On se serait cru dans un épisode de "Dallas" hier : le CAC 40 a frôlé la crise cardiaque. Pourquoi ? Parce que l'emploi américain a décidé de jouer les trouble-fêtes. (Et non, ce n'est pas une blague.)
Imaginez la scène : Wall Street s'apprête à ouvrir, et patatras, le rapport NFP tombe. Résultat ? Les traders ont dû sortir leurs mouchoirs. (Oui, ceux qui pleurent sur leurs pertes.)
Un rapport NFP qui fait du bien
Alors, que nous raconte ce fameux rapport ? D'après nos confrères de la place financière, les salaires horaires moyens ont grimpé de 0,4%, contre 0,3% attendu. Le taux de chômage, lui, a chuté à 4,3%, contre 4,4% prévu. Autant dire que les marchés ont respiré un bon coup.
Pourtant, le moins qu'on puisse dire, c'est que les derniers signes n'étaient pas rassurants. Mais là, surprise : l'emploi américain semble tenir bon. (On pourrait presque entendre un "Ouf !" collectif.)
Côté valeurs, le marché n'a pas fait dans la dentelle. Les "victimes de l'IA" ont pris cher. Publicis (-8,7%), Capgemini (-8,2%), Sopra Steria (-6%)... La liste est longue. (Et douloureuse.)
À l'inverse, les gagnants de la tendance IA, comme Schneider Electric (+3,5%) et Legrand (+2,9%), ont tiré leur épingle du jeu. Barclays, dans une note publiée hier, a même établi deux paniers d'actions : les gagnants et les perdants. (Spoiler : l'écart de performance atteint 32% depuis le début de l'année.)
Mais le vrai coup de massue, c'est Dassault Systèmes. Avec une chute de 20,8%, la firme n'a pas besoin de l'IA pour plonger. (Ses résultats décevants ont fait le reste.)
Graphiquement, ça secoue
Passons aux choses sérieuses : les graphiques. Le niveau technique des 8 260 points, franchi le 9 janvier, a été réintégré rapidement. (Et pas de la meilleure des manières.)
En une seule séance, l'indice a effacé tous les gains de l'année. (Oui, vous avez bien lu.) Le 22 janvier, la vapeur s'est inversée avec un gap haussier. (Bref, un vrai rollercoaster.)
La volatilité, elle, s'intensifie. Les bandes de Bollinger s'élargissent, comme en octobre dernier. (On se croirait dans un épisode de "Black Mirror".)
Actuellement, l'indice tente de retrouver un équilibre au-dessus des 8 000 points. (Mais rien n'est gagné.)
Neutre à court terme
Alors, que penser de tout ça ? Selon nos analyses, le CAC 40 reste neutre à court terme. (Oui, on sait, c'est frustrant.)
Un franchissement des 8 500 points raviverait la tension à l'achat. (Mais attention, rien n'est joué.) Une rupture des 8 260 points relancerait la pression vendeuse. (Bref, à suivre de près.)
En attendant, on garde un œil sur les prochaines publications. (Parce que les surprises, on en a tous assez.)
Et vous, vous en pensez quoi de cette folle journée boursière ?
Le rapport NFP (Non Farm Payrolls) est un indicateur clé de la santé économique américaine. Il mesure l'évolution de l'emploi hors secteur agricole. Les marchés y sont très sensibles, car il influence directement les décisions de la Fed.
Un gap est une rupture brutale des cours, sans transaction intermédiaire. Cela se produit souvent après une annonce importante ou en début de séance. Il peut être haussier (à l'achat) ou baissier (à la vente).
Les valeurs liées à l'IA sont très sensibles aux tendances technologiques et aux anticipations des marchés. Elles peuvent monter très vite, mais aussi chuter brutalement en cas de déception. (C'est le prix de l'innovation.)
