La Bourse de Paris entame le mois de juin dans une ambiance mitigée, selon Capital. Ce lundi 1er juin 2026, le CAC 40 tente de se maintenir à l'équilibre, tiraillé entre les tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient et le soutien apporté par les valeurs technologiques. À 9h45, l'indice vedette progressait de 0,04 %, s'établissant à 8 186,56 points, après une clôture quasi stable vendredi à 8 183,34 points (-0,07 %).

Ce qu'il faut retenir

  • Le CAC 40 progresse de 0,04 % à 8 186,56 points en ce 1er juin 2026, après une clôture stable vendredi à 8 183,34 points.
  • Les tensions géopolitiques entre les États-Unis et l'Iran, marquées par des échanges de tirs ce week-end, pèsent sur les marchés malgré des espoirs de négociation.
  • Les valeurs technologiques tirent l'indice vers le haut, tandis que les autres secteurs industriels restent moroses en leur absence.
  • Schneider Electric et Legrand enregistrent des hausses respectives de 3 % et 1,52 %, portées par l'annonce d'un investissement de 75 milliards d'euros dans les infrastructures d'IA en France.
  • Un partenariat entre SoftBank et Schneider Electric prévoit 45 milliards d'euros d'investissements d'ici 2031 dans les Hauts-de-France pour la construction de data centers.

Une séance marquée par l'incertitude géopolitique

Les marchés actions européens subissent la pression des tensions géopolitiques, alors que les États-Unis et l'Iran ont échangé des tirs ce week-end. Comme le rapporte Capital, les prix du pétrole ont commencé la semaine en hausse, reflétant cette instabilité. Les médias américains ont également évoqué de nouvelles exigences américaines envers Téhéran, tempérant les espoirs d'un accord imminent évoqué par Donald Trump lui-même.

Pour autant, les investisseurs continuent de miser sur la poursuite des négociations. « Même si les deux camps ont mené des attaques, le marché s'accroche à l'idée que les discussions se poursuivent », a déclaré Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB. Elle ajoute : « Les marchés actions ont été légèrement affectés par cette situation, mais l'incertitude géopolitique ne parvient pas à effacer totalement l'enthousiasme ambiant. »

Les valeurs technologiques, seul moteur du CAC 40

L'analyse d'Ipek Ozkardeskaya, spécialiste chez Swissquote, est sans appel : « Si l'on retire la technologie de l'équation, le reste des secteurs industriels mondiaux apparaît plutôt morose. » En effet, sans les valeurs technologiques, l'indice parisien serait en territoire négatif. Plusieurs entreprises liées à l'intelligence artificielle ou aux infrastructures électriques enregistrent des performances solides.

Parmi elles, STMicroelectronics progresse de 1,44 % à 59,80 euros. Schneider Electric, qui bénéficiera d'un partenariat avec SoftBank, affiche une hausse de 3 % à 278,05 euros. Legrand suit la même tendance avec un gain de 1,52 % à 149,90 euros. Ces mouvements s'inscrivent dans un contexte plus large, où les infrastructures électriques profitent de l'essor des centres de données, essentiels à l'IA.

Un investissement historique pour l'IA en France

Le groupe japonais SoftBank a annoncé samedi un projet d'investissement colossal de 75 milliards d'euros en France, visant à développer les infrastructures liées à l'intelligence artificielle. Ce plan, le plus important jamais réalisé en Europe dans ce domaine, prévoit 45 milliards d'euros d'ici 2031. Les Hauts-de-France ont été désignés comme le cœur de ce projet, avec la construction de plusieurs data centers.

Masayoshi Son, président de SoftBank, a confirmé ces chiffres lors d'une conférence de presse à l'Élysée, en présence du directeur général de Schneider Electric, Olivier Blum. « Ce sera l'investissement le plus important en Europe dans les infrastructures liées à l'intelligence artificielle », a-t-il déclaré à La Tribune. Ce partenariat stratégique entre un géant japonais et un acteur français majeur marque une étape clé pour l'écosystème technologique européen.

« Ce sera l'investissement le plus important en Europe dans les infrastructures liées à l'intelligence artificielle : 75 milliards d'euros au total, dont 45 milliards d'ici à 2031, dans les Hauts-de-France. »
— Masayoshi Son, président de SoftBank, lors d'une conférence de presse à l'Élysée

Des secteurs en demi-teinte, sauf la technologie

L'optimisme reste donc concentré sur le secteur technologique, seul à tirer véritablement le CAC 40 vers le haut. Les entreprises spécialisées dans les infrastructures électriques, comme Schneider Electric ou Legrand, profitent indirectement de la demande croissante en data centers, indispensable au développement de l'IA. « Les valeurs proxy de l'IA, qui ne sont pas des développeurs de modèles mais en bénéficient indirectement, s'affichent également en hausse », souligne Ipek Ozkardeskaya.

À l'inverse, les autres secteurs industriels peinent à suivre. L'absence de dynamisme dans ces domaines contraste fortement avec le rebond des valeurs technologiques, créant une disparité notable au sein de l'indice parisien.

Et maintenant ?

Les prochains jours pourraient être déterminants pour le CAC 40. D'une part, l'évolution des négociations entre les États-Unis et l'Iran pourrait influencer les cours du pétrole et, par ricochet, les marchés actions. D'autre part, les annonces de résultats d'entreprises technologiques, attendues dans les prochaines semaines, seront scrutées de près. Enfin, la mise en œuvre concrète du partenariat SoftBank-Schneider Electric, avec ses premiers investissements dans les Hauts-de-France, pourrait donner un nouvel élan aux valeurs industrielles françaises liées à l'IA.

L'équilibre reste donc précaire. Tant que les tensions géopolitiques ne se résorbent pas et que les valeurs technologiques maintiennent leur avance, le CAC 40 devrait continuer à évoluer dans une fourchette étroite, entre prudence et opportunités ciblées.

Les tensions entre les États-Unis et l'Iran, marquées par des échanges de tirs ce week-end, ont provoqué une hausse des prix du pétrole et une prudence accrue des investisseurs. Selon les analystes interrogés par Capital, cette instabilité géopolitique tempère l'enthousiasme des marchés, malgré des espoirs persistants de négociation. Les valeurs technologiques, moins exposées à ce risque, restent les principaux moteurs du CAC 40.

Les principaux bénéficiaires sont les entreprises spécialisées dans les infrastructures électriques et les data centers. Schneider Electric et Legrand, dont les actions progressent respectivement de 3 % et 1,52 %, sont en première ligne. Par ailleurs, STMicroelectronics, bien que spécialisée dans les semi-conducteurs, profite indirectement de l'essor de l'IA. Enfin, le partenariat entre SoftBank et Schneider Electric, prévoyant un investissement de 75 milliards d'euros, devrait renforcer l'écosystème français autour de l'intelligence artificielle.