Alors que les premiers grands départs en vacances s’annoncent pour le week-end du 4 et 5 juillet, les enseignes Intermarché et E.Leclerc ont décidé d’alléger la facture des automobilistes en proposant du carburant à prix coûtant. Une initiative symbolique mais concrète, annoncée par Thierry Cotillard, président du groupement Les Mousquetaires, lors d’une intervention sur RMC le 25 juin, selon Capital.

Ce qu’il faut retenir

  • Intermarché et E.Leclerc proposent du carburant à prix coûtant les 3, 4 et 5 juillet pour accompagner les départs en vacances.
  • Cette opération concerne toutes les stations Intermarché et 711 stations E.Leclerc participantes.
  • Le prix du carburant reste supérieur de 20 centimes à la normale, malgré une baisse récente des prix à la pompe.
  • Thierry Cotillard a souligné que cette initiative vise à offrir un « prix plus bas du marché », sans garantie de baisse durable.
  • Les prix pourraient évoluer en fonction du contexte géopolitique, notamment les déclarations de l’administration américaine.

Une baisse des prix à la pompe, mais pas encore une normalisation

Les prix des carburants ont enregistré une légère baisse depuis début juin, atteignant leur niveau le plus bas depuis mi-mars. Une tendance qui s’explique en partie par l’accord signé entre l’Iran et les États-Unis fin juin, lequel a permis une stabilisation temporaire des cours du pétrole. Pourtant, malgré cette amélioration, le marché reste fragile : « On a connu le pire de la crise, c’était 2,40 euros le litre. On est à 1,90 euro, ça fait 50 centimes de moins. On est toujours à 20 centimes de la normale », a rappelé Thierry Cotillard lors de son intervention.

Le président des Mousquetaires a tempéré les espoirs d’un retour rapide à la normale, évoquant l’instabilité persistante du contexte géopolitique. « Je ne vais pas m’aventurer à faire un pronostic, car en fonction des déclarations de Trump et l’évolution du contexte géopolitique, ça va varier », a-t-il déclaré. Pour autant, il a confirmé que « plus on ira vers la stabilité et l’arrêt d’un conflit, plus on aura de chances de retrouver le prix d’avant ».

Intermarché et Leclerc misent sur un geste commercial symbolique

Face à cette situation encore incertaine, les deux enseignes ont choisi de jouer la carte de la transparence tarifaire. Chez Intermarché, l’opération à prix coûtant sera déployée dans l’ensemble des stations du réseau les 4 et 5 juillet, soit le premier week-end de juillet. « Pour le départ en vacances, le week-end du 4 et 5 juillet, on va faire une opération prix coûtant dans tous les Intermarché », a confirmé Thierry Cotillard sur RMC.

Le geste reste modeste : plutôt que d’afficher une baisse significative des tarifs, l’objectif est de proposer un prix aligné sur le marché, sans marge supplémentaire. « On ne va pas baisser à 1,50 euro. Au lieu de 1,88, ça sera peut-être 1,86, mais au moins, le consommateur saura que chez nous, ce sera le prix plus bas du marché », a-t-il précisé. Autant dire que l’impact réel sur le budget des automobilistes sera limité, mais l’initiative permet de se différencier dans un secteur où la concurrence sur les prix est féroce.

Chez E.Leclerc, l’opération a été lancée un peu plus tôt : la grande distribution a annoncé une vente à prix coûtant du carburant les 3 et 4 juillet, dans 711 stations participantes à travers le pays. Une décision qui s’inscrit dans une logique de fidélisation des clients en période de forte affluence routière, à quelques jours des grands départs estivaux.

Un contexte économique toujours sous tension

Cette initiative intervient alors que les prix des carburants restent un sujet de préoccupation majeur pour les ménages français. Malgré la récente accalmie, les tarifs à la pompe restent élevés par rapport aux niveaux d’avant-crise. Selon les dernières données disponibles, le gazole et l’essence affichent des prix moyens respectivement à 1,80 € et 1,90 € le litre en juin 2026, contre 1,60 € et 1,70 € avant le conflit en Ukraine.

Les experts soulignent que la volatilité des marchés pétroliers, liée aux tensions géopolitiques, pourrait encore influencer les prix dans les semaines à venir. « On est toujours à 20 centimes de la normale », a rappelé Thierry Cotillard, rappelant que la marge de manœuvre des distributeurs reste limitée. Dans ce contexte, les opérations à prix coûtant apparaissent davantage comme un geste commercial que comme une solution structurelle pour les consommateurs.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines pourraient apporter des éclaircissements sur l’évolution des prix du carburant. Plusieurs facteurs seront déterminants : l’application effective de l’accord entre l’Iran et les États-Unis, les décisions de la Fed en matière de taux d’intérêt, ainsi que les annonces de la nouvelle administration américaine. Pour les automobilistes, cette opération ponctuelle chez Intermarché et E.Leclerc représente une opportunité de faire quelques économies, sans pour autant régler la question de fond. Les prochains départs en vacances d’août pourraient voir émerger de nouvelles initiatives tarifaires, selon l’évolution du marché.

Reste à savoir si cette tendance à la baisse des prix se confirmera dans les semaines à venir, ou si les consommateurs devront composer avec des tarifs toujours élevés. Une chose est sûre : la question des carburants continuera de peser sur le budget des Français cet été.

Selon Capital, l’opération concerne 711 stations E.Leclerc en France. Les automobilistes sont invités à consulter le site de l’enseigne ou l’application dédiée pour identifier les points de vente participants près de chez eux.

Thierry Cotillard, président des Mousquetaires, a indiqué que la durabilité de cette baisse dépendra de l’évolution du contexte géopolitique, notamment des déclarations de l’administration américaine et de l’application de l’accord avec l’Iran. Pour l’instant, aucun pronostic n’est possible, mais l’espoir d’un retour à la normale existe si la stabilité s’installe.