en augmentation par rapport à 2024
Une politique urbaine contestée
La politique urbaine de Pierre Hurmic a suscité des réactions mitigées. Certains riverains et commerçants expriment leur exaspération face aux mesures "anti-voiture", regrettant des temps de trajet rallongés. La réduction des voies et des places de stationnement impacte la fluidité de la circulation, conduisant à une congestion croissante aux heures de pointe.
Impact sur la vie quotidienne
Les chiffres révèlent une réalité contraignante pour les habitants de Bordeaux. Malgré les efforts pour promouvoir les modes de déplacement doux, la situation du trafic routier demeure tendue, avec des conséquences sur la qualité de vie des citadins. La hausse du temps passé dans les embouteillages souligne les défis persistants en matière de mobilité.
Réactions et attentes
Les municipales à venir seront l'occasion pour les citoyens de se prononcer sur la place de la voiture en ville. Les réactions des électeurs et les prises de position des candidats permettront de dessiner l'avenir de la mobilité à Bordeaux.
