L’indice parisien a clos la séance de ce vendredi 24 juillet 2026 en territoire positif, avec un gain de 0,88%, soit 8 372,28 points, selon BFM Bourse. Cette performance hebdomadaire permet au CAC 40 de progresser de 0,4% sur cinq jours, malgré un contexte géopolitique toujours tendu au Moyen-Orient.
Ce qu'il faut retenir
- Le CAC 40 termine la semaine en hausse de 0,88% à 8 372,28 points, après une semaine globalement positive de +0,4%.
- Les cours du pétrole reculent de plus de 4%, avec le Brent à 95,90 dollars et le WTI à 88,33 dollars, soulageant les marchés actions.
- Carrefour chute de 4,85% après des résultats semestriels en deçà des attentes, tandis que Nexity plonge de 8,61% sur des réservations en baisse.
- Dassault Systèmes (+7,90%) et Argan (+14,98%) enregistrent des hausses marquées, portées par leurs publications financières.
- L’euro s’échange à 1,1386 dollar, tandis que les tensions au Moyen-Orient restent un sujet de préoccupation majeure.
Le marché parisien a bénéficié d’un repli des cours pétroliers, les contrats à terme sur le Brent de mer du Nord perdant 4,8% à 95,90 dollars le baril, et le WTI new-yorkais cédant 4,2% à 88,33 dollars. Cette baisse des matières premières a offert un répit aux investisseurs, alors que les tensions au Moyen-Orient continuent de peser sur les perspectives économiques.
Deutsche Bank souligne dans une note que « la paix en Iran semble pour l’instant lointaine », alors que les risques d’escalade militaire persistent. La banque allemande rappelle les déclarations de Donald Trump à Axios, où le président américain a indiqué qu’il « envisageait une attaque de grande envergure » et qu’il était « sur le point de prendre une décision ». Il avait auparavant averti que si les Houthis poursuivaient leurs frappes, « des représailles militaires majeures seraient également infligées à l’Iran ».
« Les investisseurs restent attentifs aux tensions croissantes au Moyen-Orient et à la prochaine vague de résultats des grandes entreprises technologiques la semaine prochaine », explique John Plassard, stratégiste chez Cité Gestion. Selon lui, cette période pourrait déterminer si la récente correction boursière n’est qu’une simple prise de bénéfices ou le début d’une phase de consolidation plus profonde.
Des résultats contrastés dans le CAC 40
Parmi les valeurs du CAC 40, Dassault Systèmes a enregistré une hausse de 7,90%, portant ses gains à près de 12% sur deux séances. Cette performance fait suite à des résultats semestriels sans mauvaise surprise, salués par les investisseurs. Argan, en dehors de l’indice phare, a bondi de 14,98% après l’annonce de sa fusion avec le groupe belge WDP.
À l’inverse, Carrefour a subi une chute de 4,85% après avoir publié une rentabilité inférieure à celle attendue au premier semestre. Nexity, quant à lui, a chuté de 8,61% en raison d’une baisse des réservations de logements neufs dans ses résultats semestriels. Stef a enregistré une progression de 5,97%, portée par une accélération de sa croissance au deuxième trimestre, soutenue par l’acquisition de nouveaux clients.
Hors CAC 40, NEXT BIOTEC a affiché une hausse de 3,25%, tandis que l’AEX 25 Index a progressé de 0,31% et le BEL 20 Index de 0,74%. Seule la PSI 20 a reculé, avec une baisse de 0,40%.
L’euro résiste face au dollar malgré les incertitudes
Sur le marché des changes, l’euro s’est légèrement apprécié face au dollar, s’échangeant à 1,1386 dollar, soit une progression de 0,08%. Cette stabilité relative contraste avec les fluctuations observées ces dernières semaines, alors que les banques centrales peinent à trouver un équilibre entre inflation et croissance.
Le SBF 120, qui regroupe les 120 plus grandes capitalisations de la place parisienne, a progressé dans le même temps de 0,85%, confirmant la tendance haussière de la journée. Les valeurs technologiques, souvent sensibles aux tensions géopolitiques, ont montré des performances variées, reflétant la prudence des investisseurs.
La baisse des cours du pétrole, si elle se poursuit, pourrait apporter un soutien supplémentaire aux marchés actions, mais elle pourrait aussi refléter une demande atone, synonyme de ralentissement économique. Autant dire que la prudence reste de mise, alors que les indicateurs macroéconomiques peinent à dessiner un scénario clair pour la fin d’année.
La baisse des prix du pétrole allège les coûts pour les entreprises, notamment dans les secteurs de la logistique et des transports. Elle réduit également les pressions inflationnistes, ce qui peut rassurer les investisseurs sur la santé économique globale. Enfin, elle limite les craintes d’une escalade des tensions géopolitiques liées aux approvisionnements énergétiques.