17 000 élèves parisiens bénéficieront de la cantine scolaire gratuite dès la rentrée 2026. C’est la mesure phare annoncée ce vendredi 5 juin par Emmanuel Grégoire, le nouveau maire de Paris, selon Ouest France. Pour les familles dont les revenus se situent dans les deux tranches les plus basses, la cantine sera désormais intégralement prise en charge par la Ville. Quant aux autres ménages, leurs tarifs resteront figés à leur niveau actuel.
Ce qu'il faut retenir
- 17 000 élèves concernés par la gratuité des cantines à Paris dès septembre 2026
- La mesure s’applique aux familles des deux tranches de revenus les plus basses
- Les tarifs de la cantine sont gelés pour tous les autres élèves
- L’annonce a été faite par Emmanuel Grégoire, maire de Paris, le 5 juin 2026
- Cette décision s’inscrit dans une politique de soutien aux ménages les plus modestes
Emmanuel Grégoire a précisé que cette initiative vise à réduire les inégalités sociales dès le plus jeune âge. « La cantine est un service public essentiel, et sa gratuité pour les familles les plus modestes est une question de justice sociale », a-t-il déclaré. Selon lui, cette mesure permettra à des milliers d’enfants de bénéficier d’un repas équilibré chaque jour, sans que leurs parents n’aient à supporter un coût supplémentaire.
La gratuité concernera donc les élèves dont les familles appartiennent aux deux premiers déciles de revenus, c’est-à-dire les 20 % les moins aisés de la population parisienne. Pour les autres élèves, dont les parents paient déjà une participation à la cantine, les tarifs seront maintenus à leur niveau actuel jusqu’à nouvel ordre. Une décision qui devrait soulager les budgets des ménages, alors que l’inflation continue de peser sur le pouvoir d’achat.
Cette mesure s’ajoute à d’autres dispositifs déjà en place à Paris, comme les aides pour les activités périscolaires ou les transports. Elle s’inscrit dans la lignée des promesses électorales du maire, qui avait fait de l’accès aux services publics pour tous l’une de ses priorités. — Autant dire que cette décision s’inscrit dans une logique de redistribution et de solidarité urbaine.
Un coût assumé par la Ville de Paris
Emmanuel Grégoire n’a pas détaillé le budget alloué à cette mesure, mais a indiqué que la Ville prendrait en charge l’intégralité des coûts. « Nous allons évaluer les besoins au fur et à mesure, mais l’objectif est clair : personne ne doit renoncer à un repas à la cantine par manque de moyens », a-t-il expliqué. Selon les estimations de Ouest France, cette politique pourrait coûter plusieurs millions d’euros par an à la collectivité, mais elle s’inscrit dans une volonté de réduire les inégalités territoriales.
À Paris, le prix de la cantine variait auparavant entre 1 € et 4,50 € par repas, selon les revenus des familles. Avec le gel des tarifs, les parents ne verront donc pas leur participation augmenter, même si l’inflation pourrait pousser les gestionnaires des cantines à revoir leurs coûts. — Bref, une mesure qui devrait rassurer les familles parisiennes déjà sous tension budgétaire.
Un impact sur les cantines scolaires et les familles
Les associations de parents d’élèves ont réagi avec satisfaction à cette annonce. « C’est une très bonne nouvelle pour les familles modestes, qui pourront enfin accéder à un repas complet sans se soucier du prix », a réagi Sophie Robert, porte-parole de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) de Paris. Elle a également souligné que cette mesure pourrait contribuer à réduire l’absentéisme scolaire, certains enfants évitant parfois l’école par crainte de ne pas avoir de quoi manger à la cantine.
Côté municipal, on se félicite de cette avancée sociale. « Cette décision s’inscrit dans notre volonté de faire de Paris une ville plus inclusive et plus juste », a commenté Emmanuel Grégoire. Il a également rappelé que d’autres mesures en faveur de la jeunesse parisienne étaient en préparation, sans pour autant donner de détails supplémentaires. — Autant dire que cette initiative pourrait servir de modèle pour d’autres grandes villes françaises.
Dans un contexte économique toujours tendu, cette décision du maire de Paris pourrait bien inspirer d’autres collectivités locales. Pour l’instant, les associations de parents d’élèves appellent déjà à une généralisation de la gratuité des cantines dans toute la France, une revendication qui pourrait prendre de l’ampleur dans les prochains mois.
La gratuité concerne les élèves dont les familles appartiennent aux deux tranches de revenus les plus basses, soit les 20 % des ménages les moins aisés de Paris. La Ville n’a pas encore précisé les modalités exactes de vérification des revenus, mais un système de déclaration ou de justificatifs devrait être mis en place.
Oui, selon les annonces d’Emmanuel Grégoire, la gratuité de la cantine sera effective dès septembre 2026 pour les 17 000 élèves concernés. La Ville de Paris a indiqué qu’elle prendrait en charge l’intégralité des coûts dès le premier jour de la rentrée.