Un attentat devant le siège de Bank of America à Paris a été déjoué le 28 mars 2026. Un homme suspecté d'être l'intermédiaire du commanditaire a été mis en examen pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" et placé en détention provisoire le jeudi 1er avril. Deux mineurs, impliqués dans le projet, ont également été écroués par la suite.
Ce qu'il faut retenir
- Un homme suspecté d'être l'intermédiaire du commanditaire a été mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle.
- Deux mineurs ont été impliqués dans le projet d'attentat et ont été placés en détention provisoire.
- Le parquet national antiterroriste avait requis la mise en examen des quatre personnes interpellées dans cette affaire.
Soupçons sur un homme de 21 ans
Wakil D., âgé de 21 ans, est soupçonné d'avoir recruté les deux mineurs. Il est déjà connu de la justice pour des affaires de trafic de stupéfiants. Le mineur de 17 ans, interpellé en flagrant délit alors qu'il s'apprêtait à faire exploser un engin artisanal, a lui aussi été mis en examen pour plusieurs chefs d'accusation liés à des activités terroristes.
Placements en détention et suites judiciaires
Les deux mineurs ont été placés en détention provisoire, le premier devant être incarcéré dans le quartier des mineurs d'un centre pénitentiaire de la région parisienne. Un autre mineur, qui devait filmer l'explosion le soir des faits et s'était enfui, a également été mis en examen. Son placement en détention était en attente d'une décision du juge des libertés et de la détention.
La publication d'une vidéo par un groupe pro-iranien avait ciblé les intérêts de la communauté juive en France et en Europe, en particulier le siège de Bank of America. Trois mineurs ont reconnu avoir été recrutés par le suspect majeur, moyennant une somme d'argent. Tous ont admis les faits matériels tout en contestant l'intention terroriste.
Les autorités judiciaires avaient ouvert une information judiciaire et requis la mise en examen des personnes interpellées. L'intermédiaire supposé avait été recruté via les réseaux sociaux par un tiers. Les mineurs avaient un casier judiciaire vierge, tandis que le majeur avait déjà été condamné pour trafic de stupéfiants en 2025.
