Selon France 24, l’Afghanistan est passé au second plan de l’actualité internationale depuis que les tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis captent l’attention médiatique. Pourtant, dans deux mois, cela fera cinq ans que les talibans ont repris le pouvoir dans le pays, instaurant progressivement l’un des régimes les plus rigoristes de la planète. Une obsession s’est installée depuis leur retour : celle de réduire à néant les libertés et les droits des femmes afghanes.

Ce qu'il faut retenir

  • Depuis août 2021, les talibans gouvernent l’Afghanistan après avoir renversé le gouvernement précédent.
  • Le régime taliban est l’un des plus restrictifs au monde en matière de droits des femmes.
  • Les femmes afghanes voient leurs libertés progressivement supprimées depuis cinq ans.

Un régime qui s’en prend systématiquement aux droits des femmes

Dès leur retour au pouvoir, les talibans ont mis en place une série de mesures visant à exclure les femmes de la vie publique et sociale. Selon France 24, ces restrictions se sont intensifiées au fil des années, transformant l’Afghanistan en un pays où les droits fondamentaux des femmes sont constamment bafoués. Les talibans ont, entre autres, interdit l’accès à l’éducation secondaire et supérieure pour les filles, interdit aux femmes de travailler dans de nombreux secteurs, et imposé un code vestimentaire strict.

Des mesures qui s’aggravent avec le temps

« Les talibans ont une obsession maladive à contrôler le corps et la vie des femmes », a déclaré M. Sayas, expert en droits humains, à France 24. Parmi les restrictions récentes, on compte l’interdiction pour les femmes de voyager sans un accompagnateur masculin, ou encore l’obligation de porter la burqa dans l’espace public. Ces mesures s’ajoutent à une liste déjà longue d’interdictions, comme celle de pratiquer un sport ou d’accéder à certains parcs publics.

Un isolement international qui ne faiblit pas

Bref, le régime taliban reste sous le feu des critiques de la communauté internationale, qui a progressivement réduit ses relations diplomatiques et économiques avec Kaboul. Pourtant, malgré l’isolement, les talibans maintiennent leur politique répressive. « Le monde a les yeux rivés ailleurs, mais la situation en Afghanistan continue de se dégrader », a souligné M. Benn, chercheur en sciences politiques, lors d’un entretien avec France 24. Le pays, déjà en proie à une crise humanitaire, voit ses femmes et ses filles devenir les premières victimes d’un système qui nie leurs droits les plus élémentaires.

Des conséquences humanitaires et sociales dramatiques

Les restrictions imposées aux femmes afghanes ont des répercussions profondes sur la société. Selon France 24, des milliers de familles se retrouvent sans revenus depuis que les femmes n’ont plus le droit de travailler dans des secteurs comme l’éducation ou la santé. Les organisations humanitaires alertent régulièrement sur l’augmentation de la pauvreté et de la malnutrition, notamment chez les femmes et les enfants. « Nous assistons à une catastrophe silencieuse », a indiqué E. Blanchard, responsable d’une ONG internationale. « Les femmes afghanes sont devenues invisibles dans leur propre pays. »

Et maintenant ?

D’ici la fin de l’année, les talibans devraient renforcer encore leurs mesures restrictives, notamment en durcissant les règles relatives à l’accès des femmes aux soins médicaux. Les observateurs s’interrogent sur la capacité de la communauté internationale à faire pression pour inverser cette tendance. Une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU est prévue en septembre 2026, mais aucune décision concrète n’est attendue à court terme.

Pourtant, malgré ce contexte sombre, des voix s’élèvent pour rappeler que la situation des femmes afghanes reste un enjeu humanitaire majeur. « Le monde ne peut pas continuer à ignorer ce qui se passe en Afghanistan », a conclu S. Chalvon-Fioriti, journaliste spécialisée, dans un reportage diffusé par France 24. « Cinq ans après leur retour, les talibans n’ont toujours pas changé leur politique. »

En 2026, les talibans ont notamment interdit aux femmes d’accéder aux soins médicaux dispensés par des hommes, sauf en présence d’un accompagnateur masculin. Elles ne peuvent plus non plus travailler dans les ONG, ni voyager sans un mahram (tuteur masculin). Ces mesures s’ajoutent à l’interdiction de l’éducation secondaire et supérieure, ainsi qu’à l’obligation de porter la burqa en public.