Une propriétaire varoise a découvert, à son retour d’un séjour à l’étranger, les restes calcinés de ses deux chats dans un feu de jardin allumé par un locataire Airbnb. Selon Ouest France, cette affaire de vandalisme et de maltraitance animale, survenue à Carqueiranne, a donné lieu à un procès où l’accusé a été déclaré irresponsable pénalement par la justice.
Ce qu'il faut retenir
- Une propriétaire de Carqueiranne a retrouvé les ossements de ses deux chats dans un feu de jardin après un séjour d’un locataire sur Airbnb.
- L’homme, accusé de vandalisme et de maltraitance animale, a été jugé irresponsable pénalement par la justice.
- L’affaire a été rapportée par Var Matin ce 1er juin 2026.
La propriétaire, qui louait sa maison via la plateforme Airbnb, a quitté son logement pour un voyage à l’étranger. À son retour, elle a constaté des dégradations importantes dans son jardin ainsi que des restes carbonisés de ses animaux. D’après Var Matin, ces éléments ont conduit à l’ouverture d’une enquête pour vol, vandalisme et maltraitance animale. Le locataire, dont l’identité n’a pas été révélée, a été présenté devant le tribunal.
Lors de l’audience, les expertises psychiatriques ont conclu à une irresponsabilité pénale de l’accusé. Ce dernier, dont les troubles mentaux ont été reconnus, n’a donc pas pu être condamné à une peine de prison ou à une amende. La justice a estimé qu’il n’avait pas la capacité de comprendre et de vouloir ses actes au moment des faits. Aucune information n’a été communiquée sur d’éventuelles mesures de suivi psychiatrique.
Cette affaire soulève à nouveau la question de la responsabilité des plateformes de location comme Airbnb. Interrogée par la presse locale, la société n’a pas encore réagi officiellement. Pourtant, les propriétaires et les locataires s’interrogent sur les garanties offertes en cas de dégradations ou de comportements extrêmes. Carqueiranne, commune du Var souvent prisée pour ses locations saisonnières, pourrait voir ce type d’incident peser sur la réputation de son marché immobilier.
Côté victimes, la propriétaire a subi un double préjudice : la perte de ses animaux et les dégradations de son bien. Elle a porté plainte, mais le caractère exceptionnel de la décision judiciaire limite les recours possibles. Les associations de protection animale, contactées par Var Matin, appellent à un renforcement des contrôles avant l’accueil de locataires sur les plateformes numériques.
Reste à savoir si cette décision judiciaire servira de précédent ou si d’autres propriétaires oseront signaler des faits comparables. La plateforme Airbnb, de son côté, n’a pas encore réagi publiquement, mais l’affaire pourrait bien forcer sa main.
Selon les expertises psychiatriques présentées lors du procès, l’homme souffrait de troubles mentaux l’empêchant de comprendre et de vouloir ses actes au moment des faits. La justice a donc retenu son irresponsabilité pénale, ce qui exclut toute condamnation à une peine de prison ou à une amende.