Alors que la France traverse depuis plusieurs jours un épisode de fortes chaleurs qualifié d’« inédit » par les autorités sanitaires, Santé publique France observe une augmentation des passages aux urgences pour déshydratation, notamment dans la partie ouest du pays. Treize départements sont actuellement placés en vigilance orange canicule, a indiqué ce mercredi 27 mai 2026 Caroline Semaille, directrice générale de l’agence, dans un entretien accordé à Franceinfo - Santé.
Ce qu'il faut retenir
- Treize départements en vigilance orange canicule, avec une hausse des passages aux urgences pour déshydratation dans l’Ouest.
- Santé publique France alerte sur les risques, notamment pour les nourrissons et les personnes âgées, composés à plus de 80 % d’eau.
- En 2025, plus de 25 000 passages aux urgences avaient été recensés pour déshydratation pendant la saison estivale.
- Les autorités rappellent les gestes de prévention : boire régulièrement, adapter ses activités et éviter les expositions prolongées à la chaleur.
- Les hôpitaux s’organisent pour faire face à l’afflux de patients, avec une activité en hausse de 15 à 20 % aux urgences et de 30 % au Samu.
Une vigilance accrue dans treize départements
Parmi les treize départements concernés par la vigilance orange canicule, les régions de l’Ouest de la France sont particulièrement touchées par l’augmentation des cas de déshydratation. Caroline Semaille a souligné que l’impact réel de ce « dôme de chaleur » sur la santé des populations reste encore difficile à évaluer, mais que les structures hospitalières s’adaptent en conséquence. « Les hôpitaux s’organisent », a-t-elle déclaré, tout en rappelant que tous les cas de déshydratation ne nécessitent pas une hospitalisation.
Des gestes simples pour prévenir les risques
Santé publique France a mis en place un système d’alerte et de prévention afin de limiter l’impact de ces fortes chaleurs. Les autorités insistent sur l’importance de boire régulièrement, même en l’absence de sensation de soif, et d’adapter ses activités physiques. Pour rafraîchir son intérieur, il est conseillé de placer un linge mouillé près des ventilateurs ou de prendre des douches à température ambiante. « Il ne faut pas hésiter à boire », a martelé Caroline Semaille, qui recommande également de « manger froid » pour limiter les risques.
Les populations les plus vulnérables ciblées
Parmi les publics les plus exposés aux effets de la chaleur, les nourrissons et les personnes âgées occupent une place centrale dans les messages de prévention. « Les nourrissons sont composés à 80 % d’eau », a rappelé la directrice générale de Santé publique France, insistant sur la nécessité de les hydrater fréquemment. Les seniors, dont le corps régule moins bien la température, sont également invités à redoubler de vigilance. « On connaît les signes de déshydratation, ils n’ont pas tous besoin d’être hospitalisés », a-t-elle précisé, tout en appelant à ne pas attendre les symptômes pour agir.
Un précédent estival marqué par une forte hausse des cas
Pour contextualiser la situation actuelle, Caroline Semaille a rappelé que l’été 2025 avait enregistré plus de 25 000 passages aux urgences pour déshydratation. Ce chiffre illustre l’ampleur des risques sanitaires liés aux canicules, un phénomène qui tend à se répéter avec l’aggravation du changement climatique. Les autorités sanitaires s’appuient sur ces données pour adapter leurs dispositifs de prévention et d’alerte, tout en appelant les citoyens à adopter des réflexes simples mais efficaces.
« Les hôpitaux s’organisent. On connaît les signes de déshydratation, ils n’ont pas tous besoin d’être hospitalisés. » — Caroline Semaille, directrice générale de Santé publique France
Si la situation s’aggrave, les pouvoirs publics pourraient renforcer les campagnes de sensibilisation ou activer des cellules de crise locales. En attendant, les Français sont invités à suivre les recommandations officielles et à rester attentifs aux alertes météo diffusées quotidiennement.
Les signes incluent une soif intense, une sécheresse de la bouche, une diminution de la quantité d’urine, une fatigue inhabituelle, des maux de tête ou encore des étourdissements. Chez les nourrissons, des pleurs sans larmes ou un refus de boire peuvent également alerter.