Selon Libération, la consommation d’électricité en France a enregistré une hausse exceptionnelle de 15 % depuis le début de la vague de chaleur actuelle, le 21 juin dernier. Ce bond, directement lié à l’augmentation des besoins en climatisation et en ventilation, s’accompagne d’une nette diminution des exportations d’électricité vers les pays voisins.

Ce qu'il faut retenir

  • La consommation d’électricité a progressé de 15 % depuis le 21 juin 2026, selon Libération.
  • Cette hausse s’explique par la hausse des températures et l’usage accru des systèmes de climatisation.
  • Le volume des exportations d’électricité vers l’étranger a fortement diminué.
  • Pour répondre à la demande, certaines centrales à gaz ont dû être redémarrées.
  • La situation interroge sur la résilience du réseau électrique face aux épisodes de canicule de plus en plus fréquents.

Une demande électrique dopée par la chaleur

La France traverse depuis près de trois semaines une période de fortes chaleurs, marquée par des températures dépassant régulièrement les 30 °C dans de nombreuses régions. Autant dire que la climatisation est devenue un équipement indispensable pour de nombreux foyers et entreprises. Libération souligne que cette utilisation massive des systèmes de refroidissement a entraîné un pic de consommation électrique inédit pour un mois de juin.

Les données compilées par le gestionnaire du réseau de transport d’électricité, RTE, confirment cette tendance. Entre le 21 juin et le 9 juillet, la demande moyenne en électricité a bondi de 15 % par rapport à la même période en 2025. Ce chiffre, qui dépasse les prévisions les plus optimistes des analystes, reflète l’ampleur de l’adaptation des ménages et des entreprises aux conditions météo.

Les exportations d’électricité en chute libre

Face à l’explosion de la demande intérieure, la France a dû revoir à la baisse ses exportations d’électricité vers les pays voisins. Selon Libération, le volume exporté a chuté de près de 40 % sur la même période. Une baisse qui s’explique par la priorité donnée à la satisfaction des besoins nationaux, mais aussi par la baisse de la production des centrales françaises, certaines ayant dû être mises à l’arrêt pour maintenance.

Cette situation rappelle les tensions observées lors des précédentes canicules, notamment en 2022, où la France avait frôlé des coupures de courant en raison d’une demande record couplée à une production insuffisante. « La France reste un exportateur net d’électricité, mais la marge de manœuvre se réduit à mesure que la demande intérieure augmente », a précisé un porte-parole de RTE.

Le redémarrage de centrales à gaz pour pallier le déficit

Pour éviter tout risque de pénurie, les autorités ont été contraintes de relancer temporairement des centrales à gaz, mises en veille ces dernières années dans le cadre de la transition énergétique. Selon Libération, ces installations, bien que polluantes, permettent de répondre aux pics de demande ponctuels.

Cette mesure, bien que nécessaire, soulève des questions sur la stratégie énergétique française. En effet, le gouvernement mise sur le développement des énergies renouvelables pour réduire la dépendance aux énergies fossiles. Pourtant, en période de forte chaleur, les panneaux solaires produisent à plein régime, mais leur contribution ne suffit pas à couvrir l’ensemble de la demande.

Et maintenant ?

Les prévisions météo annoncent la poursuite des températures élevées au moins jusqu’à la mi-juillet. Dans ce contexte, RTE pourrait maintenir une vigilance accrue sur le réseau électrique, avec un risque de nouvelles tensions si la demande continue d’augmenter. Une réunion de crise est prévue pour le 12 juillet afin d’évaluer les besoins en production et les éventuelles mesures à prendre, comme des appels à la sobriété énergétique ou des reports de maintenance.

Cette situation met en lumière les défis posés par le réchauffement climatique, qui transforme les épisodes de canicule en périodes de stress pour le système électrique. Autant dire que la question de l’adaptation du réseau aux nouvelles conditions météo sera au cœur des débats dans les mois à venir.

Les centrales à gaz, bien que polluantes, permettent une production rapide et flexible en cas de pic de demande. Leur redémarrage a été nécessaire pour éviter des risques de coupures, faute de production suffisante avec les autres sources d’énergie disponibles.