Le candidat Horizons Édouard Philippe a présenté ce mercredi ses propositions en matière de protection sociale aux entrepreneurs, à quelques heures d’un débat prévu au Medef. Selon nos confères d’Ouest France, il propose notamment de réduire à 12 mois la durée d’indemnisation du chômage pour les moins de 50 ans, tout en promettant de « mettre fin à l’open bar des arrêts de travail ». Édouard Philippe a également réaffirmé son soutien au pacte Dutreil, un dispositif fiscal visant à faciliter la transmission des entreprises familiales.
Ce qu’il faut retenir
- Baisse à 12 mois de la durée d’indemnisation du chômage pour les moins de 50 ans, selon la proposition d’Édouard Philippe.
- Volonté de « mettre fin à l’open bar des arrêts de travail », sans préciser les modalités exactes.
- Soutien confirmé au pacte Dutreil, un dispositif fiscal pour la transmission d’entreprises familiales.
- Ces propositions seront présentées lors d’un débat au Medef, prévu ce jeudi 3 septembre 2026.
Un projet axé sur la responsabilité et l’efficacité
Édouard Philippe, figure centrale du parti Horizons et ancien Premier ministre, a détaillé ses orientations lors d’une rencontre avec des entrepreneurs. La réduction de la durée d’indemnisation du chômage, passée de 24 à 12 mois pour les moins de 50 ans, s’inscrit dans une logique de « responsabilisation » des demandeurs d’emploi, selon ses termes. « Il faut éviter que le système ne devienne une rente, autant dire que l’équilibre est rompu », a-t-il expliqué lors de son intervention.
Côté arrêts de travail, le candidat vise à lutter contre les abus présumés. Bien qu’il n’ait pas détaillé de mesures concrètes, il évoque la nécessité de « repenser le système pour éviter les dérives ». Cette annonce intervient dans un contexte où les dépenses liées aux arrêts maladie représentent un poste budgétaire conséquent pour l’Assurance maladie.
Le pacte Dutreil mis en avant pour les transmissions d’entreprises
Autre point clé de son discours : le maintien et la défense du pacte Dutreil, un mécanisme fiscal qui permet aux héritiers d’une entreprise familiale de bénéficier d’exonérations partielles ou totales des droits de succession, sous conditions. Ce dispositif, souvent salué par les professionnels du secteur, vise à éviter la dilution du capital des PME lors des transmissions. Édouard Philippe a tenu à rappeler son attachement à ce texte, qu’il considère comme un levier essentiel pour la pérennité des entreprises françaises.
Selon lui, ce pacte doit être « défendu bec et ongles » face à d’éventuelles tentatives de réforme. Le candidat n’a pas précisé s’il envisageait des ajustements, mais son soutien affiché devrait rassurer les dirigeants de TPE et PME, particulièrement concernés par ce dispositif.
Un rendez-vous au Medef sous haute tension
Ces propositions seront soumises à l’examen des entrepreneurs lors d’un débat organisé ce jeudi au siège du Medef, à Paris. Le patronat, traditionnellement attentif aux questions de compétitivité et de coût du travail, devrait réagir à ces annonces. Édouard Philippe, qui se positionne comme un candidat pragmatique, mise sur ce discours pour séduire un électorat patronal en quête de stabilité économique.
Les réactions ne devraient pas tarder. Les syndicats de salariés, quant à eux, pourraient rapidement monter au créneau pour dénoncer une mesure perçue comme une remise en cause des droits des chômeurs. Le débat s’annonce donc animé, dans un contexte où le marché du travail reste un sujet de tension politique.
Reste à voir si ces annonces trouveront un écho auprès des entrepreneurs et des électeurs. Édouard Philippe mise sur un discours de rigueur, mais le diable se niche dans les détails — et les prochaines semaines diront si ses propositions emportent l’adhésion.
Le pacte Dutreil est un dispositif fiscal français qui permet aux héritiers d’une entreprise familiale de bénéficier d’exonérations partielles ou totales des droits de succession, sous conditions. Il vise à faciliter la transmission des entreprises et à éviter leur morcellement lors d’un décès ou d’une donation.