Les championnats de France de natation, organisés à Saint-Étienne jusqu’au 2 juillet 2026, ont réservé leur lot de surprises. Selon RMC Sport, le quadruple champion olympique Léon Marchand a dû déclarer forfait pour la finale du 200m brasse, en raison d’une douleur à une cuisse ressentie après les séries.

Ce qu'il faut retenir

  • Léon Marchand, 9e des séries du 200m brasse en 2 min 16 s 16, était initialement non qualifié pour la finale avant le forfait de Carl Aitkaci.
  • Le Toulousain, champion olympique de la distance, a renoncé à participer en raison d’une gêne musculaire.
  • Il avait remporté le titre sur 400m 4 nages la veille en 4 min 04 s 56, signant la cinquième meilleure performance de l’histoire.
  • Marie Wattel a remporté son deuxième titre en s’imposant sur 50m papillon en 25 s 99.
  • Yohann Ndoye-Brouard a conservé son titre sur 200m dos et assuré sa qualification pour les championnats d’Europe.

Un forfait surprise pour Marchand

Qualifié en 9e position des séries du 200m brasse en 2 min 16 s 16 – loin de son record de France (2 min 05 s 85) –, Léon Marchand bénéficiait d’un coup de pouce inattendu avec le forfait de Carl Aitkaci, initialement 5e des séries en 2 min 15 s 30. Mais le Toulousain, qui avait dominé la veille le 400m 4 nages en 4 min 04 s 56 avec plus de 12 secondes d’avance sur son premier poursuivant, a préféré renoncer à la finale pour éviter d’aggraver une gêne musculaire.

Une domination confirmée sur le 400m 4 nages

Quelques heures avant ce contretemps, Léon Marchand avait largement dominé la finale du 400m 4 nages. Avec un chrono de 4 min 04 s 56, il a signé la cinquième meilleure performance de l’histoire sur cette distance et établi la meilleure marque mondiale de la saison. « J’avais besoin de me rassurer aujourd’hui. Je n’avais pas fait d’énorme performance sur le 400m 4 nages depuis deux ans », avait-il déclaré à France Télévisions après sa course. « 4 min 04 s, c’est très solide. Je vais essayer de rester assez longtemps dans l’eau pour récupérer. »

Marie Wattel et Yohann Ndoye-Brouard s’illustrent

Côté dames, Marie Wattel a remporté un deuxième titre en s’imposant sur 50m papillon en 25 s 99, sous la barre des 26 secondes, juste après avoir décroché le titre sur 100m nage libre. « Je suis contente d’avoir gagné, je savais que ça allait être très serré. Je suis contente d’avoir fait le temps de qualification, ça fait super plaisir », a-t-elle réagi à chaud. « Ça a été ma source de motivation depuis Paris 2024. J’ai envie de faire de belles choses et de vibrer à domicile. »

Chez les hommes, Yohann Ndoye-Brouard a confirmé sa suprématie sur 200m dos en conservant son titre national et en assurant sa qualification pour les championnats d’Europe. Son chrono de 1 min 56 s 73 lui a permis de devancer Mewen Tomac (1 min 58 s 50). « Les trois titres sont importants. J’ai envie de continuer sur cette dynamique », a-t-il indiqué après sa course.

Autres faits marquants de la journée

Le programme des finales a également réservé d’autres temps forts. Mélanie Hénique, triple médaillée de bronze mondiale sur 50m papillon, a réalisé le meilleur temps des séries en 26 s 00, mais devra renouveler sa performance en finale pour retrouver l’équipe de France, une première depuis 2024. « J’ai déjà nagé ce matin sous le chrono demandé par la fédération (26 s 14) pour me qualifier, et je devrai faire de même en finale », a-t-elle expliqué.

Côté hommes, Carl Aitkaci a remporté le titre sur 100m brasse en 59 s 81, mais a manqué de peu le temps de qualification pour les championnats d’Europe (59 s 75). « Le temps est toujours correct, mais je voulais faire mieux. Ce n’est jamais facile de répéter ça », a-t-il déclaré. « Ça fait une place en relais, j’espère. On attendra la décision du DTN en fin de compétition. »

Des qualifications pour les championnats d’Europe en jeu

Plusieurs nageurs ont validé leur ticket pour les championnats d’Europe de natation, qui se dérouleront du 10 au 16 août 2026 à Saint-Denis. C’est notamment le cas de Bertille Cousson, sacrée championne de France sur 200m dos en 2 min 08 s 67, explosant son record personnel et signant le meilleur chrono européen de la saison. « Je suis vraiment heureuse. Tout était aligné, j’ai passé une super journée », a-t-elle confié, émue.

En revanche, Pauline Mahieu, finaliste malheureuse, n’a pas réussi à réaliser le temps nécessaire pour se qualifier. « C’est terrible, j’ai passé à côté de l’événement », a-t-elle reconnu.

Et maintenant ?

La compétition se poursuit ce dimanche à Saint-Étienne avec un programme chargé, notamment les finales du 800m nage libre messieurs, du 100m brasse dames et du 200m dos messieurs. Léon Marchand pourrait faire son retour sur d’autres épreuves, mais sa participation reste incertaine en raison de sa gêne musculaire. La question de sa sélection pour les championnats d’Europe, où il vise six titres, sera également suivie de près par les observateurs.

La dernière journée des championnats de France, qui s’achèvera mardi, s’annonce décisive pour les nageurs en lice pour les qualifications européennes. Les performances réalisées à Saint-Étienne pourraient redessiner les cartes avant les rendez-vous internationaux de l’été.

Le quadruple champion olympique a renoncé à participer en raison d’une douleur musculaire à une cuisse ressentie après les séries. Il a préféré éviter d’aggraver sa blessure plutôt que de risquer une participation non optimale.

Plusieurs athlètes ont obtenu leur ticket, dont Marie Wattel (50m papillon dames), Yohann Ndoye-Brouard (200m dos messieurs), Bertille Cousson (200m dos dames) et Mélanie Hénique (50m papillon dames), sous réserve de confirmation en finale.