Une vigilance accrue s’impose pour les personnes ayant été atteintes d’un cancer. Selon Top Santé, la consommation de fruits et légumes mal lavés peut exposer à un risque accru d’infections, en raison des bactéries ou résidus de pesticides qu’ils peuvent transporter.

Ce qu'il faut retenir

  • Les fruits et légumes achetés en supermarché peuvent véhiculer des bactéries, virus ou résidus de pesticides, même s’ils paraissent propres.
  • Les personnes immunodéprimées, dont les anciens patients atteints de cancer, sont particulièrement vulnérables aux infections.
  • Un lavage rigoureux avant consommation est recommandé pour limiter les risques.
  • Les résidus de pesticides et les contaminants microbiens représentent un danger sous-estimé pour la santé.

Une étude récente met en lumière un risque souvent négligé : celui des infections liées à la consommation de produits végétaux non ou mal lavés. D’après Top Santé, les fruits et légumes, même lorsqu’ils sont présentés sous leur meilleur jour en rayon, peuvent abriter des contaminants. « Les bactéries comme Escherichia coli ou Salmonella, ainsi que des résidus de pesticides, se retrouvent fréquemment sur ces produits », explique l’article. Un constat d’autant plus préoccupant pour les personnes dont le système immunitaire est affaibli.

Parmi les populations les plus exposées figurent les anciens patients atteints de cancer. Leur traitement, qu’il s’agisse de chimiothérapie ou de radiothérapie, peut temporairement réduire leurs défenses immunitaires. Dans ce contexte, une infection même mineure peut entraîner des complications sérieuses. « Un simple fruit mal lavé peut devenir une source d’infection grave pour ces personnes », précise l’article. Le lavage systématique des produits avant consommation devient ainsi une mesure de précaution essentielle.

Les résidus de pesticides, bien que régulés par des normes sanitaires, posent également un problème de santé publique. Selon les données disponibles, leur présence sur les fruits et légumes reste courante, notamment sur ceux importés ou cultivés de manière intensive. « Les normes actuelles ne garantissent pas une absence totale de risques », rappelle l’article. Les méthodes de lavage traditionnelles, comme l’eau courante, ne suffisent pas toujours à éliminer ces contaminants. Des solutions plus poussées, comme l’utilisation de bicarbonate de soude ou de vinaigre blanc, sont parfois recommandées pour un nettoyage en profondeur.

Face à ce constat, les experts insistent sur l’importance de sensibiliser les consommateurs, en particulier ceux à risque. « Il ne s’agit pas de diaboliser les fruits et légumes, mais d’adopter des gestes simples pour limiter les expositions inutiles », souligne l’article. Un message qui prend d’autant plus de sens dans un contexte où la consommation de produits frais est encouragée pour ses bienfaits nutritionnels. Les associations de patients et les professionnels de santé appellent à une prise de conscience collective pour éviter des complications évitables.

Et maintenant ?

D’ici la fin de l’année 2026, les autorités sanitaires devraient publier de nouvelles recommandations sur les bonnes pratiques d’hygiène alimentaire pour les personnes immunodéprimées. En parallèle, des campagnes de sensibilisation pourraient être lancées dans les centres hospitaliers et les pharmacies pour toucher directement les populations concernées.

Pour les consommateurs, la prudence reste de mise. Laver soigneusement les fruits et légumes, privilégier les produits de saison et locaux, ou encore éplucher certains aliments (comme les fraises ou les tomates) sont des gestes qui pourraient réduire significativement les risques. Autant dire que ces mesures, bien que simples, pourraient faire une réelle différence pour la santé des personnes les plus vulnérables.

Selon Top Santé, les fruits et légumes à peau fine ou rugueuse, comme les fraises, les épinards ou les tomates, retiennent davantage de bactéries et de résidus. Les produits importés ou cultivés de manière intensive sont également plus susceptibles de contenir des contaminants.