La présidente socialiste de la région Occitanie, Carole Delga, a officiellement apporté son soutien à l’eurodéputé Raphaël Glucksmann pour la primaire co-organisée par le Parti socialiste et Place publique en vue de l’élection présidentielle de 2027, a-t-elle annoncé ce 27 août 2026 sur TF1, comme le rapporte BFM - Politique. Cette décision, bien que prévisible, renforce la dynamique de campagne de Glucksmann, qui avait annoncé sa candidature quatre jours plus tôt, le 23 août.

Ce qu'il faut retenir

  • Carole Delga, figure majeure du PS, a officiellement endorsed Raphaël Glucksmann pour la primaire de gauche de 2027, selon BFM - Politique.
  • La présidente socialiste d’Occitanie le présente comme « le meilleur candidat à gauche pour gagner », soulignant son expérience européenne et son ancrage dans une « gauche républicaine ».
  • Glucksmann, déjà soutenu par Yannick Jadot et Nicolas Mayer-Rossignol, devra nevertheless rattraper son retard dans les sondages face à Jean-Luc Mélenchon.
  • La primaire est prévue en octobre 2026, avec l’élection présidentielle française en ligne de mire.

Pour Carole Delga, ce soutien ne relève pas de la surprise, mais il marque une étape importante pour Raphaël Glucksmann dans une course où la gauche cherche à se rassembler. La présidente socialiste d’Occitanie, qui avait déjà assisté à un meeting de l’eurodéputé en juin 2026, insiste sur sa conviction que Glucksmann incarne une « gauche républicaine » capable de rassembler au-delà des clivages traditionnels.

« Raphaël Glucksmann est le meilleur candidat à gauche pour gagner », a-t-elle déclaré, selon les propos rapportés par BFM - Politique. Elle met en avant deux atouts majeurs du candidat : sa capacité à « bâtir une France forte dans une Europe souveraine » et son engagement en faveur d’une réduction des inégalités sociales. « Il y aura une action juste avec Raphaël Glucksmann », a-t-elle promis, rappelant son passé de secrétaire d’État sous François Hollande.

« Nous avons besoin de changer ce pays où il y a trop d’inégalités. Il faut que l’Éducation nationale ait les moyens pour qu’un enfant (...) puisse rêver en grand et choisir son destin. »
— Carole Delga, présidente socialiste de la région Occitanie, le 27 août 2026

Parmi les arguments avancés par Delga, l’engagement européen de Glucksmann occupe une place centrale. Ancien membre du Parlement européen, celui-ci s’est notamment illustré par ses prises de position en faveur de l’Ukraine face à l’invasion russe et par son soutien à la cause ouïghoure, victimes de répression en Chine. Pour Delga, cette expérience internationale constitue un atout majeur dans un contexte où la France doit renforcer son rôle sur la scène mondiale.

L’opposition de Carole Delga à la ligne de La France Insoumise, qu’elle critique ouvertement, renforce également son alignement avec Glucksmann. La présidente socialiste, qui a toujours affiché une hostilité envers Jean-Luc Mélenchon, voit en l’eurodéputé une alternative crédible pour incarner une gauche modérée et européenne. « Son engagement pour une gauche républicaine » est un critère déterminant, a-t-elle souligné.

Ce soutien s’ajoute à ceux déjà obtenus par Glucksmann au sein de la gauche. Le sénateur écologiste Yannick Jadot et le maire socialiste de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, ont également apporté leur endorsement. Autant dire que la dynamique commence à se construire, même si les défis restent nombreux. Dans les sondages, Glucksmann reste loin derrière Jean-Luc Mélenchon, actuellement donné en position de se qualifier pour le second tour face à l’extrême droite, tout comme l’ancien Premier ministre Édouard Philippe.

Et maintenant ?

La primaire co-organisée par le Parti socialiste et Place publique est prévue pour octobre 2026. Raphaël Glucksmann devra y affronter d’autres candidats déclarés ou pressentis, dont Olivier Faure et Ségolène Royal. La capacité de Glucksmann à fédérer au-delà de l’aile modérée de la gauche sera déterminante pour combler l’écart avec Mélenchon. D’ici là, la campagne s’annonce serrée, avec un enjeu clé : éviter une division de la gauche qui pourrait faciliter la victoire de l’extrême droite.

Pour Carole Delga, l’objectif est clair : réussir la primaire en octobre, puis rassembler suffisamment de forces pour affronter les autres candidats lors de l’élection présidentielle. Mais le chemin sera semé d’embûches. Entre les divisions internes du PS, la concurrence de Mélenchon et la nécessité de convaincre un électorat populaire, Glucksmann devra prouver qu’il peut incarner une alternative crédible. La question reste entière : parviendra-t-il à transformer ce soutien en élan politique durable ?

Reste à voir si cette dynamique se confirmera dans les semaines à venir. Une chose est sûre : la course à la primaire de gauche s’accélère, et chaque soutien compte dans un paysage politique où les équilibres restent fragiles.

Outre Raphaël Glucksmann, Olivier Faure (premier secrétaire du PS) et Ségolène Royal (ancienne ministre) sont officiellement candidats. D’autres noms, comme ceux de Nicolas Mayer-Rossignol ou de figures de Place publique, pourraient également se joindre à la course.