La chorégraphe grecque Chara Kotsali a inauguré la deuxième édition du festival Paris Globe avec une création originale mêlant parcours personnel et mémoire collective, sous la forme d’un spectacle dansé en continu, selon Libération. Intitulé *« Chaos et des bas »*, cette pièce, présentée comme un « marathon dansé », a rapidement montré ses limites en termes de rythme et d’endurance pour le public comme pour les interprètes.

Cette deuxième édition du festival, qui se tient à Paris du 20 mai au 5 juin 2026, s’articule autour du thème de la transmission et des fractures historiques. Chara Kotsali, connue pour ses chorégraphies engagées et son approche pluridisciplinaire, a choisi de centrer son propos sur l’héritage des mouvements sociaux grecs des années 1970, en écho aux luttes contemporaines en Europe. Le spectacle, d’une durée initiale de deux heures, a finalement été écourté en raison de problèmes logistiques et de fatigue des danseurs, rapporte le quotidien.

Ce qu'il faut retenir

  • Chara Kotsali, chorégraphe grecque, a ouvert la deuxième édition du festival Paris Globe avec *« Chaos et des bas »*, un spectacle dansé en marathon.
  • La pièce, prévue pour durer deux heures, a été écourtée en raison de difficultés techniques et d’épuisement des interprètes.
  • Le spectacle s’inscrit dans une réflexion sur les mouvements sociaux grecs des années 1970 et leurs résonances actuelles.
  • Le festival Paris Globe, qui se déroule du 20 mai au 5 juin 2026, explore le thème de la transmission historique.
  • Selon Libération, l’accueil du public a été contrasté, entre fascination pour l’audace formelle et critique sur la gestion de l’énergie scénique.

Un spectacle conçu comme un parcours initiatique

*« Chaos et des bas »* se présente comme une exploration physique et émotionnelle de l’histoire grecque récente, à travers le prisme des luttes syndicales et politiques. Chara Kotsali y mêle danse contemporaine, texte spoken word et installations sonores, le tout dans un espace scénique volontairement dépouillé. « On voulait montrer comment les corps, dans leur fragilité, peuvent incarner la résistance », a-t-elle expliqué lors de la conférence de presse d’ouverture. Le titre, à double sens, évoque à la fois l’idée de désordre (« chaos ») et celle de bas de contention, symbolisant les contraintes sociales.

Le spectacle s’articule en trois actes distincts, correspondant à trois périodes clés de l’histoire grecque : les années de dictature (1967-1974), la chute du régime et l’avènement de la démocratie, puis les mouvements sociaux des années 2010. Chaque segment est rythmé par des solos de danseurs, des récits audio et des projections d’archives, créant une immersion totale pour le spectateur. Pourtant, malgré l’ambition conceptuelle, la durée étendue a révélé des faiblesses dans la construction, note Libération.

Des défis logistiques et humains

Dès les premières représentations, les organisateurs ont dû adapter le format. Initialement prévu pour durer deux heures sans interruption, *« Chaos et des bas »* a finalement été réduit à 1h30, avec une pause de dix minutes. « La fatigue accumulée par les danseurs était palpable », confie un membre de l’équipe technique. Les problèmes techniques, notamment des défaillances dans le système sonore, ont également perturbé le déroulement, forçant les artistes à improviser certains passages.

Côté public, les réactions sont partagées. Si certains spectateurs ont salué l’audace de la proposition, d’autres ont regretté un rythme inégal et un manque de fluidité entre les séquences. « On sort avec un sentiment de curiosité, mais aussi de frustration », témoigne un spectateur présent lors de la première. La production, de son côté, assure que les ajustements seront apportés pour les prochaines dates, prévues à Lyon et Marseille en juin 2026.

Et maintenant ?

Les organisateurs du festival Paris Globe devraient publier un bilan détaillé d’ici la fin de la manifestation, prévue le 5 juin 2026. Une version remaniée de *« Chaos et des bas »* est d’ores et déjà annoncée pour la tournée en région, avec une durée revue à la baisse et des ajustements techniques. Par ailleurs, Chara Kotsali prépare déjà une nouvelle création pour 2027, explorant cette fois le lien entre danse et environnement, d’après ses déclarations à la presse. Reste à voir si ces modifications permettront de répondre aux critiques tout en conservant l’essence engagée du projet.

Paris Globe, un festival en pleine expansion

Lancé en 2024 par l’association *Global Stage*, le festival Paris Globe s’est rapidement imposé comme un rendez-vous incontournable pour les arts de la scène contemporains. Son ambition ? « Créer un dialogue entre les cultures et les époques », explique sa directrice artistique, Élodie Martin. Cette année, le festival accueille des compagnies venues d’une dizaine de pays, avec une programmation centrée sur les questions de mémoire et d’identité.

Outre *« Chaos et des bas »*, le public peut découvrir des créations originales comme *« Les Ombres de l’Histoire »* (théâtre documentaire) ou *« Corps en Résistance »* (performance pluridisciplinaire). Le festival, qui bénéficie du soutien de la Ville de Paris et du ministère de la Culture, mise sur une approche « low-tech et high-concept », privilégiant l’intimité des salles et la proximité avec les artistes. Une formule qui séduit un public jeune et engagé, même si certains critiques pointent un manque de diversité dans les choix esthétiques.

La deuxième édition du festival s’achève le 5 juin 2026, avec une clôture prévue au Théâtre de la Ville, où sera présenté un spectacle collectif réunissant l’ensemble des artistes invités. D’ici là, *« Chaos et des bas »* devrait continuer à faire parler de lui, entre éloges pour son ambition et réserves sur sa réalisation.

Après Paris, la pièce sera reprise à Lyon le 12 juin 2026 et à Marseille le 18 juin 2026, avec une version ajustée. La tournée en région est organisée en partenariat avec les scènes nationales de chaque ville.