Lors de son passage dans le 20 Heures de France 2, jeudi 11 juin 2026, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a confirmé que le journaliste sportif Christophe Gleizes, incarcéré en Algérie depuis plusieurs mois, « va bien » malgré les épreuves endurées. Cette déclaration intervient alors que s’ouvre aujourd’hui la Coupe du monde de football 2026, dont Gleizes était accrédité en tant que représentant des médias français.
Selon Franceinfo - Culture, qui rapporte les propos du ministre, une visite a pu être organisée ces derniers jours au bénéfice du journaliste français. « Nous avons obtenu qu’une visite puisse lui être rendue ces derniers jours, ce qui nous a permis de vérifier son état d’esprit ainsi que son état physique. Il va bien, malgré l’épreuve très douloureuse qu’il traverse », a précisé Jean-Noël Barrot, soulignant également la mobilisation des autorités françaises autour de ce dossier.
Ce qu'il faut retenir
- Le journaliste Christophe Gleizes, détenu en Algérie, « va bien » selon le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, qui s’est exprimé le 11 juin 2026 dans le 20 Heures de France 2.
- Une visite a pu être organisée récemment pour évaluer son état physique et moral, permettant de confirmer son bon état de santé malgré les difficultés.
- Gleizes était accrédité pour couvrir la Coupe du monde de football 2026, dont l’ouverture a lieu ce 11 juin.
- Le ministre a salué la mobilisation de la famille de Gleizes et du monde du sport, tout en appelant à sa libération pour qu’il puisse retrouver ses activités professionnelles.
Un sommet international et un Mondial de football en toile de fond
La déclaration du ministre intervient dans un contexte international particulièrement chargé. Le jour même où s’ouvre la Coupe du monde de football 2026, un sommet crucial entre Israéliens et Palestiniens doit se tenir à Paris. Jean-Noël Barrot a d’ailleurs évoqué ce rendez-vous diplomatique, qui réunira 15 ministres issus de différents pays ainsi que des représentants de la société civile israélienne et palestinienne.
« Nous construisons un pont entre des Israéliens et des Palestiniens qui ne se parlent plus, qui ne se voient plus. Il est presque impossible pour un Israélien d’aller en Palestine et pour un Palestinien d’aller en Israël. C’est donc à Paris qu’ils vont se rencontrer pour dialoguer », a expliqué le ministre, insistant sur le rôle central de la société civile dans la préparation de la paix.
Un plan de paix pour le Proche-Orient relancé sous impulsion française
Près d’un an après la reconnaissance de l’État de Palestine par la France, Jean-Noël Barrot a rappelé les efforts diplomatiques menés par Paris pour relancer le processus de paix. Selon lui, ces démarches ont permis d’ouvrir la voie à un plan de paix visant notamment à mettre fin à la guerre à Gaza et à permettre la restitution des dépouilles d’otages.
« Le processus de paix n’avance plus depuis le début de la guerre en Iran. C’est pourquoi il est si nécessaire de lui redonner un souffle », a-t-il déclaré, tout en précisant que la première étape restait le désarmement du Hamas et son exclusion de toute participation à l’avenir politique de la Palestine. La France, bien que ses relations avec Israël soient actuellement tendues, mise sur le rôle des sociétés civiles pour préparer le terrain d’une éventuelle réconciliation.
Sanctions contre la colonisation israélienne en Cisjordanie
Sur un autre volet du conflit israélo-palestinien, le ministre a annoncé que la France maintenait sa position ferme à l’égard de la colonisation israélienne en Cisjordanie. « Nous avons pris des sanctions visant les responsables de l’explosion des violences et de l’accélération sans précédent de la colonisation illégale en Cisjordanie », a-t-il indiqué.
Concrètement, ces mesures consistent en l’interdiction d’accès au territoire européen pour les personnes concernées, le gel de leurs actifs sur le sol européen, ainsi que l’interdiction de toute transaction commerciale avec elles. Ces sanctions, déjà appliquées au niveau national et européen, visent à exercer une pression sur les acteurs de la colonisation illégale.
La situation de l’Autorité palestinienne et le rôle du Hamas
Interrogé sur la légitimité de l’Autorité palestinienne, Jean-Noël Barrot a reconnu que cette dernière, bien qu’affaiblie, reste le représentant reconnu du peuple palestinien. « Nous échangeons très régulièrement avec l’Autorité palestinienne, qui est aujourd’hui la représentante du peuple palestinien. Nous la soutenons dans les réformes nécessaires pour qu’elle puisse administrer la Palestine », a-t-il souligné.
Quant au Hamas, le ministre a réaffirmé que son désarmement et son exclusion de toute participation politique étaient des préalables incontournables pour relancer le processus de paix. « La première étape, c’est évidemment le désarmement du Hamas, son exclusion de toute participation à l’avenir de la Palestine », a-t-il martelé, rappelant que le processus de paix ne peut avancer sans cette condition.
L’Algérie, la Coupe du monde et la mobilisation française
Enfin, le ministre a tenu à saluer la mobilisation autour de la situation de Christophe Gleizes, dont l’état de santé a pu être vérifié grâce à une visite organisée par les autorités françaises. « Je veux saluer la mobilisation du monde du sport, de la famille de Christophe Gleizes, qui fait preuve de beaucoup de dignité et de courage dans cette épreuve », a-t-il déclaré.
Alors que la Coupe du monde de football 2026 bat son plein, avec la participation de l’équipe de France, Jean-Noël Barrot a tenu à souhaiter « bonne chance » aux Bleus, tout en réaffirmant son souhait de voir Gleizes retrouver rapidement sa place dans le paysage médiatique et sportif.
La Coupe du monde de football 2026, qui se déroule jusqu’au 19 juillet, servira quant à elle de cadre à des rencontres diplomatiques et médiatiques de haut niveau, offrant une visibilité particulière aux enjeux internationaux en jeu.
À ce stade, les autorités françaises ont obtenu la possibilité d’une visite pour évaluer son état, mais aucune date n’a été communiquée pour sa libération. La situation dépend désormais des négociations en cours entre Paris et Alger, ainsi que des décisions des autorités algériennes.