Le cancer colorectal, l’un des cancers les plus fréquents en France, enregistre une hausse inquiétante chez les jeunes adultes ces dernières années. Top Santé révèle que certains fruits pourraient jouer un rôle dans la prévention de cette maladie, en complément des habitudes alimentaires saines et des dépistages réguliers.
Ce qu'il faut retenir
- Le cancer colorectal touche de plus en plus de personnes de moins de 50 ans, une tendance observée depuis le début des années 2010.
- Trois gastro-entérologues interrogés par Top Santé identifient plusieurs fruits, dont la pastèque, comme des alliés potentiels dans la réduction du risque.
- Ces fruits agiraient notamment grâce à leur teneur en antioxydants, en fibres et en composés anti-inflammatoires.
- L’alimentation ne remplace pas les méthodes de dépistage, mais peut contribuer à une meilleure prévention.
Selon Top Santé, l’augmentation des cas de cancer colorectal chez les jeunes adultes, un phénomène confirmé par plusieurs études épidémiologiques, pousse les spécialistes à s’interroger sur les causes possibles. Parmi les pistes explorées, l’alimentation occupe une place centrale. Trois gastro-entérologues ont accepté de partager leurs analyses sur les aliments pouvant limiter les risques, avec une attention particulière portée sur les fruits de saison.
Parmi les fruits mis en avant, la pastèque se distingue pour sa composition riche en lycopène, un antioxydant aux propriétés protectrices. « Le lycopène est connu pour ses effets bénéfiques sur la santé cellulaire », a expliqué le Dr Martin Leroy, gastro-entérologue à l’hôpital Saint-Antoine à Paris. Il précise que cet antioxydant, présent en grande quantité dans la pastèque, pourrait aider à neutraliser les radicaux libres responsables de dommages cellulaires. « Cela ne signifie pas qu’un seul fruit suffit à prévenir le cancer, mais il s’agit d’un élément parmi d’autres dans une alimentation équilibrée », a-t-il ajouté.
Les autres fruits cités par les experts incluent les baies (fraises, myrtilles, framboises), riches en polyphénols, et les agrumes (oranges, pamplemousses), reconnus pour leur apport en vitamine C et en fibres. « Ces fruits agissent de manière complémentaire », a souligné le Dr Élodie Durand, spécialiste en nutrition à Lyon. « Leurs fibres favorisent le transit intestinal, un facteur clé dans la prévention du cancer colorectal, tandis que leurs composés bioactifs réduisent l’inflammation chronique, un autre facteur de risque. »
Les spécialistes insistent toutefois sur un point essentiel : ces fruits ne constituent qu’une partie de la solution. « Une alimentation variée et riche en fibres, associée à une activité physique régulière et à l’absence de tabac, reste la meilleure stratégie de prévention », a rappelé le Dr Leroy. « Les dépistages, notamment la coloscopie à partir de 50 ans, restent indispensables pour détecter d’éventuelles lésions précancéreuses. »
« Aucun aliment ne peut à lui seul prévenir le cancer colorectal, mais une alimentation riche en fruits et légumes peut contribuer à réduire les risques, surtout lorsqu’elle s’inscrit dans un mode de vie global sain. »
— Dr Élodie Durand, gastro-entérologue
Pour les consommateurs, l’enjeu est donc double : adapter son alimentation tout en maintenant les gestes de prévention déjà recommandés. « Il ne s’agit pas de remplacer les dépistages par des fruits, mais de les considérer comme un complément utile », a conclu le Dr Durand. Une approche pragmatique, donc, pour une meilleure santé à long terme.
Les experts interrogés par Top Santé ne précisent pas de quantité exacte, mais soulignent qu’une consommation régulière, intégrée à une alimentation variée, est recommandée. Par exemple, une portion de 200 à 300 grammes par jour pourrait constituer un apport significatif en lycopène.