Alors que la session 2026 du brevet des collèges approche, les élèves de troisième et leurs enseignants découvrent une épreuve de mathématiques profondément revisitée. Comme le rapporte Le Figaro, qui a pu analyser un sujet type de cette nouvelle version, les modifications s’inscrivent dans la continuité des réformes pédagogiques récentes, visant à adapter l’évaluation aux compétences attendues en fin de cycle 4.

Ce qu'il faut retenir

  • Une épreuve recentrée sur trois domaines principaux : nombres et calculs, grandeurs et mesures, ainsi qu’espace et géométrie.
  • Une durée inchangée de 90 minutes, mais avec une répartition des exercices repensée.
  • L’introduction d’un exercice en algorithmique et programmation, obligatoire pour tous les candidats.
  • Une notation toujours sur 100 points, mais avec une pondération différente selon les exercices.

Une épreuve recentrée sur les fondamentaux et l’application concrète

Selon l’enseignant interrogé par Le Figaro, cette nouvelle mouture de l’épreuve de mathématiques s’éloigne des traditionnels exercices de calcul pur pour privilégier des situations plus proches de la vie quotidienne. « On demande aux élèves de mobiliser leurs connaissances dans des contextes variés », explique-t-il. Les exercices de géométrie, par exemple, ne se limitent plus à des démonstrations pures, mais intègrent des problèmes concrets, comme le calcul de surfaces ou de volumes dans des situations réelles.

Les nombres et les calculs restent au cœur de l’épreuve, mais avec une insistance accrue sur la maîtrise des opérations de base et la résolution de problèmes. « L’objectif est de vérifier que les élèves savent appliquer les notions apprises, et non seulement les restituer », précise l’enseignant. Cette approche s’aligne sur les préconisations du ministère de l’Éducation nationale, qui encourage depuis plusieurs années une pédagogie active et appliquée.

Algorithmique et programmation : une nouveauté devenue incontournable

Parmi les changements les plus marquants, l’introduction d’un exercice dédié à l’algorithmique et à la programmation figure en bonne place. « C’est une compétence désormais essentielle, et le brevet doit en rendre compte », souligne l’enseignant. Cet exercice, noté sur 10 points, peut prendre la forme d’un problème à résoudre à l’aide d’un algorithme simple ou d’un extrait de code à analyser.

Les langages de programmation les plus couramment utilisés dans les collèges, comme Scratch ou Python, sont susceptibles d’être mobilisés. « Les élèves n’ont pas besoin de maîtriser parfaitement un langage », rassure-t-il. « L’idée est de tester leur capacité à comprendre une logique de programmation et à l’appliquer pour résoudre un problème. »

Une notation ajustée pour refléter les nouvelles priorités

Bien que la note globale reste sur 100 points, la répartition des points évolue pour refléter les nouvelles priorités pédagogiques. L’exercice d’algorithmique, par exemple, est noté sur 10 points, tandis que les problèmes concrets (grandeurs et mesures, espace et géométrie) voient leur coefficient légèrement renforcé. « Les exercices classiques de calcul pur perdent un peu de poids, au profit des situations problèmes », explique l’enseignant. « Cela ne signifie pas que le calcul mental ou les opérations de base sont négligés, mais qu’on cherche à évaluer une compétence plus large : la capacité à résoudre un problème de A à Z. »

Et maintenant ?

Les prochains mois seront consacrés à l’appropriation de cette nouvelle épreuve par les enseignants et les élèves. Les manuels scolaires devraient être mis à jour d’ici la rentrée 2025, et les professeurs pourront s’appuyer sur les annales des sessions précédentes, une fois celles-ci publiées. Une circulaire ministérielle, attendue pour l’automne 2025, devrait préciser les modalités exactes de l’évaluation et fournir des exemples supplémentaires de sujets types.

Réactions et attentes des acteurs éducatifs

Du côté des associations de parents d’élèves, la réforme est globalement bien accueillie. « Nous saluons une épreuve plus en phase avec les réalités du XXIe siècle », déclare Sophie Venant, porte-parole de la FCPE. « Les compétences en algorithmique et en résolution de problèmes sont devenues indispensables, et il est logique qu’elles soient évaluées au brevet. »

Côté enseignants, l’adaptation à ces nouveaux exercices pourrait prendre quelques mois. « Il va falloir se former, mais aussi familiariser les élèves à ce type de raisonnement », confie un professeur de mathématiques de l’académie de Versailles. « Le plus important, c’est que cette réforme ne soit pas perçue comme une simple nouveauté éphémère, mais comme une évolution durable de l’enseignement des maths. »

Pour les élèves actuellement en classe de troisième, la session 2026 du brevet de mathématiques s’annonce donc sous de nouveaux auspices. Une chose est sûre : cette épreuve, bien que toujours exigeante, reflète désormais les compétences que le système éducatif souhaite voir acquises en fin de collège.

Selon Le Figaro, l’exercice portera sur des algorithmes simples ou des extraits de code à analyser. Les élèves pourraient être amenés à compléter un algorithme, à en expliquer le fonctionnement ou à l’appliquer pour résoudre un problème concret, comme le tri de données ou le calcul d’une trajectoire.