Le tirage au sort des groupes de la prochaine édition de la Champions Cup, diffusé mercredi 1er juillet 2026, a révélé des affiches contrastées pour les clubs français. Selon Franceinfo - Sport, le double tenant du titre, l’Union Bordeaux-Bègles (UBB), évite les écueils les plus redoutés en intégrant un groupe jugé plus accessible. Les Bordelais, placés dans la poule C, affronteront les Sud-Africains des Stormers, les Irlandais du Munster ainsi que les Anglais de Bristol et de Gloucester, sans compter le Racing 92, leur principal rival hexagonal dans cette compétition.

Ce qu'il faut retenir

  • L’UBB (double tenant du titre) est dans le groupe C avec le Munster, les Stormers, Bristol, Gloucester et le Racing 92.
  • Le Stade Toulousain affronte les Saracens, La Rochelle, les Bulls, Exeter et le Connacht dans le groupe B.
  • Pau et Clermont sont dans le groupe A avec le Leinster, Glasgow, Sale et Leicester.
  • Seules les trois premières équipes de chaque groupe seront directement qualifiées pour les huitièmes de finale.
  • Un bonus offensif sera désormais attribué pour trois essais marqués de plus que l’adversaire, contre quatre précédemment.
  • La finale se déroulera à Lyon le 22 mai 2027.

La composition des groupes a été établie en tenant compte du classement des équipes, avec Toulouse, champion de France, placé en tête de série. L’objectif était d’éviter les affrontements précoces entre clubs français, une règle respectée cette année. Ainsi, ni l’UBB ni Toulouse ne croiseront la route de Northampton, champion d’Angleterre, ou du Leinster, vainqueur du Rugby Championship. « Les groupes ont été conçus pour équilibrer les forces tout en limitant les confrontations directes entre formations issues du même pays », a précisé un responsable de l’organisation.

L’UBB et Toulouse dans des groupes moins hostiles

Pour l’UBB, le groupe C apparaît comme le plus abordable parmi les quatre pools. Le double tenant du titre, sacré en mai 2026 à Bilbao face au Leinster, évite les Écossais de Glasgow ou les Bulls, finalistes du Rugby Championship, deux adversaires considérés comme redoutables. « On a évité les gros noms, c’est déjà une bonne chose », a réagi Yannick Bru, l’entraîneur bordelais. Les Stormers, finalistes sud-africains, représenteront le principal défi du groupe, avec le Munster, habitué des phases finales européennes. Un déplacement en Afrique du Sud semble inévitable, comme lors de la campagne précédente.

Côté toulousain, le groupe B s’annonce plus relevé. Les Saracens, finalistes en 2025, se dresseront sur leur route, tout comme les Bulls, l’une des équipes les plus en forme du moment. « Les Saracens nous ont battus l’an dernier, il faudra se montrer plus solides cette fois », a souligné Antoine Dupont, le capitaine du Stade Toulousain. La Rochelle, autre prétendant au titre, complétera ce groupe exigeant, aux côtés d’Exeter et du Connacht.

Pau et Clermont dans un groupe piège face au Leinster

Pau et Clermont, tous deux qualifiés pour les phases de poules, se retrouvent dans le groupe A, souvent considéré comme le plus difficile. Le Leinster, finaliste à plusieurs reprises, Glasgow, solide formation écossaise, et Sale, finaliste du championnat anglais, figurent parmi les adversaires. « Ce groupe va nous mettre à l’épreuve dès le début de la compétition », a commenté Thomas Castaignède, directeur sportif de l’ASM Clermont. Leicester, autre poids lourd du rugby européen, et les Sharks de Durban complètent ce groupe très disputé.

Enfin, le groupe D, où évolueront Montpellier et le Stade Français, semble moins hostile en apparence. Bath, Northampton et Cardiff, trois clubs anglais et gallois traditionnellement solides, complètent la poule. Les Bulls, champions d’Afrique du Sud, apporteront cependant leur lot de défis physiques.

Un nouveau système de qualification et de bonus offensif

Les règles de qualification pour les phases finales ont évolué. Seules les trois meilleures équipes de chaque groupe accéderont directement aux huitièmes de finale. Les quatre dernières places seront attribuées aux quatre meilleurs cinquièmes, en fonction de leur classement général. « Cela ajoute une dimension stratégique supplémentaire, car une équipe peut se qualifier même en terminant cinquième de son groupe », explique un analyste de la compétition. Par ailleurs, le système de bonus a été modifié : un point sera désormais accordé en cas de victoire avec au moins trois essais d’écart, contre quatre précédemment. Une mesure visant à encourager le jeu offensif.

Terminer en tête de son groupe offre un avantage logistique majeur : les clubs recevront leurs adversaires en huitièmes et quarts de finale, limitant les déplacements. Les deux meilleures équipes au classement général bénéficieront également d’une localisation favorable en demi-finales. « La gestion des rotations et des effectifs sera cruciale », souligne un observateur.

Et maintenant ?

Le calendrier détaillé des rencontres sera dévoilé dans les prochains jours. Les équipes disposeront d’environ trois mois pour préparer cette campagne, avec une première journée prévue mi-octobre 2026. La finale, qui se tiendra à Lyon, s’annonce déjà comme l’un des grands rendez-vous du sport hexagonal. Les clubs français, vainqueurs des six dernières éditions, aborderont cette compétition avec l’ambition de poursuivre sur cette dynamique. Reste à savoir si l’UBB pourra réaliser le doublé ou si un autre club parviendra à briser l’hégémonie tricolore.

La Champions Cup 2026-2027 s’annonce donc sous le signe de l’équilibre, avec des groupes variés et des enjeux sportifs majeurs. Les supporters pourront compter sur des affiches de haut niveau dès les premiers matchs, avec l’espoir de voir émerger de nouvelles surprises.

La première journée est prévue mi-octobre 2026, suivie de la deuxième mi-décembre. Les deux dernières journées auront lieu début janvier 2027. La finale est fixée au 22 mai 2027 à Lyon.

Un point de bonus est désormais attribué en cas de victoire avec au moins trois essais d’écart, contre quatre essais marqués précédemment. Ce changement vise à encourager un rugby plus offensif.