Le géant automobile chinois BYD a une nouvelle fois repoussé le lancement de sa première usine européenne, située à Szeged en Hongrie. La production ne débutera qu’au quatrième trimestre 2026, selon les déclarations de Stella Li, vice-présidente du constructeur, rapportées par Numerama ce 10 juin 2026. Ce report marque un nouveau décalage par rapport au calendrier initial, qui prévoyait une mise en route dès septembre 2025.

Ce qu'il faut retenir

  • Un troisième report pour l’usine de Szeged : initialement prévue pour septembre 2025, puis décalée au second semestre 2026, la production est désormais attendue pour fin 2026.
  • Une priorité absolue pour BYD : Stella Li a réaffirmé que la Hongrie restait « la priorité numéro un » pour le constructeur, malgré les retards accumulés.
  • Quatre modèles prévus en Europe : la citadine Dolphin Surf sera le premier modèle produit, suivie par le SUV Atto 2, puis deux autres modèles encore non identifiés.
  • Objectif de production ambitieux : BYD vise une capacité annuelle de 300 000 véhicules dans son usine hongroise.
  • Recherche d’un second site européen : après la Hongrie, le constructeur se concentre sur l’identification d’une deuxième localisation, avec un intérêt marqué pour les sites sous-utilisés de Stellantis.

Un calendrier initial déjà perturbé

L’usine de BYD à Szeged, en Hongrie, devait initialement entrer en production dès l’automne 2025. Cependant, des retards successifs ont conduit à un premier report en juin 2026, puis à un nouveau décalage annoncé aujourd’hui. Selon Numerama, ces ajustements s’expliquent par la lenteur des installations techniques et logistiques sur le site. « La Hongrie est la priorité numéro un pour le moment », a déclaré Stella Li lors d’un passage dans les bureaux londoniens du groupe. Autant dire que le constructeur chinois mise sur ce projet pour son implantation en Europe.

Deux modèles phares en préparation, puis deux autres

BYD a précisé que la production débutera avec la citadine Dolphin Surf, un modèle compact destiné à séduire le marché européen. Dès que la cadence sera maîtrisée, un second véhicule, le SUV Atto 2, sera ajouté à la gamme. Deux autres modèles, dont l’identité n’a pas encore été révélée, compléteront ensuite l’offre. L’objectif affiché est ambitieux : atteindre une production annuelle de 300 000 unités dans cette usine, un volume qui permettrait de rivaliser avec les principaux acteurs du marché.

Pour y parvenir, BYD mise sur une montée en puissance rapide, tout en continuant à installer les équipements nécessaires sur le site hongrois. Les retards enregistrés pourraient cependant impacter ce calendrier optimiste, d’autant que le groupe n’a pas encore communiqué sur les ajustements éventuels de sa stratégie industrielle.

Un second site européen en discussion

Alors que l’usine de Szeged reste la priorité immédiate, BYD prépare déjà la suite. « Notre deuxième priorité sera de nous concentrer sur la recherche d’un deuxième site de production en Europe », a indiqué Stella Li. Le constructeur chinois examine actuellement plusieurs options, dont certaines usines sous-utilisées appartenant à Stellantis. Cette stratégie vise à accélérer la pénétration du marché européen, où la concurrence est déjà forte entre les constructeurs traditionnels et les nouveaux acteurs chinois. Côté Turquie, le projet d’implantation d’une seconde usine a été officiellement mis en pause. Une décision qui pourrait refléter une réévaluation des priorités géographiques ou des contraintes logistiques. Pour l’heure, BYD n’a pas précisé quelles régions ou pays sont envisagés pour ce second site, ni les échéances associées.

Et maintenant ?

Le nouveau report de l’usine hongroise laisse planer des interrogations sur la capacité de BYD à tenir ses objectifs de production dans les délais annoncés. D’ici fin 2026, le constructeur devra non seulement finaliser les installations techniques à Szeged, mais aussi lancer la fabrication de ses premiers modèles européens. Parallèlement, la recherche d’un second site industriel devrait s’intensifier, avec une attention particulière portée aux actifs disponibles chez Stellantis. Les prochains mois seront donc décisifs pour évaluer l’avancement réel de cette stratégie d’expansion.

Alors que BYD confirme sa volonté de s’implanter durablement en Europe, plusieurs questions restent en suspens. Quel sera l’impact des retards sur la compétitivité du groupe face à des concurrents comme Tesla ou les constructeurs européens ? Comment évoluera la stratégie d’implantation du constructeur chinois après la Hongrie ? Enfin, quels modèles supplémentaires seront dévoilés pour atteindre les 300 000 unités annuelles visées ? Les prochaines annonces de BYD, attendues avant la fin de l’année, pourraient apporter des éléments de réponse.