Depuis le début du conflit en Iran, la situation énergétique en Europe est sous haute surveillance. Selon nos confrères de Le Monde, Catherine MacGregor, directrice générale d’Engie SA, a exprimé son point de vue sur la question lors du Forum économique mondial (FEM) à Davos (Suisse), le 23 janvier 2025. Engie est un acteur-clé pour la fourniture de gaz et d’électricité en France.
La situation provoquée par le conflit en Iran est loin d’être aussi inquiétante que lors du déclenchement de la guerre en Ukraine, selon Catherine MacGregor. Toutefois, elle avertit : pour éviter d’accélérer l’emballement des prix, les gouvernements européens doivent se garder de prendre des mesures d’urgence et d’intervenir sur les marchés, malgré les craintes de voir se développer une bataille mondiale pour le gaz naturel liquéfié (GNL).
Ce qu'il faut retenir
- La fermeture du détroit d’Ormuz pendant six mois ne serait pas catastrophique pour les stocks de gaz en Europe.
- Les gouvernements européens doivent éviter de prendre des mesures d’urgence pour ne pas accélérer l’emballement des prix.
- La situation énergétique en Europe est sous haute surveillance en raison du conflit en Iran.
La situation énergétique en Europe
Entre le blocage du détroit d’Ormuz et les attaques sur les infrastructures énergétiques qui font bondir les prix du gaz et du pétrole, l’Europe doit-elle se préparer à vivre une crise énergétique comparable à 2022 ? Catherine MacGregor a déclaré : « J’ai d’abord le souci de nos 3 000 collaborateurs dans la région dont la sécurité est notre priorité. La situation, aujourd’hui, est très volatile. Il faut donc être prudent sur les projections. Mais il y a quand même beaucoup de différences avec 2022. A l’époque, ce sont à peu près 40 % des approvisionnements gaziers de l’Europe qui ont été remis en question. »
Catherine MacGregor a également souligné que la fermeture du détroit d’Ormuz pendant six mois ne serait pas catastrophique pour les stocks de gaz en Europe. Elle a affirmé : « Avec la fermeture du détroit Ormuz pendant six mois, on arriverait quand même à remplir nos stocks de gaz jusqu’à 70 % avant l’hiver ». Cela montre que les réserves de gaz en Europe sont plus solides qu’en 2022.
Les défis à venir
Malgré les assurances de Catherine MacGregor, les défis à venir pour l’Europe sont nombreux. Les gouvernements européens doivent trouver un équilibre entre la sécurité énergétique et la stabilité des prix. Ils doivent également prendre en compte les conséquences potentielles d’une crise énergétique sur l’économie et la population.
En conclusion, la situation énergétique en Europe est sous haute surveillance en raison du conflit en Iran. Les gouvernements européens doivent trouver un équilibre entre la sécurité énergétique et la stabilité des prix. Les réserves de gaz en Europe sont plus solides qu’en 2022, mais les défis à venir sont nombreux. Il est important de suivre de près les développements de la situation pour comprendre les conséquences potentielles sur l’économie et la population.
