Le président américain Donald Trump a menacé mercredi sur sa plateforme Truth Social de répliquer à toutes les prochaines attaques de navires par l'Iran dans le détroit d'Ormuz en bombardant les ponts et les centrales électriques iraniennes, rapporte l'AFP, selon BFM Bourse. « ...à chaque fois que la République islamique d'Iran tirera sur un navire dans le détroit d'Ormuz (...), les Etats-Unis bombarderont et détruiront UN PONT OU UNE CENTRALE ELECTRIQUE, y compris ceux situés près de, ou dans, la capitale Téhéran », a affirmé le président américain.

Dans ce contexte, le baril de brut a connu un nouvel échauffement en direction de la barre des 100$ pour le Brent, à 96$. Total Energies (+2,03%), Maurel & Prom (+3,29%) et Vallourec (+2,18%) étaient par nature de leurs activités, entourées en Bourse, selon BFM Bourse.

Ce qu'il faut retenir

  • Le CAC 40 a gagné 0,89% mercredi, porté par l'action Airbus en très grande forme (+7,04%).
  • Les tensions au Moyen-Orient restent vives avec les menaces de Donald Trump.
  • Le baril de brut s'approche de la barre des 100$ pour le Brent.

Contexte géopolitique

L'agence de presse iranienne Tasnim a fait pour sa part état d'une frappe américaine sur l'île de Larak, située dans le détroit d'Ormuz. Le chef de la diplomatie iranienne a mis en garde mercredi les États-Unis contre une riposte « puissante » après les menaces de Donald Trump de bombarder centrales électriques et ponts iraniens à chaque attaque de navire dans le détroit d'Ormuz.

« Notre doctrine de défense est claire : œil pour œil. Toute agression contre l'Iran, y compris contre nos infrastructures, entraînera une riposte puissante », a déclaré sur X Abbas Araghchi, les forces armées estimant de leur côté que les avertissements américains répétés « n'auraient d'autres conséquences que l'extension de la guerre dans la région, voire au-delà ».

Impact sur les marchés financiers

Les opérateurs prendront connaissance ce jeudi de l'issue du Conseil des Gouverneurs de la BCE. Un statu quo monétaire est très largement attendu par la communauté financière, mais toute inflexion dans les éléments de langage employés en conférence de presse viendra étayer, ou non, la perspective d'une hausse des taux à la rentrée, d'après BFM Bourse.

Alessia Berardi, Responsable de la macroéconomie à l'Amundi Investment Institute, s'attend à « un maintien des taux de la BCE cette semaine, dans un contexte marqué par l'intensification des hostilités au Moyen-Orient et les évolutions du cadre de politique monétaire. La récente hausse des prix des intrants laisse la porte ouverte à de nouvelles hausses de taux, éventuellement en septembre, mais [la dirigeante en gestion d'actifs] ne prévoyons pas de surprise majeure en faveur d'une politique plus restrictive dans les orientations de la BCE cette fois-ci ».

Et maintenant ?

Les prochaines heures seront cruciales pour déterminer l'évolution des marchés financiers face aux tensions géopolitiques et aux décisions de la BCE. Les investisseurs restent à l'affût des annonces de la BCE et de l'évolution de la situation au Moyen-Orient, selon BFM Bourse.