Comme le rapporte Franceinfo - Culture, l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal revient sur sa détention en Algérie dans son nouvel ouvrage, « La Légende », disponible depuis le 2 juin chez Grasset. Cet ouvrage sort après bien des remous, des déclarations, des polémiques. Retour sur presque sept mois de retrouvailles et de tensions.
Ce qu'il faut retenir
- La libération de Boualem Sansal le 12 novembre 2025 après un an de détention en Algérie.
- Son retour en France et son accueil à l'Elysée par Emmanuel Macron.
- Sa nomination à l'Académie française le 29 janvier.
- Sa rupture avec son éditeur historique, Gallimard, et son arrivée chez Grasset.
- La polémique autour de son arrivée chez Grasset et le limogeage d'Olivier Nora, PDG de Grasset.
La libération et le retour en France
Le 12 novembre 2025, la télévision algérienne annonçait la libération de Boualem Sansal, après un an de détention. Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, avait décidé de répondre favorablement à la demande du président de la République fédérale d'Allemagne, Frank-Walter Steinmeier, concernant l'octroi d'une grâce en faveur de l'écrivain. Boualem Sansal a ensuite pris la direction de Berlin pour des soins et a été accueilli par l'ambassadeur de France pour quelques jours. La semaine d'après, il est rentré en France, où il a été accueilli par Emmanuel Macron à l'Elysée.
Dans les jours qui ont suivi, il a accordé plusieurs interviews, notamment à France 2 et à France Inter, où il a évoqué ses conditions de détention : « Etre prisonnier, c'est une humiliation, on vous fouille matin et soir, vous êtes comme un toutou. »
La nomination à l'Académie française et la rupture avec Gallimard
Le 29 janvier, Boualem Sansal est entré à l'Académie française. Lorsqu'on lui a demandé s'il était heureux, il a répondu : « Est-ce qu'on peut poser une question pareille ? Evidemment ! Evidemment, je suis heureux, flatté, honoré, tout ce qu'on veut. C'est énorme. »
Cependant, mi-mars, il a quitté son éditeur historique, Gallimard, pour rejoindre Grasset, une décision qui a suscité beaucoup de tensions. Dans une tribune au Monde, il a expliqué cette rupture en parlant d'une « divergence » pendant sa détention, Gallimard ayant opté pour la diplomatie tandis que lui voulait la fermeté. Il a également évoqué l'argument économique, déclarant sur France Inter : « J’étais étonné de valoir 1 million d’euros. Gallimard, j’ai appris qu’ils voulaient me proposer un contrat de 100 000 euros. Et là, j’ai dix fois plus. Formidable ! »
La polémique autour de son arrivée chez Grasset
En avril, Olivier Nora, PDG de Grasset, a été éjecté, suite à l'arrivée de Boualem Sansal, qui a suscité beaucoup de tensions. 170 auteurs ont signé une tribune liant leur sort à celui de l'un des noms les plus respectés du monde de l'édition.
Boualem Sansal a reçu les honneurs de l'Académie royale de Bruxelles et a déclaré : « La France est finie pour moi. C'est fini, il me reste que quelques mois à tirer dans ce pays et je me tire. »
En conclusion, les derniers mois ont été agités pour Boualem Sansal, avec une libération, un retour en France, une nomination à l'Académie française, une rupture avec son éditeur historique et une polémique autour de son arrivée chez Grasset. Son nouvel ouvrage, « La Légende », est désormais disponible et promet de susciter de nouveaux débats et discussions.