Dans un objectif affiché d’encourager les mobilités douces, la Région Bretagne et la SNCF ont annoncé, ce mercredi 2 septembre 2026, une série de mesures communes visant à améliorer l’accueil des cyclistes sur le réseau ferroviaire breton. Selon nos confrères d’Ouest France, cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une politique plus large de développement des transports alternatifs, alors que les collectivités locales cherchent à réduire la place de la voiture individuelle.
Ce qu'il faut retenir
- La Région Bretagne et la SNCF ont présenté un plan commun pour favoriser l’intermodalité entre le vélo et le train, dès septembre 2026.
- Parmi les mesures phares : 200 places supplémentaires dédiées aux vélos dans les trains régionaux, soit une hausse de 30 % par rapport à 2025.
- Des parkings sécurisés seront installés dans 15 gares bretonnes d’ici fin 2027, avec un objectif de 50 sites couverts à terme.
- Un système de consigne à vélo sera déployé dans les principales gares, en partenariat avec des acteurs locaux.
- La SNCF et la Région Bretagne prévoient un budget de 5 millions d’euros sur trois ans pour financer ces aménagements.
- Ces mesures s’ajoutent à l’extension des pistes cyclables autour des gares, déjà en cours dans plusieurs départements.
L’annonce intervient alors que la Bretagne mise sur une stratégie globale de décarbonation de ses transports. « Nous voulons offrir aux usagers une alternative crédible à la voiture, en combinant efficacité et écologie », a expliqué Loïg Chesnais-Girard, président de la Région Bretagne. D’après lui, l’intermodalité vélo-train est un levier essentiel pour y parvenir. De son côté, la SNCF a rappelé son engagement en faveur des mobilités actives, avec une hausse continue des espaces vélo dans ses trains depuis 2020.
Des aménagements concrets pour les cyclistes
Parmi les dispositifs prévus, la création de 200 places supplémentaires pour les vélos dans les TER bretons dès septembre 2026 figure en tête de liste. « Cela représente une augmentation de 30 % des capacités existantes », a précisé un porte-parole de la SNCF. Ces espaces seront prioritairement situés dans les rames les plus fréquentées, comme celles reliant Rennes à Saint-Brieuc ou Lorient à Quimper. Les usagers pourront réserver leur place via une application dédiée, afin d’éviter les files d’attente aux gares.
Côté infrastructures, la Région Bretagne a prévu l’installation de parkings sécurisés dans 15 gares d’ici fin 2027, avec un objectif de 50 sites équipés d’ici 2029. Ces parkings, équipés de caméras et de systèmes anti-vol, seront accessibles sur abonnement ou à la journée. « Nous ciblons en priorité les gares des grandes villes, mais aussi celles des zones rurales pour couvrir l’ensemble du territoire », a indiqué un responsable régional. Par ailleurs, un système de consigne à vélo sera testé dès 2027 dans les gares de Rennes, Brest et Lorient, avant un éventuel déploiement plus large.
Un budget ambitieux pour une transition durable
Pour financer ces aménagements, la Région Bretagne et la SNCF ont prévu un budget de 5 millions d’euros sur trois ans. « Cet investissement est un signal fort en faveur des mobilités douces », a souligné une élue bretonne. Une partie des fonds servira à cofinancer les pistes cyclables autour des gares, déjà en cours de réalisation dans plusieurs départements. À Rennes, par exemple, la piste reliant la gare au centre-ville sera étendue de 2 km d’ici 2027. « L’idée est de créer des continuités entre les différents modes de transport », a expliqué un urbaniste local.
Les associations de cyclistes ont salué cette initiative, tout en appelant à une généralisation rapide des mesures. « C’est un pas dans la bonne direction, mais il faudra encore améliorer la signalétique et la sécurité sur les trajets », a déclaré un représentant de Bretagne Vélo Tourisme. La SNCF a, pour sa part, rappelé que ces aménagements s’inscrivaient dans son plan « Zéro voiture solo » lancé en 2024, avec un objectif de doubler le nombre de places vélo dans ses trains d’ici 2030.
Cette collaboration entre la Région et la SNCF illustre la volonté des pouvoirs publics de rendre les transports en commun plus attractifs, tout en répondant aux enjeux climatiques. « L’enjeu n’est pas seulement technique, mais aussi culturel : il s’agit de changer les habitudes de déplacement », a conclu Loïg Chesnais-Girard. Les prochains mois seront déterminants pour mesurer l’efficacité de cette stratégie.
Les usagers pourront réserver leur place via une application dédiée, dont le lancement est prévu en septembre 2026. En attendant, des places seront attribuées en priorité aux abonnés TER, puis aux autres voyageurs dans la limite des disponibilités.