Le royaume du Maroc a annoncé ce samedi 24 mai 2025 avoir accordé une grâce royale aux supporters sénégalais emprisonnés à la suite des incidents survenus lors de la finale de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) 2025, disputée à Rabat. Cette décision intervient à l’approche de l’Aïd al-Adha, prévue pour le 28 mai, et s’inscrit dans un contexte de relations bilatérales historiques entre les deux pays.

Selon RMC Sport, le roi Mohammed VI a justifié cette mesure par « des considérations humaines » et le souhait de renforcer les liens « séculaires » unissant le Maroc et le Sénégal. Un communiqué du cabinet royal précise que cette grâce s’ajoute à la célébration religieuse de l’Aïd, marquant ainsi un geste symbolique fort entre les deux nations.

Ce qu'il faut retenir

  • 12 supporters sénégalais emprisonnés après la finale de la CAN 2025 à Rabat ont été graciés par le roi Mohammed VI.
  • La décision a été motivée par « des considérations humaines » et les « relations fraternelles » entre les deux pays.
  • L’Aïd al-Adha, célébrée le 28 mai 2025, a servi de cadre symbolique à cette annonce.
  • La finale de la CAN 2025 avait été marquée par des violences impliquant des supporters des deux camps.
  • Le communiqué du cabinet royal souligne l’importance des liens historiques entre le Maroc et le Sénégal.

Une décision annoncée à la veille de l’Aïd al-Adha

L’annonce de la grâce royale intervient à quelques jours de l’Aïd al-Adha, l’une des fêtes les plus importantes de l’islam, célébrée cette année le 28 mai. D’après le communiqué du palais royal, le roi Mohammed VI a souhaité marquer cette occasion par un geste de clémence envers les supporters sénégalais encore détenus.

Cette mesure s’inscrit dans une tradition marocaine de libération de détenus à l’occasion des fêtes religieuses majeures. Elle reflète également la volonté des deux pays de tourner la page des tensions post-finales, qui avaient vu des heurts entre supporters et forces de l’ordre.

Les violences de la finale de la CAN 2025 toujours dans les esprits

La finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, remportée par l’équipe du pays hôte, le Maroc, avait été marquée par des incidents violents impliquant des supporters sénégalais. Ces derniers avaient été arrêtés et placés en détention préventive dans l’attente de leur jugement pour participation à des émeutes, dégradations et affrontements avec les forces de l’ordre.

Les autorités marocaines avaient alors justifié ces mesures par la nécessité de maintenir l’ordre public. Cependant, cette décision avait suscité des tensions diplomatiques entre Rabat et Dakar, avant que le roi ne tranche en faveur d’une libération exceptionnelle.

Un geste diplomatique pour apaiser les tensions

Dans son communiqué, le cabinet royal a mis en avant « les relations fraternelles séculaires » liant le Maroc et le Sénégal. Cette grâce royale pourrait ainsi être interprétée comme un moyen de renforcer les liens entre les deux nations, tant sur le plan sportif que politique.

Le geste survient également après plusieurs semaines de discussions discrètes entre les autorités des deux pays pour trouver une issue à cette crise. Aucune information n’a cependant été communiquée concernant d’éventuelles compensations ou garanties pour les supporters concernés.

Et maintenant ?

Cette grâce royale ouvre désormais la voie à une possible libération des supporters sénégalais dans les prochains jours, une fois les formalités administratives accomplies. Les autorités marocaines n’ont pas précisé si des conditions supplémentaires accompagneraient cette mesure, mais il est attendu que les intéressés quittent le territoire marocain rapidement après leur libération.

Côté sénégalais, aucune réaction officielle n’a encore été publiée à ce stade, mais cette décision devrait être accueillie favorablement par les familles et les associations de supporters. La prochaine étape consistera à organiser le rapatriement des concernés, sous réserve des vérifications d’usage.

Reste à savoir si ce geste suffira à apaiser durablement les relations entre les deux pays, ou si des mesures complémentaires seront nécessaires pour garantir une réconciliation complète après les événements de la finale.