L’agence de presse officielle Xinhua a annoncé dimanche 2 août 2026 une hausse significative du bilan des glissements de terrain survenus dans le district de Weiyuan, en province du Gansu (nord-ouest de la Chine), passant de 10 à 25 morts en une semaine, selon Courrier International. Les intempéries, qui ont également blessé 23 personnes, s’inscrivent dans une série de catastrophes naturelles aggravées par des pluies diluviennes récurrentes.

Ce qu'il faut retenir

  • 25 morts et 23 blessés dans le district de Weiyuan (Gansu) après des glissements de terrain, selon Xinhua.
  • Alertes maximales de niveau 4 activées dans six provinces (Gansu, Shaanxi, Sichuan, Henan, Hubei, Heilongjiang).
  • Le typhon Noul a provoqué l’évacuation de près de 900 000 personnes dans le Guangdong, tandis que le typhon Dolphin menace Taïwan et le sud-est chinois.
  • En Chongqing, un glissement de terrain a déjà fait 51 morts fin juillet après l’effondrement d’un amas rocheux sur des immeubles.
  • Dix-neuf rivières en crue dans le Heilongjiang, dont la Sandaohezi, enregistrant des niveaux historiques depuis 1958.

Un bilan en hausse dans le Gansu après des pluies exceptionnelles

Les autorités chinoises ont revu à la hausse le bilan des victimes dans le district de Weiyuan, en province du Gansu, où des glissements de terrain ont fait 25 morts et 23 blessés. Ces catastrophes surviennent dans un contexte de crues soudaines liées à des pluies diluviennes persistantes, qui ont balayé le nord-ouest du pays ces dernières semaines. Selon Xinhua, ces intempéries ont également provoqué des dégâts matériels importants, bien que leur ampleur n’ait pas encore été précisée.

Les secours restent mobilisés sur place pour évaluer l’étendue des destructions et porter assistance aux populations affectées. Les autorités locales ont mis en garde contre un risque accru de nouveaux glissements de terrain, notamment dans la ville de Dingxi, située à plus de 1 000 km au sud-ouest de Pékin. Les pluies, qui continuent de s’abattre sur la région, aggravent la situation et compliquent les opérations de sauvetage.

Six provinces placées en alerte maximale contre les inondations

Depuis le 1er août 2026, le niveau 4 du plan d’urgence contre les inondations a été activé dans la province du Heilongjiang, dans le nord-est du pays, comme le rapporte le South China Morning Post. Cette mesure, la plus élevée avant l’état d’urgence, s’applique désormais à six régions chinoises : le Gansu, le Shaanxi, le Sichuan, le Henan, le Hubei et le Heilongjiang. Dans cette dernière province, dix-neuf rivières sont en crue, certaines dépassant les seuils d’alerte historiques.

Parmi ces cours d’eau, la Sandaohezi bat des records, avec des niveaux de crue « les plus élevés depuis le début des relevés en 1958 ». Les autorités craignent que la situation ne s’aggrave dans les prochains jours, alors que les pluies persistent. Des alertes similaires ont été lancées dans d’autres régions, où les sols saturés en eau rendent les zones montagneuses particulièrement vulnérables aux glissements de terrain.

Les typhons, amplificateurs des catastrophes naturelles

Ces inondations et glissements de terrain sont en partie attribués à l’arrivée successive de trois typhons au cours des dernières semaines. Le plus récent, le typhon Noul, a frappé la province méridionale du Guangdong fin juillet, forçant l’évacuation de près de 900 000 personnes. Selon le South China Morning Post, les vents violents et les précipitations associées au typhon ont aggravé les crues déjà existantes dans plusieurs régions.

Une nouvelle menace se profile avec l’arrivée du typhon Dolphin, attendu pour toucher Taïwan avant d’affecter les régions côtières du sud-est de la Chine à partir du 5 août. Les autorités chinoises suivent de près sa trajectoire, craignant qu’il ne provoque de nouvelles inondations et glissements de terrain dans des zones déjà fragilisées. En Chongqing, un glissement de terrain survenu deux semaines plus tôt a déjà causé la mort de 51 personnes après l’effondrement d’un amas rocheux sur des immeubles résidentiels situés en contrebas d’une montagne.

Un défi logistique et humain pour les autorités chinoises

Face à l’ampleur des catastrophes, les autorités chinoises tentent de coordonner les secours et d’anticiper les risques. Le niveau 4 du plan d’urgence, activé dans plusieurs provinces, permet de mobiliser des ressources supplémentaires et de renforcer les mesures de prévention. Cependant, la persistance des pluies et l’arrivée de nouveaux typhons compliquent la tâche des équipes sur le terrain.

Les dégâts matériels, bien que moins médiatisés que les bilans humains, s’annoncent lourds. Les routes coupées, les ponts endommagés et les habitations détruites isolent certaines zones, rendant l’acheminement de l’aide encore plus difficile. Les autorités appellent la population à rester vigilante et à se conformer aux consignes d’évacuation, alors que les prévisions météo restent alarmantes.

Et maintenant ?

Les prochains jours seront déterminants pour évaluer l’étendue réelle des dégâts et adapter les mesures d’urgence. Avec l’arrivée du typhon Dolphin prévue pour le 5 août, les régions côtières du sud-est pourraient subir de nouveaux épisodes de pluies diluviennes et de vents violents. Les autorités chinoises devraient maintenir les alertes maximales dans les provinces les plus touchées et renforcer les patrouilles pour prévenir les risques de glissements de terrain.

Sur le plan national, la Chine pourrait annoncer un plan de reconstruction dans les zones les plus affectées, une fois la crise passée. En attendant, les secours continuent de travailler sans relâche pour limiter le nombre de victimes et sécuriser les populations exposées.

Ces intempéries rappellent l’urgence d’une meilleure gestion des risques climatiques, alors que les scientifiques alertent sur l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes en Asie.