Alors que les vagues de chaleur s’intensifient en France, une tribune publiée par Le Monde - Education met en lumière l’urgence de repenser l’organisation scolaire pour faire face aux défis climatiques. Le président du cabinet Territoire éducatif, Damien Berthilier, y souligne que la rénovation des bâtiments doit s’accompagner d’une révision des calendriers et des rythmes d’apprentissage.
Ce qu'il faut retenir
- La rénovation des infrastructures scolaires doit s’accompagner d’une adaptation des calendriers et des rythmes d’apprentissage.
- Cette réforme engage l’ensemble de la société et nécessite une approche à la fois nationale et locale.
- Les vagues de chaleur récurrentes imposent une réflexion urgente sur l’organisation scolaire.
Une tribune pour alerter sur les enjeux climatiques dans le système éducatif
Dans une tribune publiée par Le Monde - Education, Damien Berthilier, président du cabinet Territoire éducatif, plaide pour une refonte profonde de l’organisation scolaire face aux canicules à répétition. Pour lui, la rénovation des bâtiments scolaires, bien que nécessaire, ne suffit pas : il faut également revoir les rythmes de vie des élèves et des enseignants, ainsi que le calendrier scolaire.
« L’adaptation matérielle des écoles devra se combiner avec une adaptation des rythmes », explique-t-il. Cette approche globale, selon lui, est la seule à même de répondre aux défis posés par le changement climatique, qui rend les épisodes de canicule plus fréquents et plus intenses.
Un défi qui dépasse le cadre éducatif
Pour Damien Berthilier, la question de l’adaptation des écoles ne relève pas seulement du ministère de l’Éducation nationale, mais engage l’ensemble de la société. Les rythmes scolaires, en effet, structurent la vie familiale et professionnelle, et leur modification ne peut se faire sans une concertation large entre les acteurs locaux et nationaux.
« Ce n’est pas seulement une affaire de salles de classe ou de cours de récréation, c’est toute l’organisation de la société qui est concernée », précise-t-il. La réduction des horaires en période de forte chaleur, par exemple, pourrait impliquer des ajustements dans les transports, les crèches ou encore les activités extrascolaires, ce qui nécessite une coordination entre les différents ministères et collectivités.
Des pistes concrètes pour une école plus résiliente
Parmi les solutions évoquées dans la tribune, figure l’adoption de calendriers scolaires plus flexibles, permettant de décaler les vacances ou de raccourcir les journées de classe en cas de canicule. Une autre piste serait de privilégier les activités en extérieur aux heures les plus fraîches de la journée, ou encore d’investir dans des infrastructures mieux adaptées, comme des cours ombragées ou des systèmes de ventilation performants.
Damien Berthilier rappelle que ces mesures doivent s’inscrire dans une stratégie nationale, mais aussi locale. « Chaque territoire a ses spécificités climatiques et ses contraintes, autant dire que les solutions devront être adaptées », souligne-t-il. Cette approche décentralisée permettrait de tenir compte des réalités de chaque région, qu’il s’agisse des zones urbaines surchauffées ou des zones rurales confrontées à des pics de chaleur.
« L’adaptation matérielle des écoles devra se combiner avec une adaptation des rythmes. Ce n’est pas seulement une affaire de salles de classe ou de cours de récréation, c’est toute l’organisation de la société qui est concernée. »
— Damien Berthilier, président du cabinet Territoire éducatif
Alors que l’été 2026 s’annonce déjà marqué par des températures élevées, cette tribune rappelle que l’école de demain devra être conçue pour résister aux défis climatiques. Une adaptation qui, selon Damien Berthilier, ne pourra se faire sans un changement profond des habitudes et des mentalités.