Un violent incendie a ravagé une partie d'un camping 5 étoiles à Canet-en-Roussillon (Pyrénées-Orientales) dans la soirée du vendredi 3 juillet 2026, contraignant les autorités à évacuer en urgence plus de 1 700 vacanciers et laissant derrière lui un paysage de désolation. Aucune victime n'est à déplorer, mais les dégâts matériels sont considérables : mobil-homes calcinés, véhicules détruits et biens personnels réduits en cendres. Selon Franceinfo – Faits divers, les sinistrés, majoritairement des familles venues entamer leurs vacances, tentent désormais de récupérer ce qui peut l'être.

Ce qu'il faut retenir

  • 1 700 vacanciers évacués en urgence d’un camping 5 étoiles à Canet-en-Roussillon le 3 juillet 2026.
  • Aucune victime n’est à déplorer, mais les dégâts matériels sont très lourds.
  • Des mobil-homes et véhicules entièrement détruits par les flammes dans un secteur du camping.
  • Les sinistrés, privés de leurs effets personnels, ont été accueillis dans des centres d’hébergement d’urgence.
  • Des navettes sont organisées dans l’après-midi du 3 juillet pour leur permettre de récupérer quelques affaires.

Un incendie parti de nulle part, une évacuation en urgence

Dans la soirée du vendredi 3 juillet, un incendie s’est déclaré dans un camping classé 5 étoiles à Canet-en-Roussillon, un secteur prisé pour ses plages et son ensoleillement. Les flammes, alimentées par un vent fort, se sont propagées rapidement, balayant tout sur leur passage. Les secours ont dû évacuer 1 700 vacanciers répartis sur trois campings, certains depuis moins de 24 heures seulement. L’opération, menée dans la précipitation, a permis d’éviter le pire : aucune victime n’est à déplorer, mais le bilan matériel est accablant.

Sur place, des scènes de désolation : des mobil-homes entièrement calcinés, des véhicules réduits à l’état de carcasses tordues, et des effets personnels réduits en cendres. Dans une vidéo transmise par Franceinfo, on distingue des campeurs réunis dans une salle communale, hagards, cherchant désespérément des informations. « J’ai tout laissé dans mon mobil-home. J’ai même laissé certains papiers très importants. Je suis partie comme ça, habillée comme ça. Depuis hier, je n’ai pas de vêtements pour me changer, je n’ai rien », a témoigné l’une d’entre eux, visiblement sous le choc.

Des familles sous le choc, privées de l’essentiel

Les témoignages recueillis par Franceinfo révèlent l’ampleur du traumatisme subi par ces familles, souvent venues passer leurs premiers jours de vacances. « J’ai trois enfants, ils étaient en larmes, ils n’avaient pas faim. C’est arrivé rapidement. On a eu cinq minutes pour prendre ce qu’on pouvait prendre et évacuer le camping, sans attendre la dernière minute », a confié une vacancière. Les images montrent des parents serrant contre eux leurs enfants, tandis que d’autres tentent de rassembler quelques affaires épargnées par les flammes.

Dans la salle mise à disposition pour l’accueil des sinistrés, des dons de vêtements, de nourriture et de produits de première nécessité ont été organisés. « Ça m’a un peu choqué qu’ils nous appellent des réfugiés, mais c’est vrai que c’était ça finalement », a reconnu une autre campeuse. « Vêtements, habits, couches, brosses à dents… On ne peut pas se plaindre. Dans notre malheur, on ne peut pas se plaindre. » Une phrase qui résume l’état d’esprit de ces familles : reconnaissantes de ne pas avoir subi de pertes humaines, mais profondément marquées par l’épreuve.

Un bilan matériel lourd, une enquête en cours

Les autorités n’ont pas encore déterminé l’origine exacte de l’incendie, qui a détruit un secteur entier du camping. Les pompiers, arrivés sur place en moins de dix minutes, ont maîtrisé le sinistre en quelques heures, mais les dégâts sont irréversibles. « On a tout laissé sur place et on est partis par réflexe », a expliqué un vacancier, soulignant la rapidité avec laquelle les flammes se sont propagées. Selon les premières constatations, le feu aurait pris dans une zone abritant des mobil-homes et des caravanes, avant de gagner les véhicules stationnés à proximité.

D’après Franceinfo, les autorités locales ont ouvert une enquête pour déterminer les causes de l’incendie. En attendant, les sinistrés restent sous le choc, certains tentant de joindre leur assurance pour évaluer l’étendue des pertes. « On ne reconnaît rien, ni les mobil-homes, ni les caravanes. Tout un secteur entièrement détruit par le feu », a constaté un journaliste sur place.

Et maintenant ?

Dès l’après-midi du vendredi 3 juillet, des navettes ont été organisées pour permettre aux sinistrés de se rendre dans les zones encore préservées du camping et récupérer quelques affaires. Les autorités ont également mis en place un dispositif d’accueil pour les familles, avec la distribution de vêtements et de produits de première nécessité. Pour l’heure, aucune date n’a été annoncée concernant la réouverture du site, qui dépendra des conclusions de l’enquête. Les associations locales et les services sociaux restent mobilisés pour accompagner les familles dans les démarches administratives et les relogements temporaires.

Un rappel sur la prévention des incendies en camping

Cet incident rappelle l’importance des consignes de sécurité en période estivale, alors que les risques d’incendie sont accrus par les fortes chaleurs et les épisodes de sécheresse. Les autorités recommandent de ne pas garer les véhicules dans les allées de circulation, de vérifier régulièrement les installations électriques et de respecter les interdictions de feu en période de risque élevé. Des réflexes simples qui pourraient, demain, éviter une répétition de ce drame.

Pour l’heure, les familles sinistrées attendent des réponses. Entre les démarches administratives et la recherche de vêtements, elles tentent de se reconstruire après cette épreuve. « On a eu de la chance, mais ça reste un choc », a résumé l’une d’elles. Un sentiment partagé par l’ensemble des vacanciers évacués : celui d’avoir frôlé une tragédie, sans en payer le prix fort.