Alors que la France traverse une nouvelle vague de chaleur en ce début juillet 2026, l’état des établissements scolaires fait l’objet d’une critique sévère. Selon Le Monde - Education, l’historienne Laurence De Cock a publié une tribune dans les colonnes du quotidien pour alerter sur l’inaction persistante des pouvoirs publics face à la vétusté des écoles, collèges et lycées. Elle y appelle à une « politique écologique digne de ce nom », soulignant l’urgence d’agir pour protéger les enfants des effets de la canicule.
Ce qu'il faut retenir
- Une tribune publiée dans Le Monde - Education par l’historienne Laurence De Cock dénonce l’inaction du gouvernement sur la rénovation thermique des écoles.
- L’autrice insiste sur la nécessité d’une « politique écologique digne de ce nom » pour les établissements scolaires.
- Elle rappelle que la rénovation du bâti scolaire est une « urgence absolue » face aux épisodes de canicule récurrents.
Une tribune pour alerter sur l’inaction publique
Dans sa tribune au Monde, Laurence De Cock s’insurge contre le manque de moyens alloués à la rénovation thermique des bâtiments scolaires. Pour elle, la situation actuelle est inacceptable, alors que les épisodes de canicule se multiplient. « La rénovation thermique de l’ensemble du bâti scolaire est une urgence absolue », écrit-elle. L’historienne, spécialiste des questions éducatives, dénonce un décalage entre les discours écologiques et les actes concrets. Selon elle, les enfants paient le prix de cette inertie, notamment en termes de conditions d’apprentissage dégradées.
Un bâti scolaire vieillissant face aux canicules
Les établissements scolaires français, pour beaucoup construits avant les normes thermiques actuelles, sont particulièrement vulnérables aux vagues de chaleur. Les salles de classe mal isolées deviennent des « pièges à chaleur », où les températures dépassent souvent les 30°C. Les solutions existent pourtant : isolation des murs, installation de brise-soleil, végétalisation des cours. Mais ces mesures, coûteuses, peinent à être généralisées. D’après les dernières données disponibles, moins de 20 % des écoles primaires ont bénéficié de travaux de rénovation thermique depuis 2020.
Pour Laurence De Cock, cette situation reflète un manque de considération pour les enfants, « premiers concernés par les politiques publiques ». Elle rappelle que l’État a pourtant les moyens financiers d’agir, notamment via les fonds européens ou les budgets dédiés à la transition écologique. « On parle beaucoup de sobriété énergétique, mais on oublie que le premier lieu où les enfants passent leur journée, l’école, est souvent le plus mal isolé », souligne-t-elle.
Quelles solutions pour les prochains mois ?
Face à l’urgence, l’historienne plaide pour un plan massif de rénovation, avec des objectifs clairs et des financements pérennes. Elle cite en exemple des initiatives locales réussies, comme celle de la ville de Grenoble, où des écoles ont été équipées de systèmes de rafraîchissement passif. Mais ces exemples restent trop isolés. « Ce qu’il faut, c’est une volonté politique forte, assortie de moyens humains et financiers », explique-t-elle. Elle appelle également à une meilleure concertation avec les collectivités locales, qui gèrent la majorité des établissements.
« La rénovation thermique de l’ensemble du bâti scolaire est une urgence absolue. Il est temps de témoigner d’une considération réelle pour les enfants, dont on sait qu’ils sont les premières victimes des défaillances de l’action publique. »
Les freins sont multiples : coût élevé des travaux, manque de coordination entre l’État et les collectivités, et parfois une priorité donnée à d’autres projets. Certains bâtiments, protégés au titre du patrimoine, limitent aussi les possibilités d’isolation.