Pour son neuvième long-métrage, la cinéaste française Laetitia Masson signe « Ulysse », un film à la fois intime et politique, présenté en séance de minuit au Festival de Cannes il y a quelques semaines. Selon Franceinfo - Culture, cette œuvre, profondément personnelle, s’inspire de l’histoire familiale de la réalisatrice tout en y mêlant une fiction poétique et engagée.

Ce qu'il faut retenir

  • Une histoire inspirée de la vie réelle : le film raconte l’éducation d’un enfant handicapé par une mère déterminée, dans un contexte familial et social complexe.
  • Un casting remarqué : Elodie Bouchez incarne Alice, la mère d’Ulysse, aux côtés de Stanislas Merhar, Romane Bohringer et Gringe. Alphonse Roberts, le fils de Laetitia Masson, joue le rôle d’Ulysse adolescent.
  • Un second volet déjanté : « Jim Queen », réalisé par Nicolas Athané et Marco Nguyen, aborde avec humour et ironie la question de l’hétérosexualité forcée dans la communauté LGBT.
  • Une réception critique positive : le film a été salué pour son ton à la fois drôle et engagé, ainsi que pour sa mise en scène habile.

Un récit familial et intime, inspiré de la réalité

Avec « Ulysse », Laetitia Masson explore une histoire qui lui est personnelle, bien que transposée et romancée. Le film suit Alice, une sociologue parisienne, et son compagnon Vladimir, un pianiste, qui accueillent un petit garçon prénommé Ulysse. Diagnostiqué avec un handicap génétique, l’enfant mettra près de dix-huit ans avant de marcher ou de parler comme les autres enfants. Cette épreuve pousse Alice à se battre pour offrir à son fils les mêmes opportunités que les autres, malgré les obstacles sociaux et familiaux.

Un casting d’exception pour une œuvre à double visage

Le film bénéficie d’un casting soigné, avec Elodie Bouchez dans le rôle principal d’Alice, aux côtés de Stanislas Merhar, Romane Bohringer et Gringe. Alphonse Roberts, le fils de Laetitia Masson, incarne Ulysse adolescent, apportant une authenticité au personnage. « Ulysse » alterne entre émotion et poésie, offrant une réflexion sur la résilience et l’amour maternel.

Parallèlement, Franceinfo - Culture souligne que Laetitia Masson a également travaillé sur un autre projet, « Jim Queen », réalisé avec Nicolas Athané et Marco Nguyen. Ce film, plus déjanté et satirique, met en scène Jim Parfait, une star des réseaux sociaux et culturiste LGBT, qui se retrouve confrontée à un virus mystérieux transformant les homosexuels en hétérosexuels. Autour de ce personnage, on suit aussi Lucien, fils d’une ministre homophobe qui n’a jamais osé faire son coming out.

Une satire politique et sociale audacieuse

« Jim Queen » se distingue par son ton survolté et délirant, mêlant humour et critique sociale. Le film s’attaque aux normes hétérocentristes et aux pressions sociales qui pèsent sur la communauté LGBT. Selon Franceinfo - Culture, ce long-métrage aborde avec une « vraie tendresse » les contradictions et les combats internes de ses personnages, tout en proposant un discours politique subtil. La réalisatrice souligne que l’œuvre se moque « de tout et de tout le monde », mais avec une intention bienveillante et engagée.

« Jim Queen est une satire qui ne recule devant aucun tabou, mais toujours avec une ironie qui invite à la réflexion plutôt qu’à la polémique. »
— Un critique de Franceinfo - Culture

Un accueil critique prometteur à Cannes

Présenté en séance de minuit au Festival de Cannes, « Ulysse » a été salué par la presse pour sa mise en scène habile et son casting parfait. Les experts cinéma Matteu Maestracci et Thierry Fiorile, qui évoquent régulièrement les sorties cinématographiques dans leurs chroniques sur Franceinfo, ont souligné la qualité du film. Elodie Bouchez y est notamment décrite comme « géniale » dans son interprétation d’Alice, une mère déterminée luttant pour l’épanouissement de son fils.

De son côté, « Jim Queen » a été présenté comme une « pépite » par les mêmes chroniqueurs, qui y voient l’un des films les plus ambitieux et innovants de l’année. Son ton à la fois drôle et subversif en fait une œuvre à part dans le paysage cinématographique actuel.

Et maintenant ?

Les deux films pourraient connaître une carrière en salles prolongée dans les mois à venir, avec des projections prévues dans plusieurs salles parisiennes et en région. Franceinfo - Culture indique que des discussions seraient en cours pour une éventuelle diffusion télévisée ou en ligne, bien qu’aucune date n’ait encore été confirmée. Quant aux réactions du public, elles pourraient jouer un rôle clé dans la durée de leur exploitation, surtout pour « Jim Queen », dont le ton provocateur pourrait diviser.

Reste à voir si ces œuvres parviendront à séduire un public large, au-delà des cercles cinéphiles déjà convaincus. Une chose est sûre : elles ont déjà marqué les esprits par leur audace, que ce soit dans le registre du drame familial ou de la satire sociale.

Les deux films ont été évoqués ensemble par Franceinfo - Culture car ils illustrent des facettes différentes du travail de Laetitia Masson. « Ulysse » est un drame familial et intime, tandis que « Jim Queen » est une comédie satirique abordant des thèmes politiques et sociaux. Les deux œuvres partagent cependant une volonté de bousculer les normes et de donner la parole à des personnages marginalisés.