Le CAC 40, indice phare de la Bourse de Paris, enregistre une progression modérée ce vendredi 7 août 2026 en milieu de séance, dans l’attente de la publication du rapport sur l’emploi américain pour le mois de juillet. Selon BFM Bourse, l’indice gagne 0,17% à 8 714,26 points à 11h30, soit un gain de 14,65 points par rapport à la clôture de la veille.

Ce qu'il faut retenir

  • Légère hausse du CAC 40 : +0,17% à 8 714,26 points en milieu de séance, dans l’attente du rapport sur l’emploi américain.
  • Perspectives de l’emploi américain : les économistes anticipent 83 000 créations de postes et un taux de chômage stable à 4,2%, selon le Wall Street Journal.
  • Stellantis en baisse : l’action perd 3% après un abaissement de l’opinion de Bernstein à « sous-performance ».
  • Eutelsat chute de 7,4% : l’opérateur satellite voit ses perspectives qualifiées de « prudentes » par Oddo BHF pour l’exercice 2026-2027.
  • Contexte géopolitique : l’ouverture temporaire du détroit d’Ormuz exclut les navires américains et israéliens, selon l’agence Fars citée par Deutsche Bank.
  • Matières premières : le Brent recule de 0,2% à 82,31 dollars, tandis que le WTI baisse de 0,06% à 77,25 dollars.

Les investisseurs restent focalisés sur les dernières données américaines, publiées à 14h30. Les économistes interrogés par le Wall Street Journal s’attendent à une création nette de 83 000 emplois pour juillet, un chiffre légèrement inférieur aux 100 000 postes enregistrés en juin. Le taux de chômage, lui, devrait se maintenir à 4,2%, un niveau considéré comme proche du plein emploi aux États-Unis.

Côté géopolitique, la situation au Moyen-Orient continue de peser sur les marchés. Donald Trump a réitéré sa promesse d’une réouverture prochaine du détroit d’Ormuz, sans préciser de calendrier. Mardi, l’Iran et Oman ont annoncé l’ouverture d’une route temporaire dans ce détroit stratégique, mais selon l’agence Fars, les navires battant pavillon américain ou israélien en seront exclus.

« Même si l’interdiction des navires américains pourrait avoir un impact pratique négligeable, les États-Unis se sont montrés réticents à l’idée d’un accord qui ne garantirait pas la libre circulation dans le détroit d’Ormuz »,
a précisé Deutsche Bank dans une note.

Des performances contrastées parmi les valeurs du CAC 40

Parmi les valeurs du CAC 40, les mouvements sont marqués par des disparités. Stellantis, le géant automobile, dévisse de 3% après que la banque d’investissement Bernstein ait abaissé son opinion sur l’action, passant à « sous-performance », équivalent d’une recommandation de vente. L’annonce a pesé sur le titre, déjà fragilisé par des rumeurs de ralentissement des ventes en Europe et en Chine.

À l’inverse, certains secteurs tirent leur épingle du jeu. Ubisoft Entertainment (+4,43%) et STMicroelectronics (+3,16%) profitent d’un regain d’intérêt des investisseurs pour les valeurs technologiques. Remy Cointreau (+2,69%) et Vusion (ex-Ses Imagotag) (+2,61%) complètent le haut du classement, portés par des anticipations positives sur leurs résultats semestriels.

Côté valeurs en baisse, Eutelsat abandonne 7,4% après la publication de perspectives jugées « prudentes » par Oddo BHF pour l’exercice 2026-2027. L’opérateur de satellites, confronté à une concurrence accrue et à des investissements lourds dans la 5G, peine à convaincre sur sa capacité à dégager des marges suffisantes.

Marchés des changes et matières premières : une séance atone

Sur le marché des changes, l’euro se maintient face au dollar, s’échangeant à 1,1528 dollar, une stabilité relative qui reflète l’attentisme des investisseurs avant la publication des données américaines. Les analystes estiment que le rapport sur l’emploi pourrait influencer la politique monétaire de la Réserve fédérale, même si une baisse des taux reste peu probable à court terme.

Côté matières premières, le pétrole reste peu volatile. Le contrat à terme sur le Brent (mer du Nord, livraison en octobre) perd 0,2% à 82,31 dollars le baril, tandis que le WTI (New York, livraison en septembre) recule de 0,06% à 77,25 dollars. Les analystes attribuent cette faiblesse à des stocks américains en hausse et à une demande modérée en Asie, malgré les tensions au Moyen-Orient.

Et maintenant ?

Les prochaines heures s’annoncent décisives. La publication du rapport sur l’emploi américain à 14h30 pourrait provoquer une volatilité accrue sur les marchés actions et obligataires. Si les chiffres déçoivent, les investisseurs pourraient se reporter vers des valeurs refuges comme l’or ou le yen, tandis qu’une surprise à la hausse pourrait relancer les marchés actions, notamment les secteurs cycliques comme l’automobile ou la technologie. Bref, autant dire que cette séance pourrait s’avérer déterminante pour la tendance des prochains jours.

Dans un contexte où les tensions géopolitiques au Moyen-Orient persistent et où les banques centrales scrutent chaque donnée économique, les prochaines semaines s’annoncent cruciales. Les opérateurs de marché surveilleront également les annonces des entreprises du CAC 40, notamment celles de Stellantis et Eutelsat, dont les performances pourraient donner le ton pour le reste de l’été boursier.

Le rapport sur l’emploi américain, publié chaque mois par le Bureau of Labor Statistics, est un indicateur clé de la santé économique des États-Unis. Il influence directement les anticipations des investisseurs concernant la politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed). Un taux de chômage en hausse ou des créations d’emplois inférieures aux attentes peuvent inciter la Fed à assouplir sa politique, ce qui soutient généralement les marchés actions et obligataires. À l’inverse, un rapport solide pourrait retarder une baisse des taux, pesant sur les valorisations des actifs risqués.