Certaines boissons, consommées en période de forte chaleur, peuvent aggraver les risques de déshydratation bien plus qu’on ne l’imagine, avertissent des chercheurs cités par Top Santé. Selon la publication, deux grandes familles de breuvages augmentent significativement ce danger, contrairement à ce que beaucoup pensent des effets du café ou du thé.

Ce qu'il faut retenir

  • Deux catégories de boissons, autres que l’alcool, majorent fortement le risque de déshydratation lors des vagues de chaleur, d’après Top Santé.
  • Les sodas et les jus de fruits industriels, riches en sucres rapides, accélèrent la perte d’eau par l’organisme.
  • Les boissons énergisantes, en raison de leur teneur élevée en caféine et en autres stimulants, présentent un risque similaire.
  • Café et thé, contrairement aux idées reçues, n’ont pas d’impact majeur sur la déshydratation si leur consommation reste modérée.

Des boissons qui aggravent la perte hydrique

Selon les experts relayés par Top Santé, les sodas et les jus de fruits industriels figurent parmi les pires choix en cas de canicule. Ces produits, souvent saturés en sucres, perturbent l’équilibre hydrique du corps. « Leur consommation entraîne une augmentation de la diurèse, c’est-à-dire l’élimination d’eau par les urines, ce qui accélère la déshydratation », a expliqué un chercheur spécialisé en nutrition interviewed par le magazine. Autant dire que ces boissons, loin de rafraîchir, agissent comme de véritables déshydratants.

Une autre catégorie de liquides pose un problème similaire : les boissons énergisantes. Ces produits, largement commercialisés et consommés pour leurs effets stimulants, contiennent des doses élevées de caféine et parfois d’autres substances comme la taurine. « Leur composition favorise une perte accrue d’eau, surtout si elles sont consommées en excès », a précisé le spécialiste. En période de canicule, leur ingestion peut donc avoir des conséquences néfastes sur la santé, bien au-delà de l’effet « coup de fouet » recherché.

Le café et le thé : des idées reçues à nuancer

Contrairement à une croyance tenace, le café et le thé ne jouent pas un rôle aussi néfaste qu’on le pense en matière de déshydratation. Selon les données rapportées par Top Santé, leur consommation modérée n’aggrave pas significativement la perte d’eau. « Une tasse de café ou de thé contribue à l’apport hydrique global, à condition de ne pas en abuser », a souligné un nutritionniste. La caféine, souvent pointée du doigt, n’a un effet diurétique marqué qu’à très haute dose, bien supérieure à celle apportée par une consommation normale.

Les chercheurs rappellent toutefois que l’eau reste la meilleure solution pour s’hydrater efficacement pendant les épisodes de forte chaleur. Les boissons chaudes, comme le thé, peuvent même être privilégiées le matin ou le soir, lorsque les températures sont moins élevées. L’important est d’adapter sa consommation à ses besoins et d’éviter les excès, quels que soient les liquides choisis.

Que boire pour rester hydraté pendant la canicule ?

Pour limiter les risques liés à la chaleur, les experts recommandent de privilégier l’eau plate ou gazeuse, ainsi que les infusions froides ou chaudes sans sucre ajouté. Les eaux aromatisées maison, à base de fruits frais, représentent également une alternative saine. « L’idéal est de boire régulièrement, par petites quantités, sans attendre la sensation de soif », a conseillé un médecin interrogé par Top Santé. Cette pratique permet de maintenir un bon niveau d’hydratation tout au long de la journée.

Les professionnels de santé déconseillent également de consommer des boissons glacées en grande quantité, car elles peuvent provoquer des troubles digestifs et, paradoxalement, une déshydratation accrue. Enfin, l’alcool doit être évité absolument, car il inhibe l’hormone antidiurétique et augmente la perte d’eau. « Un verre de vin ou une bière en période de canicule équivaut à une double peine pour l’organisme », a rappelé le nutritionniste.

Et maintenant ?

Les prochaines vagues de chaleur, attendues dès cet été, devraient inciter les autorités sanitaires à renforcer leurs campagnes de prévention sur les bonnes pratiques d’hydratation. Une mise à jour des recommandations officielles pourrait intervenir d’ici juillet 2026, notamment pour intégrer les risques spécifiques liés aux boissons énergisantes et aux sodas. En attendant, les experts appellent à une prise de conscience individuelle, chacun pouvant adapter ses habitudes dès maintenant.

Reste à voir si les fabricants de boissons sucrées ou énergisantes intégreront ces alertes dans leurs communications. Pour l’heure, les consommateurs sont invités à la vigilance, surtout lors des pics de température annoncés pour les prochaines semaines.