Alors que la France subit une semaine de canicule intense, l’enseigne Picard Surgelés voit ses ventes exploser. Selon BFM Business, l’entreprise spécialisée dans les produits surgelés a enregistré une progression de 10 à 15% de son chiffre d’affaires ces derniers jours. Une dynamique portée principalement par les glaces et les produits frais faciles à consommer sans cuisson, comme les bâtonnets glacés aux fruits, les gaspachos ou les salades composées.
Ce qu'il faut retenir
- Hausse de 10 à 15% du chiffre d’affaires de Picard Surgelés cette semaine, selon les données de BFM Business.
- Les glaces représentent désormais 1 produit vendu sur 4 pour l’enseigne, avec un rythme de 11 glaces écoulées par seconde.
- Les bâtonnets « fraises-pastèque » trustent la première place des ventes, devant les haricots verts et la paëlla, habituellement en tête.
- Les magasins font face à des perturbations liées aux fortes chaleurs : pannes d’électricité, climatiseurs ou chambres froides défaillantes, notamment en Île-de-France.
- La présidente de Picard, Cécile Guillou, évoque un resserrement du pouvoir d’achat, les clients privilégiant les promotions et les viandes blanches aux viandes rouges.
- 70% des produits sont préparés en France, les autres provenances principales étant l’Italie et la Belgique.
Depuis le début de la semaine caniculaire, l’enseigne Picard Surgelés vit « une semaine très intense », comme l’a résumé Cécile Guillou, sa présidente, au micro de RTL ce vendredi 9 juillet. Les glaces, produit phare de l’été, dominent désormais les ventes : elles représentent un quart des achats dans les 1 200 magasins de l’enseigne répartis en France. « Nous vendons 11 glaces par seconde en ce moment dans nos magasins », a-t-elle précisé. Autant dire que la demande est soutenue.
Les bâtonnets glacés aux fruits, et plus particulièrement ceux aux saveurs « fraises-pastèque », caracolent en tête des ventes. Ils devancent les produits traditionnellement plébiscités, comme les haricots verts fins ou la paëlla, qui occupent habituellement les premières places. Mais la canicule a aussi dopé les ventes de produits frais faciles à consommer sans cuisson. « Nous vendons des gaspachos, des carpaccios de viande ou de poisson, des fruits et des légumes qui se décongèlent en salade… Ces produits ne nécessitent pas d’allumer le four », a souligné Cécile Guillou. Une offre pratique pour les consommateurs cherchant à éviter la chaleur de leur cuisine.
Cependant, cette hausse des températures ne va pas sans poser de défis logistiques pour Picard. Les magasins doivent composer avec des coupures d’électricité ou des pannes de matériel de réfrigération. « Soit des communes sont privées d’électricité », comme dans les Côtes-d’Armor mardi, où 68 000 foyers ont été touchés. « Soit des climatiseurs ou des chambres froides tombent en panne », a expliqué la dirigeante. Dans ces cas, l’entreprise tente de sauver l’essentiel : « nous arrivons à récupérer les trois quarts des marchandises, en envoyant des camions les récupérer ». La situation est particulièrement tendue en Île-de-France, où le matériel souffre davantage. Certains magasins mettent même leurs chambres froides à disposition des pompiers de Paris, qui ont besoin de glace pour leurs interventions.
Côté prix, Cécile Guillou a indiqué que la politique tarifaire dépend avant tout des matières premières. « Je pense aux légumes ou au bœuf, dont les prix baissent », a-t-elle relevé. Pourtant, l’enseigne constate un « resserrement du pouvoir d’achat » chez ses clients. « Ils arbitrent davantage, ils vont plutôt aller vers de la volaille que des viandes rouges, ils font attention aux promotions », a-t-elle analysé. Une tendance qui reflète les tensions économiques actuelles, où chaque euro compte.
Sur le plan de la production, Picard mise sur le local. « 70% des produits sont préparés en France », a rappelé la présidente. L’Italie intervient pour certaines pizzas et certains légumes, tandis que la Belgique fournit d’autres ingrédients. Une stratégie qui permet de garantir une certaine stabilité des approvisionnements, même en période de forte demande.
La situation actuelle illustre une fois de plus l’adaptabilité des acteurs économiques face aux aléas climatiques. Picard, qui mise sur l’innovation et la praticité, semble tirer son épingle du jeu. Reste à savoir si cette hausse des ventes se maintiendra une fois les températures redescendues.
Les glaces dominent largement les ventes, représentant un quart des achats, avec une forte demande pour les bâtonnets « fraises-pastèque ». Les gaspachos, carpaccios et salades composées ont également enregistré une progression notable, selon les déclarations de Cécile Guillou à BFM Business.
L’entreprise envoie des camions pour récupérer les marchandises dans les magasins touchés par des pannes de chambres froides ou de climatisation. En Île-de-France, certains points de vente mettent même leurs chambres froides à disposition des pompiers de Paris.