Face aux répercussions économiques de la guerre au Moyen-Orient, le ministère du Travail a annoncé la semaine dernière la mise en place de mesures de chômage partiel. Pour l'heure, le recours à ce dispositif reste limité, avec seulement une trentaine d'entreprises concernées, comme l'a révélé Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail, sur Europe 1/Cnews ce mardi 7 avril.

Ce qu'il faut retenir

  • Une trentaine d'entreprises seulement ont recours au chômage partiel suite aux tensions au Moyen-Orient
  • Le gouvernement a annoncé une prise en charge d'environ 70 millions d'euros pour ces mesures
  • Des dispositifs d'activité partielle longue durée mis en place pendant la crise sanitaire et la guerre en Ukraine ne sont plus disponibles depuis début 2023
  • De nouvelles aides ciblées sont prévues pour les secteurs les plus impactés par la hausse des prix des carburants

Le ministre a souligné que malgré l'augmentation des prix des carburants, l'activité des entreprises n'a pas encore chuté. Le gouvernement avait annoncé fin mars la prise en charge des mesures de chômage partiel pour un montant d'environ 70 millions d'euros. Toutes les entreprises sont éligibles, mais une attention particulière sera portée à celles affectées par les événements en Iran, a précisé le ministre.

En France, les prix de l'essence et du gazole ont dépassé les 2 euros le litre, incitant le gouvernement à mettre en place un premier plan d'aide ciblé. Ce plan, d'un montant similaire à celui du chômage partiel, vise à soutenir les secteurs les plus touchés par cette flambée des prix, notamment la pêche, l'agriculture et les transports.

David Amiel, ministre de l'Action et des Comptes publics, a souligné que si l'État a enregistré un surplus fiscal de 270 millions d'euros en raison de la hausse des prix des carburants, les dépenses ont également augmenté de 430 millions d'euros, dont 300 millions d'intérêts supplémentaires sur la dette publique et 130 millions de soutien aux secteurs impactés.

Et maintenant ?

Des aides supplémentaires sont attendues en début de semaine pour faire face à la situation. Il est crucial de surveiller l'évolution de la demande de chômage partiel et les effets des mesures prises sur l'économie.

En résumé, bien que peu d'entreprises aient actuellement recours au chômage partiel en lien avec les récents événements internationaux, le gouvernement reste vigilant et prévoit de nouvelles mesures de soutien pour les secteurs les plus impactés par la crise actuelle.