Selon BFM Bourse, l’indice CAC 40 a prolongé mercredi 6 août sa dynamique haussière en enregistrant de nouveaux sommets historiques à 8 694 points. Cette progression s’inscrit dans un contexte de reflux des cours du pétrole, un facteur clé pour contenir les pressions inflationnistes. L’analyse technique suggère que l’indice parisien se rapproche désormais d’une zone de surachat, tout en restant engagé dans une phase de consolidation élargie.
Ce qu'il faut retenir
- Le CAC 40 a battu un nouveau record à 8 694 points mercredi 6 août, profitant d’un repli des cours du pétrole.
- L’indice évolue dans une formation graphique de consolidation élargie, après avoir franchi la résistance des 8 280 points le 12 juin.
- Sur le marché actions français, Publicis (+3,05 %) et Euronext (+2,48 %) enregistrent les plus fortes hausses, tandis qu’Orange recule de 3,3 %, soit la plus forte baisse du CAC 40.
- Aux États-Unis, les indices affichent des performances contrastées : le Dow Jones gagne 0,49 %, le Nasdaq Composite recule de 0,83 %, et le S&P 500 perd 0,17 % à 7 723 points.
- Le Détroit d’Ormuz reste au cœur des tensions géopolitiques, avec un accord entre l’Iran et Oman sur une nouvelle voie de navigation, sans participation américaine.
- L’analyse technique indique que le scénario haussier reste valable tant que le CAC 40 se maintient au-dessus du support de 8 281 points.
Un contexte géopolitique toujours tendu
Les déclarations de Donald Trump, affirmant que le Détroit d’Ormuz sera « très bientôt » libre, interviennent alors que l’Iran et Oman ont annoncé avoir finalisé un protocole de navigation. Selon Esmaïl Baghaï, porte-parole de la diplomatie iranienne, « les coordonnées géographiques du tracé envisagé par les deux parties ont été approuvées ». Les deux pays travaillent désormais à une « déclaration conjointe », sous réserve que « des parties tierces ne viennent pas entraver le processus », a-t-il précisé, cité par l’agence de presse officielle Irna.
Cette annonce intervient dans un contexte où les tensions régionales restent vives. La libre circulation dans le Détroit d’Ormuz, une artère majeure pour le transport maritime de pétrole, est un enjeu stratégique pour les marchés énergétiques mondiaux. Pour l’instant, les États-Unis n’ont pas réagi officiellement à cet accord.
Le CAC 40 en zone de surachat, mais la tendance reste haussière
D’un point de vue technique, le CAC 40 confirme son engagement dans une phase de consolidation élargie. Après avoir franchi la résistance des 8 280 points le 12 juin, l’indice parisien a comblé le gap baissier du 2 mars, situé à 8 553 points, lors de la séance du 6 juillet. Cette opération a permis un « reset » de la configuration graphique, tout en préservant le support technique à 8 280 points en semaine 31.
L’allure de la figure formée le 12 juin évoque désormais une consolidation de type élargie. « Avis positif à l’échelle de la séance à venir, mais attention au piège de type bulltrap à mesure que l’indice s’approche des 8 800 points », avertissent les analystes de BFM Bourse. Pour l’instant, le scénario haussier reste intact tant que le CAC 40 se maintient au-dessus du support à 8 281 points.
Des performances contrastées entre valeurs et indices
Côté valeurs, le CAC 40 a connu des mouvements marqués. Orange a accusé le plus fort repli de la séance avec une baisse de 3,3 %, tandis que Publicis (+3,05 %) et Euronext (+2,48 %) figuraient parmi les plus fortes hausses. Dans le compartiment des moyennes capitalisations, l’action d’un éditeur et développeur de jeux vidéo a chuté de 6,19 %, une contre-performance notable.
Outre-Atlantique, les indices américains ont terminé la séance de mercredi en ordre dispersé. Le Dow Jones a progressé de 0,49 %, tandis que le Nasdaq Composite reculait de 0,83 %. Le S&P 500, souvent considéré comme le baromètre de l’appétit pour le risque, a légèrement reculé de 0,17 %, clôturant à 7 723 points.
Des indicateurs macroéconomiques à suivre de près
Sur les autres classes d’actifs, la situation se caractérise par une certaine stabilité relative. Vers 8h00 ce matin, l’euro s’échangeait autour de 1,1540 dollar. Le baril de WTI, l’un des indicateurs clés de l’appétit pour le risque, valait environ 74,90 dollars. Les Treasuries à 10 ans affichaient un rendement légèrement supérieur à 4,60 %, tandis que le VIX, indice de volatilité du S&P 500, s’établissait à 16,50 à la clôture de mercredi.
Du côté des publications économiques, les investisseurs surveilleront aujourd’hui les inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage aux États-Unis, publiées à 14h15. Ces données offriront un premier aperçu avant le rapport sur l’emploi non agricole (NFP), attendu demain et qui permettra d’évaluer la santé du marché du travail américain pour le mois de juillet.
La situation reste donc sous haute surveillance, avec une attention particulière portée aux signaux techniques et aux publications macroéconomiques.
Une zone de surachat désigne un niveau où un actif, comme le CAC 40, a connu une hausse trop rapide et pourrait connaître un repli technique ou une consolidation. Dans le cas du CAC 40, cette zone correspond à un niveau où les indicateurs techniques, comme le RSI, signalent une surévaluation. Si l’indice s’y maintient, il pourrait subir une correction, mais cela ne remet pas en cause la tendance haussière sous-jacente tant qu’il reste au-dessus de ses supports clés.
Le pétrole est l’une des principales matières premières influençant l’inflation. Une hausse de son prix renchérit les coûts de production et de transport, ce qui peut peser sur les marges des entreprises du CAC 40. À l’inverse, un repli des cours du pétrole, comme observé mercredi, allège les pressions inflationnistes et soutient la valorisation des actions, notamment des secteurs les plus sensibles à l’énergie.